
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Un cardiologue libéral gagne en général bien plus que ce que la Sécurité sociale et la CARMF savent remplacer. Passé un certain revenu, leurs indemnités plafonnent à environ 6 000 € par mois, et la caisse ne verse rien si vous pouvez encore exercer en partie. Votre prévoyance doit donc porter l'essentiel de votre revenu, ainsi que les charges de votre cabinet.
Depuis 2024, 18 cardiologues ont demandé à Gus Assurance d'étudier leur prévoyance. Nous avons chiffré 14 dossiers, et 6 cardiologues nous ont confié leur prévoyance. Cet article reprend ce que j'ai appris en montant ces devis : les montants assurés, les prix réels, les questions qui reviennent. Les règles communes à tous les médecins libéraux sont détaillées dans notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes cardiologue ? Remplissez notre formulaire : je compare pour vous Abeille, SwissLife et Unim sur les mêmes garanties, et je vous dis lequel je retiendrais à votre place.
La CARMF est l'une des caisses de libéraux les plus protectrices, mais elle est pensée pour un revenu moyen de médecin. Pour un cardiologue, elle laisse trois manques :
Beaucoup de nos clients cardiologues viennent aussi de quitter l'hôpital ou le CHU. La première année d'exercice libéral, la Sécurité sociale ne verse aucune indemnité, et la CARMF calcule la sienne sur des revenus libéraux qui n'existent pas encore.
Indemnités journalières : elles prennent le relais de votre revenu pendant un arrêt, en plus de la CPAM puis de la CARMF. Dans nos devis de cardiologues, le revenu mensuel assuré tourne autour de 6 000 €, et va jusqu'à 10 000 €.
Frais généraux : ils règlent vos charges fixes tant que vous ne travaillez pas. Neuf cardiologues sur quatorze les ont demandés.
Rente d'invalidité : payée jusqu'à votre retraite à partir de 16 % d'invalidité (10 % chez Unim), selon ce que vous pouvez encore faire en cardiologie.
Capital décès : pour vos proches. La plupart de nos clients prennent le minimum de l'assureur ; les parents de jeunes enfants montent souvent jusqu'à 300 000 €.
🫀 6 cardiologues assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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⭐ Noté 4,9/5 sur Trustpilot · 307 avis (septembre 2026)
Partez de votre BNC complet, celui que vous voulez continuer à percevoir pendant un arrêt, et non de l'écart avec la caisse. C'est l'assureur qui déduit ce que versent la CPAM puis la CARMF. La question que l'on me pose le plus souvent est : « comment j'arrive à 7 000 € avec des indemnités de 115 € par jour ? » Réponse : 115 € par jour de votre contrat, plus autant de la Sécurité sociale puis de la CARMF, cela fait bien environ 7 000 € par mois.
Au-delà de 144 180 € de revenu, le relais de la caisse ne bouge plus : chaque euro de revenu supplémentaire repose entièrement sur votre contrat. Si votre bénéfice progresse fortement après l'installation, revoyez les montants chaque année.
La garantie frais généraux sert à couvrir vos charges fixes : loyer ou quote-part de SCM, salaires du secrétariat, crédits de matériel. Dans nos dossiers, les montants vont de 1 600 € par mois pour un cardiologue seul à 10 000 € pour un cabinet avec plusieurs salariés.
En association, assurez votre quote-part réelle, celle qui continue d'être appelée quand vous êtes arrêté, et mettez-la à jour à chaque changement : achat des murs, arrivée d'un associé, embauche. Une de nos clientes, associée en SCM, est passée de 3 000 à 7 000 € de frais assurés à son installation définitive : sa cotisation est passée de 200 à 302 € par mois.
Par défaut, je propose 30 jours en maladie, 3 jours en accident ou hospitalisation. Pour un cardiologue qui a une trésorerie confortable, 90 jours suffisent souvent : chez un client de 33 ans qui assurait 10 000 € par mois, la cotisation passait de 135 € à 111 € par mois. Il a choisi les 90 jours. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Prenez un barème professionnel avec un seuil de déclenchement à 16 % (10 % chez Unim) : c'est ce que je mets dans tous mes devis de cardiologues. Décrivez précisément votre activité à la souscription, consultation, échographie, épreuves d'effort ou interventionnel : c'est sur cette base que l'expert jugera, plus tard, ce que vous ne pouvez plus faire.
Le minimum de l'assureur, deux fois le revenu annuel en général, suffit si vous n'avez ni enfant à charge ni emprunt. Avec de jeunes enfants ou le crédit du cabinet, montez-le : plusieurs de nos clients ont choisi 300 000 €.
C'est l'inquiétude numéro un des cardiologues qui nous écrivent : un genou opéré, une fracture, une lombalgie, un traitement ancien. Le plus souvent, l'assureur accepte en excluant la seule zone ou la seule pathologie concernée. Je vous l'annonce avant de signer, pour que vous ne découvriez pas l'exclusion sur la proposition.
Avec des montants élevés, l'assureur peut aussi demander des examens : bilan sanguin, électrocardiogramme, parfois une journée de tests dans un centre agréé. Ils sont pris en charge par l'assureur.
Et la sélection ne vaut que pour les montants que vous assurez au départ. Chaque hausse de garanties (indemnités, frais généraux, capital) passe par un nouveau questionnaire de santé, et la part ajoutée repart avec un délai d'attente de 3 mois en maladie. Ce qui est apparu entre-temps peut être exclu de cette part, sans toucher au reste du contrat. Mieux vaut donc assurer tout de suite le revenu que vous visez dans les deux ans. Voir notre article sur la sélection médicale.
En BNC, les cotisations se déduisent de votre bénéfice grâce à la loi Madelin, en contrepartie les indemnités perçues sont imposables. En SELARL, c'est vous qui êtes l'adhérent du contrat, même si la cotisation est prélevée sur le compte de la société. Un contrat souscrit hors Madelin peut y passer plus tard : c'est une démarche administrative. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Deux sujets qui créent le plus de litiges sur les arrêts longs. Abeille indemnise un cardiologue pour le dos comme pour le psychique sans exiger d'hospitalisation ; le psychique supporte un délai d'attente d'un an. Unim propose deux renforts, dos et psy, qu'il faut cocher au moment de l'adhésion. SwissLife prend en charge le dos, mais réserve le psychique aux arrêts avec hospitalisation, sauf option qui en verse la moitié sans.
Trois de nos dossiers de cardiologues concernaient des femmes de moins de 35 ans avec un projet d'enfant. La règle : être assurée avant d'être enceinte, et choisir un contrat qui couvre la grossesse pathologique sans liste fermée de complications. Le congé maternité légal, lui, n'est jamais pris en charge par la prévoyance. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Avec des revenus élevés, c'est un point clé. Un contrat forfaitaire paie l'indemnité inscrite au contrat, même si votre revenu a baissé l'année de l'arrêt : c'est le cas d'Abeille et d'Unim pour les médecins. SwissLife garantit le montant sans justificatif jusqu'à 6 000 € par mois ; ce qui dépasse peut être recalculé sur votre revenu réel. À l'adhésion, attendez-vous à fournir un justificatif de revenu quand les montants sont importants.
Abeille et SwissLife n'indemnisent pas une maladie survenue pendant les 3 mois qui suivent l'adhésion (un an pour le psychique), alors qu'un accident est couvert d'emblée. Unim n'applique pas de délai d'attente. Si vous changez d'assureur, gardez l'ancien contrat tant que le nouveau n'a pas rendu sa décision médicale.
Déclarez vos sports avant le devis : un de nos prospects pratiquait le wingfoil, et les assureurs n'ont pas tous la même liste d'exclusions. Regardez enfin ce que prévoit le contrat si vous reprenez à mi-temps après un arrêt long, et sur quelle durée. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Les 90 premiers jours d'arrêt relèvent de la Sécurité sociale ; ensuite, la CARMF prend en charge les arrêts longs, l'invalidité et le décès.
Du 4e au 90e jour, la CPAM verse 1/730e de votre revenu moyen des trois dernières années, plafonné à 197,51 € par jour. Du 91e jour jusqu'à trois ans d'arrêt, la CARMF verse 1/730e de votre revenu libéral de l'avant-dernière année, entre 65,84 € et 197,51 € par jour. Ce plafond s'applique dès 144 180 € de revenu par an, si bien que deux cardiologues à 150 000 et 250 000 € reçoivent la même indemnité.
| Votre situation | CPAM puis CARMF | Part du revenu |
|---|---|---|
| Première année de libéral, après l'hôpital | Rien jusqu'au 90e jour, puis environ 2 000 € par mois | — |
| Installé, 100 000 € de revenu par an | Environ 4 170 € par mois | 50 % |
| Installé, 200 000 € de revenu par an | Environ 6 010 € par mois | 36 % |
Pour toucher une pension de la CARMF, l'invalidité doit être totale, définitive et reconnue avant 62 ans. Son montant 2026 est compris entre 23 662 € par an (revenus jusqu'à 48 060 €) et 31 549 € par an (revenus de 144 180 € et plus). Pour un cardiologue qui gagne 200 000 €, cela représente moins d'un sixième de son revenu. La caisse ajoute 8 788,52 € par an pour chaque enfant à charge, et peut majorer la pension (conjoint, tierce personne, trois enfants ou plus). En invalidité partielle, elle ne verse rien.
Vos proches reçoivent de la CARMF un capital de 71 500 €. Le conjoint perçoit entre 8 557 et 17 114 € par an jusqu'à 62 ans, à condition d'être marié avec vous depuis plus de deux ans ou d'avoir un enfant avec vous ; chaque enfant reçoit 10 078 € par an. Pacsé ou en concubinage, votre compagnon ne reçoit rien de la caisse.
Nos 6 clients cardiologues paient entre 85 et 346 € par mois la première année, et quatre d'entre eux entre 111 et 168 €. Ils avaient de 30 à 49 ans à la signature. L'échantillon est petit : prenez ces chiffres comme un repère, pas comme un tarif.
Dans nos 14 devis, un cardiologue de 30 à 40 ans qui protège 5 000 à 7 000 € de revenu, avec des frais de cabinet modérés, se voit proposer environ 100 à 150 € par mois. Comptez plutôt 200 à 300 € au-delà de 45 ans ou avec des frais de cabinet très lourds.
Ces prix augmentent avec l'âge : chaque année chez Abeille et SwissLife, par tranches chez Unim, qui reste stable entre 35 et 49 ans. Regardez l'évolution du tableau de cotisations, pas seulement la première mensualité.
Nos 6 cardiologues assurés (octobre 2026) ont tous choisi Abeille, y compris quand SwissLife était moins cher dans le comparatif. Abeille figurait dans 13 de nos 14 devis, Unim et SwissLife dans 7 chacun.
C'est l'assureur que je trouve le plus sérieux pour un médecin. Pour un cardiologue, il couvre le dos et le psychique sans hospitalisation, verse les indemnités en forfaitaire, et accepte les frais généraux élevés d'un cabinet de groupe. Il examine les dossiers médicaux de près : prévoyez des examens si vous assurez de gros montants. Voir notre test d'Abeille Senséo.
Pour un cardiologue d'une trentaine d'années, SwissLife sort parfois nettement sous les autres. En contrepartie, un arrêt psychique sans hospitalisation n'est payé qu'à moitié, avec option, et seules certaines complications de grossesse sont prises en charge : si vous envisagez un enfant, je vous oriente vers un autre contrat. Voir notre avis sur SwissLife.
Unim applique le même tarif à toutes les spécialités et sur tout le territoire, et son prix ne bouge pas entre 35 et 49 ans. Il n'a pas de délai d'attente et déclenche la rente dès 10 % d'invalidité. Les options dos et psy sont à prendre à la signature, car elles ne s'ajoutent pas ensuite. Voir notre test d'Unim.
Pour souscrire, un cardiologue peut soit contacter lui-même un assureur des professions de santé, soit confier la recherche à un courtier qui met plusieurs contrats en concurrence. À garanties égales, la cotisation ne change pas d'une voie à l'autre ; la différence tient au choix proposé et à l'accompagnement.
Trois assureurs historiques des médecins, la MACSF, la GPM et La Médicale, les accompagnent depuis longtemps, souvent dès l'internat ou le clinicat, et assurent fréquemment leur responsabilité civile professionnelle. Ils ne passent pas par des courtiers : vous traitez avec leurs conseillers ou leurs agences, qui présentent le contrat maison.
C'est pratique si vous souhaitez tout regrouper au même endroit. Plusieurs de nos prospects avaient souscrit un contrat chez l'un de ces assureurs pendant leurs études, calé sur un revenu d'interne : à l'installation, faites-le mettre à jour sur votre revenu réel. Avant de comparer avec une autre offre, faites-vous remettre le tableau de garanties et vérifiez l'invalidité (barème, seuil), les frais généraux, ainsi que la prise en charge du psychique, du dos et de la grossesse. Voir nos avis sur la GPM, La Médicale et la MACSF.
Le courtier fait chiffrer le même cahier des charges par plusieurs assureurs et vous accompagne dans le questionnaire de santé. Vous ne le payez pas : il touche une commission de l'assureur, déjà comprise dans le tarif. Interrogez-le sur le nombre de cardiologues qu'il assure, les assureurs qu'il consulte, et la façon dont il traite les antécédents.
Un courtier peut aussi vous conseiller de ne rien changer : il m'est arrivé de recommander à un cardiologue de garder son contrat actuel, parce qu'à garanties identiques le nouveau ne lui apportait rien.
L'étude est gratuite et ne vous engage à rien. Plus d'informations dans notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Regardez d'abord ce que versent votre statut et le contrat collectif de l'hôpital, et sur quelle durée. Un contrat personnel sert à protéger aussi vos gardes et le reste de vos émoluments ; il devient nécessaire dès que vous ajoutez une activité libérale. Voir notre guide prévoyance médecin.
Au-delà d'un certain montant d'indemnités, de rente ou de capital, les assureurs complètent le questionnaire de santé par des examens. Ils sont à leur charge. Cela allonge le délai de souscription de quelques semaines : anticipez si vous visez une date d'effet précise.
Votre quote-part des charges communes (loyer, secrétariat, matériel), plus vos propres charges fixes. Elle continue d'être appelée pendant votre arrêt. Si l'association achète ses murs ou recrute, relevez le montant.
Oui, pour la seule part ajoutée : un nouveau questionnaire de santé est demandé, et cette part n'est couverte en maladie qu'après 3 mois chez Abeille et SwissLife. Vos garanties d'origine restent acquises, et un accident est couvert tout de suite.
Non. À partir de 144 180 € de revenu annuel, elles vous versent au maximum 197,51 € par jour, autour de 6 000 € par mois. Au-delà, tout le complément doit venir de votre contrat de prévoyance.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.