Quelle prévoyance pour un médecin ?

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Par

Clément Janicot

CEO de Gus Assurance

Publié le

29.9.2026

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Entre la CARMF, la Sécurité Sociale et la prévoyance pas simple de s'y retrouver. Ce qu'il faut retenir c'est que même si la Sécurité Sociale et la CARMF vous protègent correctement (en tout cas mieux que la plupart des caisses prévoyance réglementées) la souscription à une prévoyance médecin est indispensable.

Gus Assurance est un courtier spécialiste de la prévoyance des médecins en libéral. Nous avons plusieurs centaines de clients médecin et nous faisons des dizaines de devis chaque semaine. Tout ce qui est écrit dans cet article est basé sur du vécu et des cas concrets.

Vous êtes médecin libéral et vous cherchez une prévoyance adaptée à vos besoins ? Faites une demande de devis sur notre site : je compare pour vous Abeille, SwissLife et Unim, à garanties égales.

Si vous êtes encore interne, vous pouvez consulter notre article sur la prévoyance des internes en médecine.

Pourquoi un médecin a-t-il besoin d'une prévoyance ?

La protection proposée par la Sécurité sociale et la CARMF a le mérite d’exister, mais elle reste insuffisante. La prévoyance vient justement combler ces manques et vous protège en cas de perte de revenus.

La garantie maintien de revenus assure le versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail. Elle complète les prestations de la Sécurité sociale et de la CARMF afin de préserver l’intégralité de vos revenus.

Vous bénéficiez également d’une garantie invalidité qui prévoit le versement d’une rente jusqu’à la retraite, y compris en cas d’invalidité partielle, une situation pour laquelle la CARMF n’apporte aucune couverture.

Enfin, un capital décès est prévu pour protéger votre famille en cas de décès prématuré.

Les principales garanties d’une prévoyance en quelques mots

Indemnités journalières : en cas d'arrêt de travail, des indemnités journalières vous sont versées pour compléter celles de la Sécurité sociale et de la CARMF.

Frais professionnels : si vous choisissez cette option, l’assureur vous verse des indemnités pour couvrir vos frais professionnels, c’est-à-dire toutes vos charges fixes comme les charges sociales, le loyer du cabinet ou le salaire de vos salariés.

Versement d’une rente invalidité jusqu’à la retraite : si vous devenez invalide de manière totale ou partielle, une rente vous est versée jusqu’à la retraite. Le barème utilisé pour calculer l’invalidité est un barème professionnel. Cette rente vient en complément de celle prévue par la CARMF en cas d’invalidité totale.

Capital décès : si vous décédez prématurément, un capital sera versé à votre famille. Le minimum est en général de 2 fois votre revenu annuel, 3 fois sur demande. Il est également possible d’ajouter une rente éducation pour protéger vos enfants, mais les médecins choisissent rarement cette option, car une allocation est déjà prévue par la CARMF.

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Exemple de garanties pour une prévoyance pour un médecin libéral

Gus est un courtier expert de la prévoyance des médecins

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Les points à connaître pour faire le bon choix

Comment fixer le montant des indemnités journalières ?

Je vous recommande de partir de votre revenu de l’année précédente. Si vous démarrez votre activité libérale, vous pouvez partir d’une estimation de revenus à un horizon de 24 mois.

Chez les médecins, la CPAM puis la CARMF versent chacune environ 50 % de votre revenu, sans baisse au 91e jour : la CARMF est la seule caisse de libéraux qui prend le relais en proportion du revenu. Avec 72 000 € de revenu par an, vous touchez environ 3 000 € par mois de la CPAM du 4e au 90e jour, puis environ 3 000 € par mois de la CARMF pendant trois ans. La prévoyance complète les 3 000 € restants.

Faut-il ajouter des frais professionnels ou frais généraux ?

L’option frais généraux vous permet de couvrir vos charges fixes comme le loyer, les charges sociales ou les salaires de vos collaborateurs. Le fonctionnement est assez similaire à la garantie maintien de salaire : en cas d’arrêt de travail et après le délai de franchise, des indemnités vous sont versées afin de couvrir vos charges fixes.

Selon les contrats, les indemnités frais généraux sont versées pendant 12 mois (Unim), 18 mois (Abeille) ou 2 ans (SwissLife, pour les médecins).

  • Si vous êtes en BNC, je vous recommande de mettre a minima le montant de vos charges sociales et du loyer de votre cabinet. Les charges sociales représentent à elles seules environ un tiers de votre revenu, et elles continuent de courir pendant l'arrêt.
  • Si vous êtes en micro-BNC, cette garantie n’est pas indispensable, car vous n’aurez pas à payer de charges sociales en cas d’arrêt.

Quel délai de franchise faut-il choisir ?

Le délai de franchise correspond à la période durant laquelle vous ne percevez aucune indemnité après un arrêt de travail. Ce délai s’applique à vos garanties maintien de salaire et frais généraux.

La durée de ce délai varie selon l’origine de votre arrêt. En cas d’accident ou d’hospitalisation, il est court (0 ou 3 jours). Pour un arrêt lié à une maladie, il est souvent plus long (15 ou 30 jours, parfois 7 jours selon les contrats).

Choisir une franchise courte peut sembler plus sécurisant, mais cela augmente nettement le coût de votre cotisation : environ +15 % pour la franchise 15 jours et +30 % pour la franchise 7 jours, par rapport à 30 jours. Or, une maladie dure soit moins de 7 jours et vous ne serez de toute manière pas couvert, soit plus de 30 jours si c’est une maladie grave. Finalement, peu de maladies durent entre 7 et 30 jours.

Je recommande donc la franchise 30 jours. Je conseille 15 jours dans quelques cas : un projet de grossesse (une grossesse pathologique dure souvent 3 à 8 semaines), un démarrage d'activité ou une trésorerie faible.

Voir notre article sur le délai de franchise en prévoyance.

Quel barème choisir pour l’invalidité ?

En tant que médecin, vous devez choisir le barème professionnel qui évalue votre invalidité en fonction de son impact sur votre capacité à exercer votre métier. D’ailleurs, il est important de vérifier que c’est la bonne spécialité qui est inscrite sur le contrat.

Il existe 2 méthodes pour calculer le barème professionnel. Chez SwissLife, vous pouvez choisir entre les 2 méthodes.

Sur la base d’une expertise (Abeille, SwissLife)

Un médecin expert évalue l’impact de votre réduction d’aptitude uniquement par rapport à votre métier actuel, sans tenir compte d’une éventuelle reconversion.

Sur la base de votre contrat (Unim, SwissLife)

Le taux d’invalidité est alors fixé en fonction d’un barème prévu dans les conditions générales de votre contrat. Ce barème attribue un taux d’invalidité spécifique à chaque situation.

Je n’ai pas de préférence arrêtée entre ces deux méthodes.

Comment est calculée la rente en cas d’invalidité partielle ?

Le seuil de déclenchement détermine le taux d’invalidité à partir duquel l’indemnisation démarre. Il est fixé à 16 % (SwissLife et Abeille) ou 10 % (Unim) pour les médecins.

Si votre invalidité est supérieure à 66 %, vous percevez 100 % de la rente inscrite au contrat. Entre le seuil et 66 %, vous touchez une rente partielle, et la formule change selon l’assureur. Chez Abeille et SwissLife, la rente est proportionnelle à votre taux divisé par 66 : à 33 % d’invalidité, vous touchez la moitié de la rente. Chez Unim, votre taux est divisé par 100 : à 33 %, vous touchez un tiers de la rente. C’est une partie de l’écart de prix entre ces contrats.

Vérifiez bien le montant de la rente invalidité. Il peut y avoir de grosses variations entre deux devis.

Comment fixer les garanties en cas de décès ?

En cas de décès prématuré, l'assureur verse un capital à votre famille ; vous pouvez choisir le bénéficiaire et le montant. Cette garantie est obligatoire. Le minimum est en général de 2 fois votre revenu annuel, 3 fois sur demande.

Il est possible d’ajouter une rente éducation, mais peu de médecins font ce choix, car la CARMF prévoit déjà une allocation pour vos enfants.

Comment fonctionne la sélection médicale ?

Pour souscrire votre prévoyance, vous devez d’abord remplir un questionnaire de santé. Dans ce questionnaire, l’assureur vous posera des questions sur vos antécédents.

Quand il parle d'antécédents, il fait référence par exemple à un arrêt de travail de plus de trois semaines sur les dix dernières années, à un accident avec risque de récidive, ou encore à une prise de médicaments sur une longue période. En résumé, l’assureur cherche à savoir si vous avez déjà eu des problèmes de santé sérieux.

Si vous n’avez aucun antécédent, la souscription sera simple et votre contrat pourra être mis en place immédiatement. Dans le cas contraire, la procédure peut se compliquer. L’assureur peut vous demander des documents médicaux et parfois même un rendez-vous chez un médecin pour compléter votre dossier. Une fois tous les éléments reçus, l’équipe médicale de l’assureur étudiera votre dossier. L’assureur vous proposera alors une offre définitive, qui pourra contenir des exclusions, une surprime ou, dans certains cas, un refus. Vous serez libre d’accepter ou de refuser cette proposition.

L’une des conséquences de cette sélection médicale est que, dès que vous avez des antécédents, il devient difficile de changer de prévoyance. Vous pouvez vous retrouver bloqué chez votre assureur actuel. C’est pourquoi il est préférable de choisir dès le départ un assureur solide et fiable.

Si vous débutez votre activité, assurez dès le départ le revenu que vous visez dans les deux ans. Cela vous permet de passer la sélection médicale une bonne fois pour toutes et de sécuriser ainsi une prévoyance avec de bonnes garanties, sans exclusion, pour toute votre carrière.

En effet, sachez que chaque fois que vous souhaitez augmenter vos garanties, vous devrez à nouveau passer par la sélection médicale.

Voir notre article sur la sélection médicale en prévoyance.

Qu’est-ce que la loi Madelin ?

Vous avez la possibilité de réduire le coût réel de votre prévoyance grâce à la loi Madelin, qui vous permet de déduire vos cotisations de vos charges professionnelles.

Le capital décès est un cas à part. Chez Abeille, il reste hors Madelin pour être versé à votre famille en une seule fois, sans impôt. Chez Unim, un capital décès passé en Madelin est versé sous forme de rente ; SwissLife l’intègre au Madelin tout en le versant en capital. Mon conseil : gardez le capital décès hors Madelin.

Si vous choisissez de déduire vos cotisations grâce à la loi Madelin, les indemnités que vous percevrez en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité seront réintégrées dans votre BNC. Cela signifie que vous paierez des cotisations sociales supplémentaires sur ces sommes.

Si vous êtes en micro-BNC, vous ne pouvez pas bénéficier de la loi Madelin : vous devrez payer les cotisations de votre poche.

Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.

Vous êtes médecin libéral et vous cherchez une prévoyance ? Vous pouvez demander une étude personnalisée sur notre site.

Les points à vérifier avant de signer

Quand un de mes clients a un problème avec sa prévoyance, c’est presque toujours sur l’un des sujets ci-dessous. Pour faire le bon choix, vous devez bien comprendre chacune de ces notions.

La prise en charge des maladies psychologiques

Au moment de choisir votre prévoyance, soyez toujours attentif à la prise en charge des maladies psychologiques. En effet, de nombreux contrats prévoient des restrictions sur ce point.

Ce sujet mérite toute votre attention : des chiffres publiés par la CARMF montrent que la première cause d’arrêt de travail longue durée, et même d’invalidité chez les médecins libéraux, ce sont les maladies psychologiques.

Par « maladie psychologique », les assureurs entendent les burn-out, la dépression et, plus largement, toutes les maladies sans cause physique clairement identifiée. Les restrictions peuvent prendre plusieurs formes. Par exemple, la MACSF indemnise les affections psychiques de façon dégressive.

Chez Unim, sans l’option Renfort Psy, les arrêts pour raison psychique sont indemnisés un an au maximum sur toute la durée du contrat, et l’invalidité d’origine psychique n’est pas couverte. L’option lève ces deux limites.

Chez SwissLife, un arrêt psychique n’est indemnisé qu’après au moins une nuit d’hospitalisation (cinq nuits pour l’invalidité). L’option de rachat maintient la moitié des indemnités sans hospitalisation.

Chez Abeille, les affections psychiques d’un médecin sont couvertes sans condition d’hospitalisation, après un délai d’attente de 12 mois. C’est l’une des raisons pour lesquelles je recommande ce contrat.

La prise en charge des maladies de dos

Le même sujet que pour la prise en charge des maladies psychologiques existe pour les maladies liées de près ou de loin à un problème de dos. Les assureurs parlent souvent de maladies dorso-lombaires.

Chez Abeille et SwissLife, le dos d’un médecin est couvert sans condition. Chez Unim, les pathologies du dos sont exclues, sauf opération pendant l’arrêt, à moins de prendre l’option Renfort Dos. Chez Unim, les options dos et psy ne se prennent qu’à l’adhésion, jamais après.

La prise en charge de la maternité

Les contrats de prévoyance ne couvrent pas le congé légal de maternité. Pendant cette période, vous êtes couverte par la Sécurité sociale, qui vous verse des indemnités pendant le congé maternité, ainsi qu’une allocation forfaitaire de repos maternel. La CARMF, elle, ne verse rien pour une grossesse ou ses suites.

La prévoyance sert à vous couvrir en cas de grossesse pathologique. Dans ce cas, c’est le délai de franchise maladie qui s’applique, 15 ou 30 jours selon votre choix. Sauf si vous êtes hospitalisée : dans ce cas, c’est la franchise hospitalisation qui entre en jeu.

Certains assureurs imposent toutefois des restrictions supplémentaires sur ce point. C’est le cas de SwissLife, qui ne couvre la grossesse pathologique que pour une liste fermée de huit complications. Je ne le propose pas aux médecins qui ont un projet de grossesse.

Il faut aussi être vigilant sur les délais d’attente : en règle générale, il ne faut pas être enceinte au moment de la souscription. Certains assureurs, comme La Médicale, imposent même un délai d’attente plus long.

Chez Abeille, la grossesse pathologique d’une femme médecin est couverte sans liste restrictive ; seules les 6 semaines avant et les 10 semaines après l’accouchement sont exclues. Unim ne prévoit aucune restriction propre à la grossesse.

Unim verse aussi une allocation de naissance (jusqu’à 1 500 €, après 12 mois d’adhésion, si vous exercez exclusivement en libéral). Je considère ce point comme accessoire et je n’en fais pas un critère de choix.

Plus de détails sur la prise en charge de la grossesse pathologique par la prévoyance.

La différence entre forfaitaire et indemnitaire

Il faut bien comprendre la différence entre forfaitaire et indemnitaire. Lorsqu’il y a des problèmes liés à la prévoyance, c’est souvent à cause de ce sujet.

En mode forfaitaire, l’assureur vous indemnise sur la base de ce qui est inscrit dans le contrat, sans vérifier vos revenus.

Dans le système indemnitaire, l’assureur vérifie vos revenus, et si le revenu assuré est supérieur à vos revenus réels, il vous indemnisera sur la base du revenu réel. Le système forfaitaire coûte en général un peu plus cher.

Pour les médecins, je recommande plutôt le système forfaitaire, car il vous permet de souscrire un contrat que vous n’aurez pas besoin de mettre à jour, même si vos revenus baissent. C’est un vrai avantage, car sinon, il faudrait repasser une sélection médicale à chaque mise à jour.

Le seul vrai inconvénient du forfaitaire est que si la protection sociale (CARMF ou Sécurité sociale) vous indemnise moins que prévu, la prévoyance ne compensera pas la différence. Elle versera uniquement le montant prévu au contrat.

Abeille et Unim sont forfaitaires pour les médecins. SwissLife ne contrôle pas vos revenus au moment du sinistre tant que le montant garanti reste sous 6 000 € par mois.

Plus de détails sur la différence entre forfaitaire et indemnitaire.

Les délais d’attente ou de carence

Le délai de carence correspond à la période qui suit votre souscription pendant laquelle vous ne pouvez pas encore bénéficier des garanties, même si vous avez déjà commencé à payer vos cotisations.

Chez Abeille et SwissLife, il est de 3 mois en cas de maladie et de 12 mois pour les maladies psychologiques : si une maladie se déclare pendant les 3 premiers mois, vous ne serez pas indemnisé, quelle que soit la durée de la maladie. Chez Unim, il n’y a aucun délai d’attente, même en maladie.

En revanche, vous êtes couvert immédiatement en cas d’accident.

Ce fonctionnement peut sembler contraignant, mais il protège les assureurs contre les souscriptions opportunistes, lorsque l’on sait déjà que l’on est malade.

Plus de détails sur le délai de carence en prévoyance.

Les sports à risque

Soyez vigilant aux sports à risque : certains sports sont exclus ou possèdent des plafonds d'indemnisation. SwissLife plafonne ses garanties à 1 M€ par événement, ce qui en fait l’un des contrats les plus souples sur ce point.

Si vous pratiquez un sport à risque (plongée, parapente, sports de combat…), dites-le-moi avant le devis : les listes d’exclusion diffèrent d’un assureur à l’autre.

Le mi-temps thérapeutique

En cas de reprise d’activité partielle après un arrêt de travail, il est utile de vérifier si votre contrat prévoit une indemnisation pour un mi-temps thérapeutique.

Il existe parfois des restrictions :

  • Versement pendant une durée maximale de 365 jours
  • Indemnisation uniquement si vous avez été préalablement en incapacité totale

Chez Unim, j’ajoute systématiquement l’option qui porte l’indemnisation du mi-temps thérapeutique de 180 à 365 jours.

Plus de détails sur le temps partiel thérapeutique en prévoyance.

Comment êtes-vous couvert sans prévoyance ?

Ce chapitre tient compte des évolutions de la CARMF en vigueur en 2026.

En tant que médecin, vous cotisez à la CARMF pour tout ce qui concerne la prévoyance : invalidité, décès ou arrêt de travail de plus de 90 jours. Pour les arrêts de travail plus courts, les frais de santé, ainsi que les congés maternité et paternité, c’est la Sécurité sociale qui intervient.

Votre protection en cas d’arrêt de travail

Pendant les 90 premiers jours, c’est la Sécurité sociale qui vous couvre.

À partir du 4ᵉ jour d’arrêt, vous percevez une indemnité journalière correspondant à 50 % de votre revenu annuel moyen des trois dernières années, dans la limite de 6 008 € par mois (montant 2026, révisé chaque année). Cette indemnité est versée par la CPAM.

Vous pouvez en bénéficier pendant 87 jours consécutifs au maximum, ou 360 jours sur une période de trois ans. Source : ameli.fr

À partir du 91ᵉ jour, la CARMF prend le relais.

Si votre arrêt se prolonge au-delà de 90 jours consécutifs, la CARMF prend le relais. Le montant de l’indemnité dépend de vos revenus non salariés de l’avant-dernière année. Source : carmf.fr

  • Si vos revenus sont inférieurs ou égaux à 48 060 €, vous percevez 1 975 € par mois.
  • Pour des revenus compris entre 48 060 € et 144 180 €, l’indemnité correspond à 50 % des revenus.
  • Au-delà de 144 180 €, vous recevez le plafond de 6 008 € par mois.

Votre protection en cas d’invalidité

Source CARMF

Si vous êtes reconnu en invalidité totale et définitive avant 62 ans, vous bénéficiez d’une pension annuelle, calculée à partir de votre revenu annuel le plus élevé des trois dernières années précédant la mise en place des droits.

Pour 2026 :

  • Si vos revenus sont ≤ 48 060 € : vous percevez une pension annuelle de 23 662 €.
  • Si vos revenus sont compris entre 48 061 € et 144 180 € : la pension varie selon votre revenu exact.
  • Si vos revenus sont ≥ 144 180 € : vous touchez une pension annuelle de 31 549 €.

Des majorations peuvent s’appliquer :

  • +35 % si vous êtes marié depuis plus de deux ans et que les ressources de votre conjoint n’excèdent pas 30 888 € par an.
  • +35 % si vous avez besoin de l’assistance d’une tierce personne.
  • +10 % si vous avez eu au moins trois enfants.

Ces majorations sont cumulables.

Vous recevez également une allocation annuelle de 8,6K€ par enfant à charge, jusqu’à 18 ans (ou 25 ans si l’enfant poursuit des études).

Votre protection en cas de décès

Source CARMF

En cas de décès, votre famille est couverte comme suit :

  • Un capital de 71 500 € est versé.
  • Votre conjoint survivant perçoit une allocation annuelle jusqu’à ses 60 ans, comprise entre 8 400 € et 16 800 €, majorée de 10 % si vous aviez au moins trois enfants.
  • Chaque enfant perçoit une allocation annuelle de 10 000 € si un seul parent est décédé, ou 17 000 € en cas de perte des deux parents.

Enfin, la Sécurité sociale verse également un capital décès de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus (2026).

Combien coûte une prévoyance pour les médecins ?

Les médecins que nous assurons paient en médiane 68 € par mois quand ils souscrivent avant 33 ans, 127 € entre 33 et 37 ans, 157 € entre 38 et 42 ans et 262 € à partir de 43 ans (cotisation de la première année, contrats en cours en septembre 2026).

Comment est fixé le prix d’une prévoyance ?

Le coût d’une prévoyance pour les médecins est déterminé par rapport à une multitude de facteurs. Les plus déterminants sont les revenus et l’âge.

  • Les revenus à assurer (maintien de salaire + frais généraux) : en toute logique, plus les revenus sont importants, plus les cotisations le sont. Si on multiplie le revenu assuré par 2 toutes choses égales par ailleurs, le coût est aussi multiplié par deux.
  • L’âge : l’autre variable la plus déterminante du prix est l’âge. Chez Abeille et SwissLife, la cotisation est recalculée chaque année selon votre âge : comptez environ +3 % par an jusqu’à 35 ans, +5 % par an de 35 à 50 ans, et plus de 6 % par an ensuite. Chez Unim, elle augmente par tranches d’âge (jusqu’à 34 ans, de 35 à 49 ans, de 50 à 54 ans…).
  • Autres variables : le code postal peut avoir un impact sur le prix chez certains assureurs, et si vous êtes fumeur, vous paierez environ 10 % de plus.

N’oubliez pas que le prix de la prévoyance augmente avec l’âge. Si vous êtes jeune médecin, il n’est pas très utile de regarder seulement le prix à la souscription : regardez plutôt comment les cotisations évoluent dans le temps.

Ce que paient réellement nos médecins

Voici la cotisation mensuelle de la première année des médecins que nous assurons, selon leur âge à la souscription (contrats en cours en septembre 2026, tous assureurs confondus). Chacun a choisi son revenu assuré et ses options : ce sont des repères, pas des devis.

  • Moins de 33 ans : 68 € par mois en médiane (la moitié paie entre 50 et 97 €), pour un revenu assuré médian de 4 000 € par mois.
  • 33 à 37 ans : 127 € par mois (entre 85 et 166 €), pour 6 000 € par mois assurés.
  • 38 à 42 ans : 157 € par mois (entre 121 et 171 €), pour 5 000 € par mois assurés.
  • 43 ans et plus : 262 € par mois (entre 192 et 325 €), pour 6 250 € par mois assurés.

Rapporté au revenu assuré, cela fait environ 15 € par mois pour 1 000 € assurés avant 33 ans, 21 € entre 33 et 37 ans et 29 € au-delà.

Exemple chiffré : le contrat Unim pour un généraliste

Tarifs Unim calculés en septembre 2026 pour un médecin généraliste installé depuis plus de 3 ans, non fumeur, qui gagne 72 000 € par an : indemnités de 105 € par jour du 31e au 1 095e jour d’arrêt (franchise maladie 30 jours), rente d’invalidité de 38 325 € par an dès 10 % d’invalidité (barème professionnel), capital décès de 60 000 €, options dos et psy incluses.

  • 30 ans : 89 € par mois
  • 40 ans : 139 € par mois
  • 50 ans : 184 € par mois

À 40 ans, le même contrat coûte 100 € par mois sans les options dos et psy, 161 € avec une franchise de 15 jours et 110 € avec un seuil d’invalidité à 33 %. Chez Unim, le tarif est le même pour un généraliste et un spécialiste. S’ajoute la cotisation associative Unim de 73 € par an. Tarifs indicatifs, à profil et garanties donnés, en septembre 2026.

Pour Abeille et SwissLife, la seule façon de comparer est un devis à garanties égales : je vous envoie les trois.

Quels sont les meilleurs contrats pour les médecins ?

Chez Gus Assurance, les contrats que nous distribuons le plus aux médecins sont ceux d’Abeille, de SwissLife et d’Unim. Sur nos 158 médecins assurés (septembre 2026), 129 ont choisi Abeille, 17 SwissLife et 11 Unim.

La prévoyance Senséo d’Abeille

Abeille est l’un des acteurs historiques du marché de la prévoyance, et son contrat Senséo figure parmi les plus populaires auprès des médecins libéraux.

C’est le contrat que je conseille le plus souvent aux médecins, et celui que nos clients médecins choisissent le plus. Voici pourquoi :

  • Une présence historique sur le marché : Abeille bénéficie d’une solide ancienneté, ce qui me laisse penser que cet assureur restera présent dans 20 ou 30 ans. Une prévoyance se garde souvent toute une carrière : la capacité de l’assureur à durer est donc un critère déterminant.
  • Une étude sérieuse des dossiers : Abeille est à mon avis l’assureur qui met le plus d’intelligence dans l’étude d’un dossier médical, et sa gestion des contrats est rigoureuse. En contrepartie, ses formalités médicales sont parmi les plus lourdes.
  • Des garanties complètes adaptées aux médecins : le contrat couvre les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, les frais généraux, une rente d’invalidité calculée selon un barème professionnel, prenant en compte l’impact de l’invalidité sur votre spécialité.
  • Dos et psy couverts sans condition : pour un médecin, les problèmes de dos et les affections psychiques sont couverts sans exigence d’hospitalisation (avec un délai d’attente de 12 mois pour le psy). La grossesse pathologique est couverte sans liste restrictive.
  • Le choix du forfaitaire : il évite les contrôles de revenus et les mises à jour fréquentes du contrat. C’est le mode que je recommande.
  • Des tarifs dans la moyenne du marché : les prix ne sont pas les plus bas. La cotisation est recalculée chaque année selon votre âge.

Vous pouvez également consulter notre test complet : prévoyance Abeille Senséo.

Vous pouvez remplir le formulaire afin de recevoir un devis détaillé d’Abeille.

La prévoyance Unim, une alternative intéressante

Unim est une association dédiée aux professions libérales, qui a développé une prévoyance en partenariat avec Allianz.

Unim couvre aussi les médecins installés en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, où Abeille ne propose que la garantie décès.

Le contrat Unim reprend les garanties classiques d’une prévoyance, avec toutefois quelques différences par rapport à celui d’Abeille :

  • Un barème professionnel contractuel : le calcul de l’invalidité se fait à partir d’un barème professionnel précisé dans le contrat, contrairement à Abeille qui utilise un barème basé sur une expertise médicale.
  • Une prise en charge de l’invalidité partielle dès 10 % : là où Abeille et SwissLife démarrent à 16 %. En contrepartie, la rente partielle est calculée sur votre taux divisé par 100, et non par 66.
  • Aucun délai d’attente : vous êtes couvert dès la signature, même en maladie.
  • Une allocation de naissance jusqu’à 1 500 € : versée après 12 mois d’adhésion si vous exercez exclusivement en libéral.
  • Des restrictions sur le dos et la psychologie : le contrat prévoit des limitations sur ces risques. Les options Renfort Dos et Renfort Psy les lèvent, à condition de les prendre à l’adhésion ; elles représentent environ 28 % de la cotisation.
  • Une évolution tarifaire par paliers : les cotisations n’augmentent pas chaque année, mais seulement lorsque vous passez à une tranche d’âge supérieure.
  • Pas d’exonération des cotisations pendant l’arrêt : la cotisation continue d’être appelée, en contrepartie d’une prestation majorée de 2,5 %.

En résumé, Unim est une alternative sérieuse, en particulier si vous voulez un seuil d’invalidité à 10 % ou si vous exercez hors de métropole. 11 de nos 158 médecins l’ont choisi (septembre 2026).

Voir notre article : prévoyance Unim

La prévoyance de SwissLife

SwissLife est également un acteur historique du marché de la prévoyance, avec un contrat apprécié des médecins.

Voici les principales différences par rapport à Unim et Abeille :

  • Un prix souvent intéressant en début de carrière : mais des cotisations qui augmentent beaucoup avec l’âge.
  • Un choix de barème : le contrat permet de choisir entre un barème professionnel contractuel et un barème basé sur une expertise médicale, offrant ainsi une certaine flexibilité selon les préférences de chacun.
  • Des restrictions sur la grossesse pathologique : seules huit complications sont couvertes. Je ne le propose pas aux femmes médecins qui ont un projet de grossesse.
  • Le psy sous condition d’hospitalisation : au moins une nuit pour un arrêt, cinq nuits pour l’invalidité ; le dos, lui, est couvert sans condition.
  • Pas de contrôle des revenus jusqu’à 6 000 € par mois : SwissLife ne contrôle pas vos revenus au moment du sinistre tant que le montant garanti reste sous 6 000 € par mois. Au-delà, les 6 000 premiers euros restent acquis, mais l’assureur peut ajuster le reste selon vos revenus réels.
  • Des frais généraux versés pendant 2 ans pour les médecins, contre 12 à 18 mois ailleurs.
  • Une sélection médicale longue quand vous avez des antécédents : c’est la plus lente parmi les assureurs avec lesquels je travaille.

En résumé, SwissLife est une bonne option pour un médecin sans projet de grossesse, surtout en début de carrière. 17 de nos 158 médecins l’ont choisi (septembre 2026), généralistes comme spécialistes.

Voir notre article : prévoyance SwissLife

Les autres assureurs

Parmi les autres acteurs reconnus sur le marché de la prévoyance des médecins, on retrouve également GPM (Groupe Pasteur Mutualité), La Médicale, la MACSF et Agipi en partenariat avec AXA.

Je ne les recommande pas aux médecins : la MACSF indemnise le psy de façon dégressive et couvre mal la grossesse pathologique ; La Médicale impose 12 mois d’attente pour le psy et 9 mois pour la grossesse ; GPM ne couvre pas les lombalgies « sans support organique constatable » ; Agipi augmente fortement ses cotisations chaque année et couvre mal la grossesse pathologique.

Vous pouvez consulter nos articles dédiés à chacun de ces contrats pour en savoir plus sur leurs spécificités.

Comment choisir un courtier pour sa prévoyance de médecin ?

Un courtier vous fait gagner du temps et évite les pièges des conditions générales. Pour le choisir, vérifiez quatre points :

  • Combien de médecins il assure. Demandez un chiffre daté. Nous assurons 158 médecins libéraux (septembre 2026).
  • Combien d’assureurs il compare, à garanties égales. Nous travaillons avec cinq assureurs ; pour un médecin, je compare Abeille, SwissLife et Unim.
  • S’il vous parle du dos, du psy et de la grossesse avant le prix. Ce sont eux qui font la différence le jour d’un sinistre.
  • Comment il est payé. Chez Gus, c’est gratuit pour vous : nous sommes rémunérés par l’assureur, aux mêmes prix qu’en direct, sans frais de courtage ni honoraires. Chaque devis part avec les mêmes garanties chez deux ou trois assureurs, et c’est vous qui choisissez.

Plus de détails dans notre guide courtier en prévoyance.

Vos questions, nos réponses

Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !

Comment bien choisir son assurance prévoyance ?

En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.

Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.

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Conseils prévoyance pour les médecins