
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
La plupart des gynécologues qui me contactent sont des femmes entre 35 et 45 ans. Elles cherchent leur prévoyance à un moment précis : une installation en cabinet, un projet d'enfant, ou un contrat signé à l'internat qu'elles n'ont jamais revu. Dans les trois cas, la question est la même : que se passe-t-il pour mon revenu et mon cabinet si je dois m'arrêter ?
Depuis 2024, 14 gynécologues ont sollicité Gus Assurance pour leur prévoyance. J'ai chiffré 7 dossiers, et 5 gynécologues nous ont confié leur contrat. Cet article s'appuie sur ces échanges : les montants qu'elles assurent, ce qu'elles paient, les points qui les ont fait hésiter. Ce qui vaut pour tous les médecins libéraux est développé dans notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes gynécologue ? Décrivez votre situation dans notre formulaire : vous recevez trois propositions, Abeille, SwissLife et Unim, calées sur les mêmes garanties, et mon choix argumenté.
Pendant un arrêt, l'Assurance maladie puis la CARMF remplacent à peu près un revenu sur deux, mieux que pour la plupart des libéraux. Mais trois situations restent mal couvertes, et elles concernent directement les gynécologues :
Indemnités journalières : votre contrat comble l'écart entre les versements des régimes obligatoires et le revenu choisi. Chez nos clientes gynécologues, ce revenu protégé se situe entre 5 500 et 11 000 € par mois.
Frais généraux : une somme mensuelle pour payer ce que le cabinet coûte même fermé. Une remplaçante sans local peut s'en passer.
Rente d'invalidité : un revenu jusqu'à la retraite si une partie de votre activité devient impossible, à partir de 16 % d'invalidité, 10 % chez Unim, évaluée sur la gynécologie que vous pratiquez.
Capital décès : pour votre famille. Nos clientes ont choisi entre 130 000 et 600 000 €, selon les enfants et les engagements du cabinet.
🩺 5 gynécologues assurées par Gus Assurance (octobre 2026)
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Prenez votre BNC dans sa totalité, gardes et astreintes comprises, et pas seulement la part que la caisse ne verse pas. L'assureur fait lui-même le calcul : il retranche ce que paient la CPAM puis la CARMF et verse le reste. Si vous travaillez aussi à l'hôpital ou dans un centre comme salariée, n'assurez que votre revenu libéral : votre salaire relève de votre employeur.
Cette garantie sert à payer les charges fixes du cabinet pendant votre absence : loyer ou quote-part de SCM, secrétaire, crédit ou location de l'échographe, cotisations sociales. Additionnez ce qui sort chaque mois du compte du cabinet, en retirant ce qui s'arrête avec votre activité, comme les consommables.
Je recommande en général 30 jours en maladie. Une de mes clientes de 35 ans a préféré 15 jours, en pensant à une future grossesse : une complication de grossesse dure souvent quelques semaines, et une franchise courte permet d'être indemnisée plus tôt. Elle paie 79 € par mois pour 6 666 € de revenu protégé. Pour aller plus loin : notre guide sur le délai de franchise.
Exigez un barème professionnel : le taux d'invalidité y dépend de votre capacité à exercer la gynécologie, pas un autre métier, avec un seuil à 16 % (10 % chez Unim). Précisez votre activité réelle à la souscription : consultation, échographie, chirurgie, accouchements. C'est sur cette description que l'expert s'appuiera en cas de sinistre.
Sans enfant ni emprunt, le minimum imposé par l'assureur suffit souvent. Avec des enfants qui feront des études longues, ou des engagements envers vos associés, montez-le. Une cliente de 45 ans est passée de 450 000 à 600 000 € de capital lors de son installation : sa cotisation Abeille est passée de 329 à 368 € par mois.
Le questionnaire de santé est la vraie étape de sélection. Une hypertension traitée et stabilisée n'a pas empêché l'une de mes clientes d'être acceptée ; une entorse ancienne a conduit, chez une autre, à exclure la seule cheville concernée. Les gros montants de rente ou de capital déclenchent des examens : bilan sanguin, électrocardiogramme.
Retenez aussi que cette sélection n'est pas définitive. Dès que vous voulez relever une garantie (indemnités, frais généraux, rente, capital), l'assureur vous redemande un questionnaire pour la part supplémentaire. Un problème de santé survenu depuis la signature peut être exclu sur cette part, tandis que vos garanties d'origine restent intactes. Mieux vaut donc fixer d'emblée les montants dont vous aurez besoin dans deux ou trois ans. Le détail dans notre guide sur la sélection médicale en prévoyance.
En BNC au réel, la loi Madelin rend vos cotisations déductibles ; en échange, ce que le contrat vous verse pendant un arrêt s'ajoute à votre revenu imposable. Pour le capital décès, je recommande souvent de le sortir du cadre Madelin, afin que vos proches le touchent en une fois et sans impôt. Plus de détails : fiscalité de la prévoyance Madelin.
C'est le point qui distingue le plus les contrats pour une gynécologue. Tous excluent une grossesse déjà en cours à la signature, et aucun ne paie pendant le congé maternité légal. Ensuite :
À lire aussi : prévoyance et grossesse des libérales.
Gardes de nuit, bloc et échographies répétées pèsent sur le moral comme sur le dos et les épaules. Abeille couvre les deux pour une gynécologue sans exiger d'hospitalisation, avec un an d'attente pour le psychique. Unim ne les prend en charge qu'avec ses deux renforts, dos et psy, qui se décident le jour de l'adhésion. SwissLife indemnise le dos ; le psychique, lui, n'est couvert qu'après au moins une nuit à l'hôpital, sauf option qui en paie la moitié sans hospitalisation.
Une année de congé maternité ou de temps partiel fait baisser votre revenu déclaré. Avec un contrat forfaitaire, comme Abeille et Unim pour les médecins, l'indemnité prévue reste due même si votre revenu de l'année est plus bas. Chez SwissLife, aucun justificatif de revenu n'est demandé lors d'un arrêt jusqu'à 6 000 € garantis par mois. Pour comprendre la distinction : forfaitaire ou indemnitaire.
Abeille et SwissLife appliquent un délai : une maladie survenue au cours des 3 premiers mois ne donne lieu à aucune indemnité (12 mois pour le psychique), alors qu'un accident est pris en charge tout de suite. Unim n'impose aucune attente. Si vous quittez un autre assureur, attendez l'acceptation du nouveau contrat pour envoyer la résiliation de l'ancien. Plus d'informations : délai de carence.
Mentionnez vos sports dès la demande de devis : la plongée, par exemple, donne lieu à un questionnaire spécifique. Vérifiez aussi l'indemnisation d'une reprise à temps partiel après un arrêt long, et sa durée. À lire : mi-temps thérapeutique et prévoyance.
Chiffres en vigueur en 2026. Deux organismes se succèdent : l'Assurance maladie jusqu'au 90e jour d'arrêt, puis votre caisse de retraite, la CARMF, qui assure aussi la pension d'invalidité et les prestations décès.
Passé un délai de carence de 3 jours, l'Assurance maladie vous verse chaque jour 1/730e de la moyenne de vos revenus des trois années passées, plafonnée à 197,51 €. À partir du 91e jour, pour trois ans au plus, la CARMF calcule son indemnité sur votre revenu libéral de l'année N-2, avec un plancher de 65,84 € et un plafond de 197,51 € par jour. Le congé maternité, lui, reste à la charge de l'Assurance maladie.
| Revenu libéral annuel | Indemnités des régimes obligatoires | Part du revenu |
|---|---|---|
| 70 000 € | Environ 2 920 € par mois | 50 % |
| 120 000 € | Environ 5 000 € par mois | 50 % |
| 180 000 € | Environ 6 010 € par mois | 40 % |
Pas de pension CARMF tant qu'il vous reste une capacité d'exercice : il faut une incapacité totale, reconnue avant 62 ans. La pension annuelle va alors de 23 662 € (revenus inférieurs ou égaux à 48 060 €) à 31 549 € (revenus de 144 180 € et plus). Chaque enfant à charge ouvre droit à 8 788,52 € de plus par an, et des majorations existent pour un conjoint aux faibles ressources, le recours à une tierce personne ou une famille de trois enfants. Une invalidité partielle reste sans indemnisation.
Vos proches perçoivent de la CARMF 71 500 € en capital. Votre époux ou épouse, si le mariage date de plus de deux ans ou si un enfant est né de votre union, touche ensuite de 8 557 à 17 114 € par an jusqu'à 62 ans ; vos enfants reçoivent chacun 10 078 € par an. Partenaire de PACS ou concubin : la caisse ne prévoit rien, d'où l'intérêt du capital décès de votre contrat.
Nos 5 clientes gynécologues paient de 79 à 368 € par mois la première année, pour 5 500 à 11 000 € de revenu protégé. Elles avaient de 35 à 45 ans à la signature. Avec si peu de contrats, je ne calcule pas de moyenne : voici plutôt trois situations réelles.
Avec l'âge, le prix monte : chaque année chez Abeille et SwissLife ; chez Unim, il reste fixe de 35 à 49 ans puis fait un bond à 50 ans. Comparez donc les tableaux d'évolution, pas seulement le premier mois. Être obstétricienne plutôt que gynécologue médicale ne change pas le tarif chez ces trois assureurs.
Nos 5 gynécologues assurées (octobre 2026) ont toutes choisi Abeille. Je compare pourtant les trois contrats dans chaque dossier, car le bon choix dépend de votre âge et de vos projets.
Pour une gynécologue, Abeille réunit les trois points qui comptent le plus : une grossesse pathologique couverte sans liste de complications, un arrêt psychique ou lié au dos indemnisé sans hospitalisation, et des indemnités forfaitaires qui ne dépendent pas du revenu de l'année. En contrepartie, la sélection médicale est minutieuse sur les gros montants, et les arrêts liés à un traitement de la stérilité sont exclus. Notre analyse complète : test d'Abeille Senséo.
Unim garde le même tarif de 35 à 49 ans et ne prévoit aucun délai d'attente, avec une allocation de naissance pour les libérales exclusives. Il peut donc sortir moins cher qu'Abeille vers 45 ans, avant une hausse marquée à 50 ans. Pensez aux options dos et psy, qui ne s'ajoutent qu'à la signature. Notre analyse complète : test d'Unim.
SwissLife sort souvent bien placé en prix, même s'il classe les gynécologues un peu plus haut que les autres médecins. Mais il n'indemnise que les complications de grossesse qu'il énumère, après 3 mois d'attente : je le garde pour les gynécologues qui n'envisagent pas d'enfant. Notre analyse complète : avis sur SwissLife.
Une gynécologue peut souscrire de deux manières : en s'adressant elle-même à un assureur des soignants, ou en demandant à un courtier de mettre plusieurs contrats en concurrence. Pour des garanties données, la cotisation est identique dans les deux cas. La différence porte sur le nombre de propositions comparées et sur l'accompagnement.
Trois noms reviennent chez les gynécologues : la MACSF, la GPM et La Médicale. On les rencontre souvent dès l'internat, en même temps que la responsabilité civile professionnelle. Ils vendent leurs contrats par leur propre réseau de conseillers et ne passent pas par les courtiers ; chacun présente donc son offre maison. C'est pratique si vous tenez à un interlocuteur unique pour toutes vos assurances. Avant de signer ou de comparer, demandez le tableau de garanties complet, et lisez d'abord le traitement d'une grossesse compliquée, la façon de mesurer l'invalidité et la couverture du psychique. Nos avis détaillés : GPM, La Médicale, MACSF.
Le courtier transmet le même cahier des charges à plusieurs compagnies, puis vous aide à remplir le questionnaire médical. Vous ne lui versez rien : sa commission est payée par l'assureur et déjà incluse dans le tarif public. Une bonne question pour le tester : comment chaque contrat indemnise-t-il une menace d'accouchement prématuré ? S'il répond sans hésiter, il connaît votre métier.
Gratuite, l'étude ne vous oblige à rien. Pour approfondir, consultez le guide courtier en prévoyance ainsi que la marche à suivre pour résilier un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Non, mais déclarez-la dès la demande de devis. Les assureurs posent alors quelques questions supplémentaires (profondeur, fréquence) avant d'accepter ou de limiter la garantie pour ce sport.
En général non : sans cabinet ni salarié, vos charges fixes sont faibles. Assurez votre revenu de remplacement, et ajoutez les frais généraux le jour où vous vous installez, en sachant que cette hausse passera par un nouveau questionnaire de santé.
Un contrat pris tôt passe la sélection médicale sans antécédent et coûte peu. Faites-le en revanche ajuster quand vous vous installerez : ses montants correspondent à un revenu d'interne. Plus de détails dans notre guide prévoyance de l'interne en médecine.
C'est souvent utile : une complication de grossesse dure fréquemment quelques semaines, et une franchise de 15 jours permet d'être indemnisée avant la fin du premier mois. Le surcoût reste modéré par rapport à 30 jours. Souscrivez avant d'être enceinte.
Non. Pendant le congé maternité légal, ce sont la CPAM et ses allocations qui vous indemnisent. Votre contrat intervient pour une grossesse qui se complique avant ce congé, selon ses conditions, et pour tout autre arrêt.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.