
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Un anesthésiste-réanimateur libéral exerce presque toujours en clinique, souvent au sein d'une société avec ses confrères, et déclare l'un des revenus les plus élevés de la médecine libérale. C'est justement ce niveau de revenu qui rend la prévoyance délicate : la CPAM et la caisse de retraite des médecins ne suivent pas, et tous les assureurs n'acceptent pas les mêmes montants.
Depuis 2023, 16 anesthésistes-réanimateurs, libéraux, hospitaliers ou internes, ont demandé à Gus Assurance d'étudier leur prévoyance. J'ai chiffré huit dossiers, et deux anesthésistes nous ont confié leur contrat. Cet article reprend ce que j'ai appris sur ces dossiers. Pour les règles qui valent pour tous les médecins libéraux, voyez notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes anesthésiste ? Remplissez notre formulaire : je fais chiffrer Abeille, SwissLife et Unim sur les mêmes garanties, je vérifie jusqu'où chacun peut vous assurer, et je vous donne mon avis.
Pour un anesthésiste, le problème n'est pas l'absence de protection obligatoire, mais son écart avec le revenu réel. Trois points reviennent dans tous mes dossiers :
Beaucoup d'anesthésistes partagent aussi leur temps entre l'hôpital et la clinique, ou s'installent après plusieurs années de clinicat. Chaque situation change ce qu'il faut assurer.
Indemnités journalières : elles complètent la CPAM puis la CARMF jusqu'au revenu choisi. Dans nos dossiers d'anesthésistes libéraux, le revenu assuré va de 8 000 à 13 000 € par mois.
Frais généraux : ils financent vos charges fixes pendant l'arrêt, y compris votre part des frais de la société.
Rente d'invalidité : versée jusqu'à la retraite dès 16 % d'invalidité (10 % chez Unim), au regard de votre capacité à exercer l'anesthésie-réanimation.
Capital décès : pour votre famille, souvent relevé pour couvrir un rachat de parts ou un emprunt.
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Prenez votre BNC entier comme point de départ : c'est le revenu que vous voulez retrouver pendant un arrêt. L'assureur retranche lui-même ce que versent la CPAM puis la CARMF. Méfiez-vous des propositions qui affichent seulement le complément : un de mes prospects avait reçu une offre ailleurs qui annonçait 9 825 € par mois « en plus » des régimes obligatoires, quand nos premiers devis exprimaient un revenu total. Les deux chiffres ne parlaient pas de la même chose, et les prix non plus.
Au-delà de 13 000 à 15 000 € par mois, les assureurs fixent des limites : demandez toujours le montant maximal accepté avant de comparer des prix.
Oui, dès que vous avez une quote-part à payer dans une société d'exercice ou un cabinet de groupe. La garantie frais généraux sert à couvrir ces charges fixes : votre part des frais communs, le remplaçant que l'association doit payer, vos cotisations sociales. Dans nos dossiers, les montants vont de quelques milliers d'euros à plus de 12 000 € par mois pour un associé de clinique. Lisez aussi les statuts de votre société : certains prévoient que l'associé arrêté continue de payer sa part pendant plusieurs mois.
Les anesthésistes sont parmi les rares médecins à me demander des franchises très longues : trois mois, voire six. Avec une trésorerie solide, c'est un vrai levier sur le prix. Dans nos devis, SwissLife est monté à trois mois et Unim à six ; Abeille, lui, s'arrête à 15 ou 30 jours pour les indemnités. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Retenez un barème professionnel, qui mesure votre invalidité par rapport à votre métier d'anesthésiste-réanimateur, avec un seuil à 16 % (10 % chez Unim). Vérifiez surtout le montant maximal de rente que chaque assureur accepte : c'est sur ce point que les contrats s'écartent le plus quand le revenu est élevé. Voir notre article pour calculer sa rente d'invalidité.
Partez du minimum de l'assureur, en général deux fois le revenu annuel, puis ajoutez les dettes que votre famille devrait rembourser : rachat de parts de la société, emprunt immobilier. Dans nos dossiers, les capitaux demandés vont de 300 000 à près de 500 000 €.
Avec des montants élevés, le questionnaire de santé ne suffit souvent pas : l'assureur demande des examens, parfois un bilan cardiologique. Comptez quelques semaines et ne résiliez rien avant d'avoir reçu l'accord écrit du nouvel assureur.
Retenez aussi que cette sélection vaut pour les montants assurés au départ. Si vous relevez plus tard vos indemnités, vos frais généraux ou votre capital, l'assureur vous fait remplir un nouveau questionnaire pour la part ajoutée. Un problème de santé apparu entre-temps peut alors être exclu de cette part, sans toucher à vos garanties d'origine. Mieux vaut assurer d'emblée le revenu visé à l'installation. Voir notre article sur la sélection médicale.
En BNC, vos cotisations se déduisent grâce à la loi Madelin ; en contrepartie, les indemnités perçues sont imposables. Si vous exercez en SELARL, vous restez l'adhérent du contrat, même si la société règle la cotisation. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Gardes de nuit, journées longues, charge émotionnelle de la réanimation : l'épuisement professionnel touche une part importante des anesthésistes. Vérifiez comment il est indemnisé. Abeille couvre un médecin pour le psychique sans exiger d'hospitalisation, après douze mois d'attente. SwissLife exige au moins une nuit à l'hôpital, à moins de prendre l'option qui paie la moitié des indemnités sans hospitalisation. Chez Unim, le renfort psy, à prendre dès l'adhésion, lève la limite d'un an d'arrêt sur la durée du contrat. Pour le dos, Abeille et SwissLife couvrent sans condition ; Unim propose un renfort.
Si vous avez un projet d'enfant, assurez-vous avant d'être enceinte et choisissez un contrat qui prend en charge la grossesse pathologique sans liste fermée de complications. Le congé maternité légal n'est jamais indemnisé par la prévoyance. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Avec un revenu élevé et parfois variable d'une année à l'autre, préférez un contrat forfaitaire : il verse le montant prévu sans recalcul sur vos revenus de l'année de l'arrêt. C'est le cas d'Abeille et d'Unim pour les médecins. SwissLife ne contrôle pas les revenus jusqu'à 6 000 € par mois garantis ; au-delà, la part qui dépasse peut être ajustée. Voir notre article sur la différence entre forfaitaire et indemnitaire.
Chez Abeille et SwissLife, une maladie déclarée dans les trois mois qui suivent l'adhésion n'est pas indemnisée (douze mois pour le psychique). Unim n'applique aucun délai d'attente. Voir notre article sur le délai de carence en prévoyance.
Déclarez tous vos sports avant le devis. Un de nos clients montait à cheval en compétition : Abeille excluait ce sport de ses garanties arrêt et invalidité, alors que SwissLife le couvrait. Le ski hors-piste est traité différemment par chaque assureur, et SwissLife plafonne ses garanties pour les sports de sa liste. Vérifiez enfin l'indemnisation d'une reprise à temps partiel après un arrêt long. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Pendant les 90 premiers jours d'arrêt, vous dépendez de la Sécurité sociale ; ensuite, la CARMF prend le relais pour les arrêts longs, l'invalidité et le décès.
Du 4e au 90e jour, la CPAM verse 1/730e de votre revenu moyen des trois dernières années, au plus 197,51 € par jour. À partir du 91e jour, et pendant trois ans au maximum, la CARMF verse 1/730e de votre revenu de l'avant-dernière année, entre 65,84 € et 197,51 € par jour. Le plafond est atteint dès 144 180 € de revenu annuel : au-delà, l'indemnité ne bouge plus.
| Revenu annuel | CPAM puis CARMF | Part du revenu remplacée |
|---|---|---|
| 120 000 € | Environ 5 000 € par mois | 50 % |
| 190 000 € | Environ 6 000 € par mois | 38 % |
| 250 000 € | Environ 6 000 € par mois | 29 % |
Un anesthésiste qui sort de l'hôpital ne touche rien de la CPAM pendant sa première année d'affiliation, et la CARMF calcule son indemnité sur des revenus libéraux encore faibles.
La CARMF ne verse une pension qu'en cas d'invalidité totale et définitive, reconnue avant 62 ans : entre 23 662 et 31 549 € par an selon vos revenus. Pour un revenu de 190 000 €, la pension maximale en représente moins d'un cinquième. S'y ajoutent 8 788,52 € par an pour chaque enfant à charge et des majorations possibles (conjoint, tierce personne, trois enfants). Rien n'est prévu en cas d'invalidité partielle.
Votre famille reçoit de la CARMF un capital de 71 500 €. Votre conjoint marié depuis plus de deux ans, ou avec qui vous avez un enfant, perçoit une rente de 8 557 à 17 114 € par an jusqu'à ses 62 ans, et chaque enfant 10 078 € par an. Un partenaire de PACS ou un concubin ne reçoit rien de la caisse.
Avec deux clients et huit dossiers chiffrés, je ne calcule pas de moyenne : les écarts de situation sont trop grands. Les prix vont d'une quarantaine d'euros par mois pour un interne à plus de 450 € pour un associé de clinique qui assure à la fois un revenu élevé et de gros frais généraux. Pour un anesthésiste libéral installé, la plupart de nos devis se situent entre 250 et 350 € par mois.
Le prix augmente avec l'âge : chaque année chez Abeille et SwissLife, par tranches chez Unim. Une franchise de 90 ou 180 jours le fait nettement baisser.
Nos deux clients anesthésistes ont choisi l'un Abeille, l'autre SwissLife. Pour ce métier, je compare toujours les trois contrats, parce que le bon choix dépend surtout du montant à assurer, de la franchise et des sports.
Parmi les trois, c'est celui que je propose en premier à la majorité des médecins. Pour un anesthésiste, il indemnise l'épuisement sans hospitalisation, couvre le dos sans condition, et verse les indemnités en forfaitaire. En contrepartie, ses formalités médicales sont exigeantes et ses franchises ne vont pas au-delà de 30 jours. Voir notre test d'Abeille Senséo.
SwissLife accepte souvent les montants de rente les plus élevés et propose une franchise de 90 jours, ce qui en fait un contrat très compétitif pour un anesthésiste à forte trésorerie. Ses limites : le psychique sans hospitalisation n'est indemnisé qu'à moitié avec option, et la grossesse pathologique est limitée à une liste de complications. Voir notre avis sur SwissLife.
Unim n'applique aucun délai d'attente, déclenche la rente dès 10 % d'invalidité et autorise une franchise de six mois. Ses plafonds de rente sont plus bas, et les renforts dos et psy doivent être pris à l'adhésion. Voir notre test d'Unim.
Un anesthésiste peut souscrire directement auprès d'un assureur des professions de santé, ou confier son dossier à un courtier qui interroge plusieurs assureurs. À garanties identiques, le tarif est le même ; ce qui change, c'est le nombre de contrats comparés et la façon dont on vous aide à régler les montants.
La MACSF, la GPM et La Médicale accompagnent les médecins depuis l'internat, souvent pour leur responsabilité civile professionnelle. Elles ne travaillent pas avec les courtiers : vous traitez avec leurs conseillers, qui présentent leur propre contrat. Plusieurs anesthésistes nous ont contactés avec un contrat souscrit à cette période et jamais revu depuis l'installation : faites-le mettre à jour sur votre revenu de clinique. Pour comparer, demandez le tableau des garanties et regardez la rente maximale, le barème, la franchise et la couverture du psychique. Voir nos avis sur la GPM, La Médicale et la MACSF.
Le courtier fait chiffrer le même cahier des charges par plusieurs assureurs et vérifie leurs limites de montants. Il ne vous coûte rien : sa rémunération est incluse dans le tarif de l'assureur. Certains courtiers se sont spécialisés dans les médecins du bloc opératoire ; si vous recevez plusieurs propositions, vérifiez qu'elles parlent du même revenu, en plus ou y compris la CPAM et la CARMF.
L'étude est gratuite et sans engagement. Plus de détails dans notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Au-delà de certains montants d'indemnités, de rente ou de capital, les assureurs complètent le questionnaire de santé par des examens médicaux, qu'ils prennent en charge. Cela ajoute quelques semaines au délai d'adhésion : ne résiliez pas votre ancien contrat avant d'avoir reçu l'accord du nouvel assureur.
Elle peut régler la cotisation, mais c'est vous qui êtes assuré et bénéficiaire des indemnités. Les frais généraux à assurer correspondent à votre quote-part réelle dans la société : relisez les statuts pour savoir ce que vous continuez de payer pendant un arrêt.
Votre statut hospitalier et le contrat collectif de l'établissement couvrent vos émoluments, mais pas toujours vos gardes, et jamais votre activité libérale. Votre contrat individuel doit protéger le revenu libéral et, si besoin, compléter la part hospitalière non couverte.
C'est le moment où la souscription est la plus simple et la moins chère : un de nos prospects internes protégeait 2 500 € par mois, gardes comprises, pour 40 € par mois. Il faudra relever les garanties à l'installation, avec un nouveau questionnaire de santé pour la part ajoutée. Voir notre guide sur la prévoyance des internes en médecine.
Cela dépend de la façon dont le devis est construit. Chez nous, vous indiquez le revenu total que vous voulez retrouver, et l'assureur calcule le complément. D'autres propositions affichent directement le montant versé en plus des régimes obligatoires. Avant de comparer deux prix, ramenez-les à la même base.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.