
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Médecin généraliste remplaçant, collaborateur ou installé, vous cotisez à la CARMF et à la Sécurité sociale, mais elles ne remplacent qu'une partie de votre revenu en cas d'arrêt, et presque rien en cas d'invalidité partielle. C'est souvent en début d'exercice que l'on choisit sa prévoyance, et ce choix vous suivra toute votre carrière.
Chez Gus Assurance, la prévoyance des médecins libéraux est notre premier métier. Depuis 2024, plus de 230 médecins généralistes nous ont demandé un devis, et 82 nous ont confié leur prévoyance. Les conseils et les chiffres de cet article viennent de leurs dossiers. Pour aller plus loin sur les garanties communes à tous les médecins, consultez notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes généraliste ? Remplissez notre formulaire : je vous envoie les devis d'Abeille, de SwissLife et d'Unim, réglés sur les mêmes garanties, avec mon avis.
La CARMF protège mieux que la plupart des caisses de libéraux, mais elle laisse trois trous, et les généralistes y sont particulièrement exposés :
Indemnités journalières : elles complètent la Sécurité sociale puis la CARMF jusqu'au revenu choisi. Nos clients généralistes assurent 4 000 € par mois en médiane.
Frais généraux : ils paient vos charges fixes pendant l'arrêt. Un peu plus de la moitié de nos clients généralistes les prennent.
Rente d'invalidité : versée jusqu'à la retraite, y compris en invalidité partielle, sur un barème qui juge votre capacité à exercer la médecine générale.
Capital décès : versé à votre famille. Nos clients généralistes prennent en général le minimum de l'assureur ou trois fois leur revenu annuel.
🩺 82 médecins généralistes assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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⭐ Noté 4,9/5 sur Trustpilot · 307 avis (septembre 2026)
Assurez votre BNC, en totalité : celui que vous voulez retrouver pendant un arrêt. Pas seulement le complément : l'assureur calcule lui-même ce que la Sécurité sociale puis la CARMF vous versent, et paie la différence. C'est la confusion que je rencontre le plus souvent chez les remplaçants.
Ne descendez pas trop bas. Un contrat calé sur 2 000 ou 2 500 € par mois n'ajoute presque rien à ce que versent déjà la CPAM et la CARMF. Votre revenu va augmenter vite, et relever les garanties plus tard oblige à remplir un nouveau questionnaire de santé : visez d'emblée le revenu que vous pensez atteindre une fois installé. Si le budget est serré, gardez un revenu réaliste et allongez plutôt la franchise.
La garantie frais généraux sert à payer vos charges fixes pendant l'arrêt : loyer ou part de SCM, secrétariat, logiciel, et vos cotisations sociales. Nos clients généralistes qui la prennent assurent 2 250 € par mois en médiane. Les remplaçants, sans cabinet, n'en ont en général pas besoin.
Ne mettez pas la totalité de vos cotisations actuelles. Pendant un arrêt, vous ne payez pas de cotisations sur les indemnités de la Sécurité sociale et de la CARMF : seules celles de votre prévoyance Madelin sont réintégrées dans vos recettes. Un de mes clients avait prévu 1 500 € de cabinet et 2 500 € de charges sociales : 3 000 € suffisaient.
Dans nos devis de généralistes, 30 jours en maladie est la franchise la plus demandée, devant 15 jours ; 7 et 90 jours restent rares. Je conseille 30 jours par défaut, et 15 jours en cas de projet de grossesse ou de trésorerie faible. Une remplaçante qui avait une épargne de précaution a choisi 90 jours : elle paie 40 € par mois au lieu de 49 € à 30 jours. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Choisissez un barème professionnel, qui juge votre invalidité au regard de la médecine générale, avec une rente dès 16 % d'invalidité (10 % chez Unim). Vérifiez que votre contrat mentionne bien « médecin généraliste » : un généraliste qui a aussi une activité esthétique, par exemple, doit le déclarer, et l'assureur peut retenir une autre profession.
Le capital médian de nos clients généralistes est d'environ 90 000 €. Si vous avez un emprunt pour le cabinet, un rachat de patientèle ou des enfants jeunes, augmentez-le : c'est la garantie la moins chère à votre âge.
Un généraliste de 30 ans sans antécédent est en général accepté sur simple questionnaire de santé. Avec un antécédent, l'assureur exclut le plus souvent la seule pathologie concernée : une rupture des ligaments croisés entraîne une exclusion du genou, une dépression une exclusion des affections psychiques. Vous restez couvert pour tout le reste. C'est la meilleure raison de souscrire tôt, avant qu'un épisode ne s'inscrive dans votre dossier.
Attention : la sélection médicale ne se fait pas qu'une fois. Si vous voulez augmenter vos garanties plus tard, par exemple relever vos indemnités à l'installation, ajouter des frais généraux ou augmenter votre capital décès, l'assureur vous demande un nouveau questionnaire de santé pour la part en plus. Un problème de santé apparu entre-temps peut alors être exclu ou entraîner une surprime sur cette nouvelle part, alors que vos garanties de départ restent couvertes comme avant. D'où l'intérêt de viser juste dès la souscription. Voir notre article sur la sélection médicale.
Beaucoup de remplaçants sont au régime micro. Dans ce cas, pas de déduction Madelin : la cotisation sort de votre poche, en contrepartie les indemnités ne s'ajoutent pas à votre bénéfice professionnel. Le jour où vous passez à la déclaration contrôlée, prévenez votre assureur : c'est une simple mise à jour. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Ce sont les deux premières causes d'arrêt long chez les médecins. Chez Abeille, ils sont couverts pour un généraliste sans condition d'hospitalisation (avec 12 mois d'attente pour le psychique). Chez Unim, il faut les options Renfort Psy et Renfort Dos, à prendre dès l'adhésion. Chez SwissLife, le dos est couvert, mais le psychique sans hospitalisation n'est indemnisé qu'à moitié, avec une option.
C'est l'une des premières questions de mes clientes. Les bons contrats couvrent la grossesse pathologique comme un arrêt maladie, à une condition : ne pas être enceinte à la date d'effet. Si vous changez de contrat en vue d'un enfant, n'attendez pas l'échéance de l'ancien : avancez la date d'effet du nouveau, quitte à payer deux contrats pendant quelques mois. Pendant le congé maternité légal, la prévoyance ne verse rien. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Un généraliste voit souvent son revenu changer : remplacements, installation, temps partiel, congé maternité. Un contrat forfaitaire verse le montant prévu sans vérifier vos revenus au moment de l'arrêt, ce qui évite les mauvaises surprises une année creuse. Abeille et Unim sont forfaitaires pour les médecins ; SwissLife ne contrôle pas vos revenus tant que le montant garanti reste sous 6 000 € par mois.
Chez Abeille et SwissLife, une maladie qui se déclare dans les 3 mois suivant la signature n'est pas couverte (12 mois pour le psychique). Unim n'a pas de délai d'attente. Si vous changez de contrat, demandez au nouvel assureur de supprimer ces délais à hauteur de vos garanties actuelles.
Signalez vos sports avant le devis : nos clients généralistes ont fait couvrir du kitesurf, du ski de randonnée, du trekking jusqu'à 5 000 m ou du triathlon, mais les exclusions varient d'un assureur à l'autre. Vérifiez aussi que votre contrat indemnise une reprise à temps partiel thérapeutique, et pendant combien de temps. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Comme tous les médecins libéraux, vous dépendez de la Sécurité sociale pour les 90 premiers jours d'arrêt, puis de la CARMF pour les arrêts longs, l'invalidité et le décès.
Du 4e au 90e jour, la CPAM verse la moitié de votre revenu moyen des trois dernières années, au plus 197,51 € par jour. À partir du 91e jour et pendant trois ans au plus, la CARMF verse la moitié de votre revenu de l'avant-dernière année, avec un minimum de 65,84 € par jour. Pour un généraliste installé depuis plusieurs années qui gagne 60 000 € par an, cela fait environ 2 500 € par mois tout au long de l'arrêt, soit la moitié de son revenu.
Pour un remplaçant ou un jeune installé, c'est beaucoup moins :
| Votre situation | 4e au 90e jour | À partir du 91e jour |
|---|---|---|
| Moins d'un an d'affiliation | Rien | Le minimum de la CARMF, environ 2 000 € par mois |
| Installé depuis un ou deux ans | Réduit par vos années d'internat | Souvent le minimum, calculé sur vos revenus d'il y a deux ans |
| Installé, 60 000 € de revenu par an | Environ 2 500 € par mois | Environ 2 500 € par mois |
La CARMF ne verse une pension qu'en cas d'invalidité totale et définitive, reconnue avant 62 ans : de 23 662 € par an pour un revenu de 48 060 € ou moins, à 31 549 € à partir de 144 180 €. Il faut aussi deux ans d'affiliation ; jusqu'à quatre ans, la pension est réduite d'un tiers. Chaque enfant à charge ajoute 8 788,52 € par an, et la caisse prévoit des majorations pour conjoint, tierce personne ou trois enfants. Rien n'est prévu en cas d'invalidité partielle.
La CARMF verse un capital de 71 500 €. Votre conjoint reçoit une rente de 8 557 à 17 114 € par an jusqu'à ses 62 ans, s'il est marié avec vous depuis deux ans au moins ou si vous avez un enfant ensemble. Chaque enfant reçoit 10 078 € par an. Un partenaire de PACS ou un concubin ne touche rien de la CARMF : seul votre contrat peut le protéger.
Le tableau ci-dessous donne ce que nos clients généralistes paient la première année, classés par âge au moment de la signature. Il porte sur leurs contrats en cours en octobre 2026, chez les trois assureurs. Les garanties varient d'un client à l'autre : prenez ces montants comme un ordre de grandeur, pas comme un tarif.
| Âge à la souscription | Cotisation médiane | La moitié paie entre | Revenu assuré médian |
|---|---|---|---|
| Moins de 30 ans | 56 € par mois | 44 et 68 € | 4 000 € |
| 30 à 34 ans | 75 € par mois | 53 et 91 € | 4 000 € |
| 35 ans et plus | 160 € par mois | 140 et 191 € | 6 000 € |
Pour chaque tranche de 1 000 € de revenu protégé, comptez environ 15 € par mois avant 30 ans, 19 € entre 30 et 34 ans et 28 € à partir de 35 ans. Nos clients remplaçants paient 50 € par mois en médiane.
Le prix augmente avec l'âge chez tous les assureurs : chaque année chez Abeille et SwissLife, par paliers chez Unim. Si vous démarrez, ne regardez pas seulement la cotisation de la première année.
Sur nos 82 généralistes assurés (octobre 2026), 70 ont choisi Abeille, 7 SwissLife et 5 Unim. Je compare les trois dans chaque devis ; voici ce qui fait pencher la balance chez les généralistes.
Je le place en tête de la plupart de mes devis de généralistes. Pour eux, trois points comptent particulièrement : un arrêt lié au dos ou à un trouble psychique est indemnisé sans hospitalisation, toutes les complications de grossesse sont prises en charge, sans liste limitative, et le contrat se met à jour facilement, ce qui est précieux en début de carrière quand le revenu change chaque année. Voir notre test d'Abeille Senséo.
Unim pratique le même tarif pour un généraliste et un spécialiste, et le même prix dans toute la France. Mes clients le choisissent surtout pour son allocation de naissance, pour une franchise de 7 jours, ou pour l'absence de délai d'attente. Les renforts dos et psy se choisissent à la signature : impossible de les ajouter ensuite. Voir notre test d'Unim.
Chez les jeunes généralistes, SwissLife est parfois le moins cher des trois. Mais le psychique n'y est indemnisé sans hospitalisation qu'à moitié, avec une option, et la grossesse pathologique est limitée à une liste de complications : je ne le propose pas en cas de projet de grossesse. Voir notre avis sur SwissLife.
Un généraliste a deux façons de souscrire sa prévoyance : s'adresser directement à un assureur spécialisé dans les professions de santé, ou passer par un courtier qui compare plusieurs assureurs pour lui. Le prix d'un contrat est le même dans les deux cas : ce qui change, c'est le nombre de contrats que vous voyez et le conseil que vous recevez.
La MACSF, la GPM et La Médicale sont des assureurs historiques des professionnels de santé. Beaucoup de généralistes les connaissent depuis la faculté ou l'internat, souvent par leur responsabilité civile professionnelle. Ils ne travaillent pas avec les courtiers : on les contacte directement, par un conseiller ou une agence, et ils ne présentent que leur propre contrat.
C'est une solution simple si vous voulez regrouper vos assurances chez un seul interlocuteur. Leurs offres de démarrage sont souvent attractives ; vérifiez combien de temps dure la remise et ce que deviendra la cotisation ensuite. Pour comparer, demandez le tableau des garanties et regardez les mêmes points que pour n'importe quel contrat : barème d'invalidité, seuil de déclenchement, couverture du psychique, du dos et de la grossesse. Voir nos avis sur la GPM, La Médicale et la MACSF.
Un courtier met côte à côte les offres de plusieurs compagnies, avec des garanties identiques, et vous aide à remplir le questionnaire de santé. Il ne vous coûte rien : sa rémunération est versée par la compagnie, et le tarif est le même qu'en direct. Avant de lui confier votre dossier, demandez-lui combien de généralistes il assure, quels assureurs il compare, et s'il aborde les arrêts psychiques, le dos et un éventuel projet d'enfant avant de parler de tarif.
Le conseil est gratuit et sans engagement. Pour en savoir plus, lisez notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Dans les départements d'outre-mer, oui : la Sécurité sociale et la CARMF s'appliquent comme en métropole. Dans une collectivité qui a son propre régime, comme la Polynésie française, le contrat doit être adapté. Prévenez votre assureur avant votre départ.
Votre employeur et la Sécurité sociale prendront en charge les trois premiers mois d'arrêt : un contrat de libéral, avec des indemnités dès le 31e jour, ferait double emploi. Il existe des contrats pour médecins salariés, avec des indemnités à partir du 91e jour. Si vous revenez ensuite au libéral, il faudra souscrire un nouveau contrat et refaire le questionnaire de santé.
Rarement. Il a été calé sur un revenu d'interne ou de premiers remplacements, et ne couvre pas les frais du cabinet. Faites-le revoir à l'installation : relever les garanties passe par un nouveau questionnaire de santé, plus facile tant que vous n'avez pas d'antécédent. Lire aussi notre guide sur la prévoyance des internes en médecine.
Pour la garantie revenu, assurez votre BNC, c'est-à-dire vos recettes moins vos charges professionnelles. Vos charges fixes (loyer, secrétariat, cotisations sociales) se couvrent à part, avec la garantie frais généraux. Si vous démarrez, partez d'une estimation réaliste de votre BNC dans deux ans.
Non, c'est même le meilleur moment. La première année, la Sécurité sociale ne vous indemnise pas du tout. Et c'est maintenant que le questionnaire de santé est le plus simple et la cotisation la plus faible. Nos clients remplaçants paient 50 € par mois en médiane.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.