Comment bien choisir sa prévoyance lorsque l’on est TNS ?

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Par

Clément Janicot

CEO de Gus Assurance

Publié le

29.9.2026

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Comme travailleur non salarié (TNS), vous êtes beaucoup moins bien couvert qu’un salarié. Si vous êtes artisan, commerçant, gérant majoritaire ou libéral non réglementé, la Sécurité sociale vous verse au plus 50 % de votre revenu en cas d’arrêt de travail, sans dépasser environ 2 000 € par mois, et votre famille ne touche qu’un capital de 9 612 € si vous décédez. Une prévoyance comble ce manque : elle maintient vos revenus en cas d’arrêt de travail, vous verse une rente en cas d’invalidité et un capital à vos proches en cas de décès.

Nos 750 clients TNS (hors auto-entrepreneurs) paient en médiane 85 € par mois pour 3 500 € de revenu assuré (septembre 2026). Tous les chiffres de cet article viennent de nos clients et des devis que nous avons réalisés.

Vous êtes TNS et vous cherchez une prévoyance ? Remplissez le formulaire sur notre site : je compare pour vous les contrats de nos cinq assureurs partenaires, à garanties égales, et je vous envoie des devis.

Quelles sont les meilleures prévoyances pour les TNS en 2026 ?

Le bon contrat dépend de votre statut et de votre métier

Il n’y a pas de meilleur contrat dans l’absolu : le bon contrat dépend de votre statut, de votre métier et des garanties dont vous avez besoin. Voici chez quel assureur sont nos clients TNS :

Chez quel assureur sont nos clients TNS, selon leur statut ?

750 TNS assurés par Gus Assurance, septembre 2026. Part des assurés de chaque statut.

Gérants de SARL, EURL, EIRL (329)

Abeille 38 %April 37 %SwissLife 13 %Hodeva 12 %

Professions libérales (232)

Abeille 38 %Unim 25 %Hodeva 23 %SwissLife 9 %April 6 %

Professions médicales et paramédicales (176)

Abeille 67 %Unim 16 %SwissLife 11 %Autres 5 %

Contrats en cours, hors auto-entrepreneurs et dirigeants de SAS et SASU. Ces parts montrent ce que choisissent nos clients, pas un classement des contrats.

Après avoir vendu beaucoup de contrats depuis que j’ai lancé mon activité de courtier prévoyance, voici ce que je retiens de chacun :

  • Le contrat Abeille Solution Prévoyance Pro contient tout ce qu’il faut pour les artisans, les commerçants, les gérants et les libéraux non réglementés. J’ai confiance en ce contrat, qui contient peu de bizarreries dans les conditions générales. Son prix est fixé selon votre âge à l’adhésion : il ne remonte pas chaque année avec l’âge. C’est aussi, à mon avis, l’assureur qui met le plus d’intelligence dans l’étude d’un dossier avec des antécédents de santé.
  • La prévoyance de SwissLife a de bons prix pour certains métiers et pour les jeunes, mais les cotisations augmentent beaucoup avec l’âge et le contrat couvre mal la grossesse pathologique. La sélection médicale est très longue si vous avez des antécédents.
  • Le contrat prévoyance d’April offre beaucoup de modularité, des prix attractifs pour certains âges ou professions, des franchises courtes et la possibilité de prendre un contrat en âge à l’adhésion pour éviter l’augmentation annuelle liée à l’âge.
  • La prévoyance d’Hodeva est une alternative très intéressante. Les prix sont très attractifs pour certains métiers, notamment chez les paramédicaux.
  • La prévoyance d’Unim, un contrat associatif développé avec Allianz, est réservée aux professions libérales et très présente chez les professions de santé. Elle indemnise de façon forfaitaire.
750 TNS sont assurés par Gus Assurance (septembre 2026). Gagnez du temps et profitez d’un rendez-vous gratuit : je vous explique les subtilités d’une prévoyance TNS, puis je vous envoie plusieurs devis adaptés à vos besoins.

Qui sont ces différents acteurs ?

Abeille : une mutuelle qui fait 15 Md€ de chiffre d’affaires, spécialiste historique de la prévoyance. 339 de nos clients TNS (45 %).

April : un des leaders du marché depuis cinq ans (600 M€ de chiffre d’affaires). 139 de nos clients TNS (19 %).

Hodeva : une PME rigoureuse et efficace. Pas trop d’outils, mais très réactive. 102 de nos clients TNS (14 %).

Unim : une association de prévoyance pour les professions libérales, dont le contrat est assuré par Allianz. 86 de nos clients TNS (11 %).

SwissLife : un des leaders historiques de ce marché. 83 de nos clients TNS (11 %).

Quelles sont les garanties d’une prévoyance TNS ?

Les garanties d’une prévoyance pour les travailleurs non salariés sont communes à tous les contrats de prévoyance. Certaines font partie d’un socle obligatoire tandis que d’autres sont proposées en option.

La garantie maintien de salaire : versement d’indemnités en cas d’arrêt de travail

En cas d’arrêt de travail, la prévoyance vous verse des indemnités journalières en complément de ce qui est prévu par la Sécurité sociale. La durée de l’indemnisation est de 3 ans.

Par ailleurs, il faut faire bien attention aux points suivants :

  • Le délai de franchise : la période avant que les indemnités ne commencent à être versées. Il est plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0 à 3 jours) qu’en cas de maladie (7, 15 ou 30 jours). Je conseille 30 jours en maladie : un arrêt maladie dure soit moins d’une semaine, soit plus d’un mois s’il est sérieux. Je passe à 15 jours dans quelques cas : un projet de grossesse, un démarrage d’activité ou une trésorerie trop juste pour tenir un mois. Passer de 30 à 15 jours coûte en médiane 17 % de plus sur nos devis.
  • Les problèmes de dos et les affections psychologiques : sans option, la plupart des contrats ne les indemnisent qu’en cas d’hospitalisation (de 24 heures à plusieurs jours selon le contrat), ce qui est rare. Une option lève cette condition ; elle coûte en général 15 à 25 % de plus. Certains contrats couvrent déjà le dos sans condition.

La garantie invalidité

La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente jusqu’à la retraite si vous ne pouvez plus travailler. Cette garantie est très importante, car vous êtes mal couvert par la Sécurité sociale en cas d’invalidité.

Sur la partie invalidité, ce qui est important, c’est de choisir un barème qui correspond à votre métier. Le barème permet de calculer votre taux d’invalidité. La rente est déterminée en fonction du degré d’invalidité.

Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à exercer votre métier. Il est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique, comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème, un chirurgien qui ne peut plus opérer est considéré invalide à 100 %.

Le barème fonctionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de votre capacité à réaliser les tâches de la vie quotidienne, sans tenir compte de votre métier. Je le déconseille s’il est utilisé seul.

Pour les métiers intellectuels, le barème croisé, qui combine les barèmes fonctionnel et professionnel, est souvent suffisant. Il est moins favorable que le barème professionnel.

Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Je vous conseille un seuil de 20 % ou 33 % (16 % pour les professions médicales). Le seuil à 66 % n’est pas assez protecteur : avec une invalidité inférieure à 66 %, vous ne toucheriez rien. Descendre de 33 % à 16 ou 20 % coûte 7 à 14 % de plus.

Les garanties en cas de décès

Le capital décès (obligatoire)

La prévoyance verse à votre famille un capital si vous décédez prématurément. Cette garantie est imposée par les assureurs. Le montant minimum est en général de 2 fois le revenu annuel assuré, 3 fois sur demande, et vous pouvez l’augmenter si vous le souhaitez. Passer de 2 à 3 fois le revenu annuel ne coûte qu’environ 4 % de plus.

La garantie rente éducation (option)

La garantie rente éducation protège vos enfants en cas de décès. La rente est versée jusqu’à ce que les enfants atteignent un certain âge (par exemple 25 ans) ou un niveau d’études déterminé (par exemple, jusqu’à la fin des études supérieures). Son montant est fixé par enfant, souvent en pourcentage du revenu assuré, et augmente avec l’âge de l’enfant. Pour une rente de 1 000 € par mois une fois l’enfant étudiant (moins quand il est plus jeune), comptez de l’ordre de 10 à 15 € par mois avant 35 ans. Ensuite, l’écart entre contrats se creuse : à 40 ans, de 13 à 34 € par mois selon l’assureur (septembre 2026).

La garantie conjoint (option)

La rente conjoint prévoit le versement d’une rente au conjoint (ou au partenaire lié par un Pacs ou au concubin désigné dans le contrat). Le montant de la rente est fixé à la souscription. Dans certains contrats, le versement est prévu jusqu’aux 65 ans du conjoint et dans d’autres jusqu’à son décès. Cette garantie n’est pas proposée par tous les assureurs et elle est très coûteuse. Peu de nos assurés la demandent : plutôt qu’une petite rente de conjoint, je conseille en général d’augmenter le capital décès, plus simple et non fiscalisé.

L’option frais généraux

L’assurance frais généraux verse une indemnité pour payer vos charges professionnelles fixes (loyer, comptable, salaires) et vos cotisations sociales, qui continuent de courir pendant l’arrêt. Si vous exercez en société, l’indemnité est versée à votre société.

Je vous recommande d’assurer environ un tiers de votre revenu assuré, plus vos charges fixes réelles : pour 3 000 € assurés et 500 € de loyer, 1 000 + 500 = 1 500 € par mois. En micro-entreprise, vos cotisations sociales sont calculées sur votre chiffre d’affaires : sans activité, vous n’en payez presque pas, et la garantie ne sert qu’à couvrir vos charges fixes.

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Comment les TNS sont-ils couverts par la Sécurité sociale ?

L’intérêt d’un contrat de prévoyance est de compléter la couverture du régime obligatoire. Mais quelle est cette couverture ?

Quelle couverture des TNS par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail ?

Vous pouvez percevoir des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale sous certaines conditions :

  • être affilié à un régime obligatoire de Sécurité sociale pour une activité professionnelle depuis au moins 1 an ;
  • être en activité ou en maintien de droit au moment où l’incapacité de travail est constatée, et avoir un arrêt de travail prescrit par un médecin.

Le montant des indemnités est égal à 1/730 du revenu d’activité annuel moyen des 3 dernières années, soit 50 % de votre revenu. Le montant maximum de l’indemnité est de 65,84 € par jour (environ 2 000 € par mois), avec un délai de carence de 3 jours en 2026. Exemple : si vous gagnez 3 000 € par mois, vous toucherez environ 1 480 € par mois.

Les indemnités journalières maladie sont versées au travailleur indépendant dans la limite de 360 indemnités journalières sur 3 ans.

Si vous exercez une profession libérale réglementée (médecin, kinésithérapeute, infirmier, psychologue…), c’est la CPAM qui vous indemnise du 4e au 90e jour d’arrêt. Ensuite, votre caisse de retraite prend parfois le relais (CARMF, CARPIMKO…), avec des montants très variables ; à la CIPAV, rien n’est versé après le 90e jour. Les avocats ont leur propre régime.

Quelle couverture des TNS par la Sécurité sociale en cas d’invalidité ?

En France, la couverture en cas d’invalidité pour les travailleurs non salariés (TNS) par la Sécurité sociale est limitée.

  • En cas d’accident ou de maladie d’origine non professionnelle :

La pension n’est versée que si votre capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers. Elle est de 30 % de votre revenu moyen en invalidité partielle (1 201,50 € par mois au plus) et de 50 % en invalidité totale, sans dépasser 2 002,50 € par mois.

Les prestations invalidité sont versées jusqu’à l’ouverture des droits à la retraite de l’assuré.

  • En cas d’accident ou de maladie d’origine professionnelle :

Le régime de protection sociale des TNS ne prend pas en charge les accidents du travail (y compris les trajets domicile-travail) ni les maladies professionnelles. Pour bénéficier de cette assurance facultative, vous devez contacter l’Assurance maladie et demander à adhérer à l’assurance volontaire AT/MP. Elle ne prévoit pas d’indemnités journalières particulières et ne remplace pas une prévoyance.

Quelle couverture des familles de TNS par la Sécurité sociale en cas de décès ?

Le montant du capital versé par la Sécurité sociale aux bénéficiaires en cas de décès d’un TNS cotisant est de 9 612 € en 2026 (plus 2 403 € par enfant).

Quelle couverture financière par la Sécurité sociale pour le conjoint survivant d’un TNS ?

Le conjoint d’un travailleur non salarié (TNS) décédé avant l’âge de la retraite peut toucher une partie de la retraite que le TNS aurait perçue : c’est la pension de réversion, en général égale à 54 % de cette retraite.

Mais attention, il y a plusieurs conditions :

  • La vie commune ne suffit pas. Il faut avoir été marié(e) avec le TNS décédé (certains régimes exigent une durée minimale de mariage).
  • L’ouverture des droits à la réversion n’est possible que lorsque le conjoint survivant a atteint un certain âge (souvent autour de 55 ans).
  • Le conjoint survivant ne doit pas dépasser des plafonds de ressources (autour de 20 000 € par an sans enfant à charge).
💡 On voit bien l’importance de l’assurance capital décès pour un TNS. Si un TNS décède avant l’âge de la retraite sans avoir souscrit de prévoyance, sa famille perd la plupart de ses revenus (au moins jusqu’à ce que le conjoint atteigne 55 ans), ce qui peut la mettre dans une situation très compliquée.

Au contraire, en fonction de la convention collective ou de l’accord de branche, les entreprises sont dans l’obligation de proposer une prévoyance décès à leurs salariés (et de verser par exemple 3 fois le salaire annuel de référence à la famille).

La fiscalité d’une prévoyance TNS

Retrouvez plus de détails dans notre article dédié au traitement fiscal et social des prestations d’une prévoyance Madelin.

Quelles déductions fiscales permet la loi Madelin ?

En proposant des avantages fiscaux, la loi Madelin encourage les TNS à souscrire un contrat de prévoyance pour pallier les insuffisances du régime de base.

En effet, les TNS peuvent déduire de leur revenu imposable les cotisations de leur prévoyance Madelin.

💡 Attention, la loi Madelin n’est applicable que si vous êtes TNS au régime réel : elle ne s’applique pas en micro-entreprise. Pensez bien à vérifier votre statut et les conditions d’éligibilité.

Les cotisations se déduisent comme n’importe quelle charge : l’économie dépend de votre tranche d’imposition et de vos cotisations sociales. Plus votre revenu est élevé, plus la déduction réduit le coût réel de votre prévoyance.

Les cotisations du capital décès sont elles aussi déductibles. Mais selon les contrats, un capital décès passé en Madelin peut être versé sous forme de rente imposable plutôt qu’en capital : j’y reviens plus bas.

Quel est le plafond de déductibilité des cotisations prévoyance ?

Le plafond de déduction fiscale pour la prévoyance est commun avec celui de la mutuelle. En 2026, il s’élève à 3,75 % du revenu professionnel auquel s’ajoutent 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (3 364 €), dans la limite de 11 534 €.

Pour un bénéfice de 50 000 € par an, cela donne : 1 875 € + 3 364 € = 5 239 € par an, ce qui vous permet de déduire 437 € de cotisations prévoyance et mutuelle par mois.

À noter : il n’y a pas de décalage pour le calcul du plafond de prévoyance. Il s’effectue par rapport au revenu de l’année N.

Les rentes issues d’une assurance prévoyance Madelin sont imposables

Les indemnités sont imposables : elles doivent être intégrées dans le revenu professionnel. Cela signifie que vous paierez à la fois les charges sociales et l’impôt sur le revenu.

Les rentes invalidité, conjoint, éducation et les rentes en cas de décès sont imposables dans la catégorie des pensions.

Les rentes et indemnités issues d’une assurance prévoyance hors cadre Madelin ne sont pas imposables

En général, les rentes et indemnités issues d’une assurance prévoyance hors cadre Madelin sont exonérées d’impôt. La règle à retenir est que si la prévoyance ne prévoit pas de déduction d’impôts à la base (ce qui est le cas des prévoyances hors cadre Madelin), elle offre en contrepartie des indemnités non imposables.

Certains TNS décident de ne pas utiliser leur avantage fiscal Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sur les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.

Quelle fiscalité pour l’assurance décès ?

Le capital décès reçu par les bénéficiaires désignés au contrat ne provient pas du patrimoine de l’assuré et il échappe aux droits de succession.

Si la part décès des cotisations est passée en Madelin, certains contrats versent le capital sous forme de rente, imposable pour votre famille. D’autres gardent le capital décès hors Madelin, justement pour le verser en une fois, sans impôt. Mon conseil : gardez le capital décès hors Madelin, pour que votre famille reçoive un capital non fiscalisé.

Mes conseils pour bien choisir votre prévoyance

Avant de signer, vérifiez les points sur lesquels les contrats diffèrent le plus :

  • la prise en charge des problèmes de dos et des affections psychologiques ;
  • l’exclusion ou la limitation de garanties de certains sports à risque comme les sports de combat, aériens, nautiques ou de montagne. Voir notre article sur les exclusions dans les contrats de prévoyance ;
  • la prise en charge de la grossesse pathologique. Voir notre article sur la prise en charge par la prévoyance de la grossesse ;
  • la différence entre les contrats indemnitaires, qui complètent les indemnités de la Sécurité sociale jusqu’au revenu assuré, et les contrats forfaitaires, qui versent le montant prévu quoi que verse la Sécurité sociale ;
  • les délais de carence : période d’attente durant laquelle les garanties souscrites ne sont pas encore en vigueur ;
  • la méthode de calcul du taux d’invalidité et la prise en compte ou non d’une possible reconversion professionnelle.

Comment se passe la sélection médicale ?

La sélection médicale est un processus par lequel l’assureur évalue les risques liés à l’état de santé de l’assuré potentiel avant de lui accorder un contrat de prévoyance. L’assureur peut ajuster le prix des cotisations en fonction des résultats de l’évaluation médicale. Voir notre article plus complet : prévoyance et sélection médicale.

Le processus de sélection médicale diffère selon les assureurs, mais il démarre toujours par un questionnaire médical.

  • Ce questionnaire porte sur l’état de santé général, le tabagisme, les antécédents médicaux, les traitements en cours et les éventuels problèmes de santé passés ou présents.
  • Selon les informations fournies dans le questionnaire médical et si le niveau de garanties souhaité est élevé, l’assureur peut demander à l’assuré de passer un examen médical. Cet examen peut inclure des tests sanguins, des examens de la pression artérielle, des analyses d’urine ou d’autres examens en fonction des antécédents médicaux de la personne. L’assureur peut également demander des rapports médicaux supplémentaires aux médecins traitants.
  • Après avoir examiné les informations fournies dans le questionnaire médical et les résultats des examens médicaux, l’assureur évalue le niveau de risque et peut décider d’augmenter le tarif par rapport au tarif « normal ». Dans certains cas extrêmes, il peut refuser de vous assurer (ou proposer une surprime tellement élevée que vous ne pouvez pas adhérer).

Les assureurs sont très attentifs au moindre problème de santé. Dans mes dossiers, je constate les tendances suivantes :

  • en cas d’antécédents de santé, les assureurs imposent au minimum une augmentation de tarif. J’ai vu récemment un assureur augmenter le prix des cotisations uniquement parce que le rapport poids/taille de l’assuré était un peu élevé ;
  • dès que le problème de santé est un peu plus grave, il faut s’attendre à un refus de l’assureur ou à des exclusions de garanties.

Si vous avez des antécédents importants, ne vous arrêtez pas à un premier refus : les assureurs n’étudient pas les dossiers de la même façon. Et souscrivez tant que vous êtes en bonne santé : un problème de santé ferme souvent la porte à un changement d’assureur.

Notez que les prévoyances sans exclusion ou les prévoyances sans questionnaire médical n’existent pas.

Comment obtenir un devis pour une prévoyance TNS ?

Chaque contrat a ses particularités, et des devis ne se comparent qu’à garanties égales.

Pour obtenir un devis prévoyance en ligne et un comparatif, vous pouvez passer par un courtier spécialisé, qui vous aidera à trouver un contrat adapté à vos besoins.

Chez Gus, notre méthodologie est la suivante :

  • vous remplissez notre formulaire, qui comprend des questions assez détaillées pour me permettre de bien comprendre votre situation ;
  • généralement, je vous contacte dans la foulée par email afin de vérifier quelques points avec vous (par exemple la méthode que vous avez utilisée pour calculer le revenu à assurer) ;
  • je compare ensuite les contrats de nos cinq assureurs, à garanties égales, pour trouver celui qui vous correspond ;
  • je vous envoie plusieurs devis par email, que je vous présente à l’oral ;
  • on ajuste les différentes offres ensemble en modifiant le paramétrage de tel ou tel produit ;
  • après avoir rempli le questionnaire de santé, vous signez totalement à distance grâce à la signature électronique.

Combien coûte une prévoyance TNS ?

Nos clients TNS paient en médiane 85 € par mois, pour un revenu assuré médian de 3 500 € par mois. La moitié d’entre eux paie entre 54 et 129 € par mois (septembre 2026). Ces cotisations mêlent des âges, des métiers et des garanties différents. Pour voir l’effet de l’âge et du revenu assuré seuls, voici le prix d’une même prévoyance chez deux de nos assureurs partenaires.

Prix d’une même prévoyance selon l’âge, pour 3 000 € assurés par mois

Gérant de SARL dans un métier de bureau, non-fumeur, franchise 30 jours, invalidité dès 33 %, capital décès minimum, sans option. Tarifs de deux de nos assureurs partenaires, septembre 2026.

25 ans

33 à 41 €

30 ans

33 à 41 €

35 ans

41 à 48 €

40 ans

56 €

45 ans

70 €

50 ans

86 à 88 €

55 ans

100 à 109 €

60 ans

141 €

Cotisation mensuelle de la première année. Indicatif : votre tarif dépend de votre profil et de vos garanties.

L’âge pèse le plus : le prix double presque entre 35 et 50 ans, et il est multiplié par 2,5 entre 40 et 60 ans. C’est pourquoi je conseille de souscrire tôt.

Prix d’une même prévoyance selon le revenu assuré, à 40 ans

Gérant de SARL dans un métier de bureau, non-fumeur, franchise 30 jours, invalidité dès 33 %, capital décès minimum, sans option. Tarifs de deux de nos assureurs partenaires, septembre 2026.

2 500 € par mois

47 €

3 000 € par mois

56 €

3 500 € par mois

66 €

4 000 € par mois

75 €

5 000 € par mois

94 à 100 €

6 000 € par mois

113 à 125 €

7 000 € par mois

132 à 150 €

Cotisation mensuelle de la première année. Indicatif : votre tarif dépend de votre profil et de vos garanties.

Jusqu’à 4 000 € par mois, le prix est presque proportionnel au revenu assuré : comptez environ 19 € de plus par tranche de 1 000 €. Au-delà, l’écart entre contrats se creuse, car chacun tarifie différemment les hauts revenus. Votre métier compte aussi : un métier physique coûte nettement plus cher qu’un métier de bureau.

Pour le détail par âge, par métier et garantie par garantie, voir notre article : combien coûte une prévoyance maintien de salaire ?

Voir aussi notre article sur la prévoyance des gérants majoritaires (EURL, SARL).

Quelle prévoyance en fonction de votre métier ?

Le statut de TNS regroupe de nombreux métiers. Vous pouvez retrouver nos articles rédigés spécifiquement pour les professions libérales suivantes :

Nous avons aussi un article sur la prévoyance pour les auto-entrepreneurs.

Comment résilier sa prévoyance TNS ?

Une prévoyance se résilie à son échéance annuelle, avec un préavis de 2 mois. Pour la plupart des contrats, l’échéance est au 31 décembre : envoyez votre demande avant le 31 octobre. Certains contrats (SwissLife, Abeille Solution Prévoyance Pro) se résilient à la date anniversaire de la signature. En dehors de l’échéance, vous pouvez résilier si vous cessez votre activité ou si vous devenez salarié. Si vous changez de contrat, ne résiliez l’ancien qu’après avoir été définitivement accepté par le nouvel assureur.

Il faut aussi savoir que, dans le cadre de la loi Evin, l’assureur ne peut résilier votre contrat que pendant les 2 premières années, par exemple si vous avez eu des arrêts de travail répétés, et jamais pendant que vous êtes indemnisé. Ensuite, il ne peut plus le résilier que pour non-paiement ou fausse déclaration.

Un TNS est-il couvert lorsqu’il lance son activité et qu’il touche le chômage ?

Si vous étiez salarié avant de lancer votre activité, la prévoyance de votre ancien employeur peut continuer à vous couvrir. Lorsque le contrat de travail prend fin et que le salarié a droit à l’indemnisation chômage, il profite du maintien gratuit de sa couverture prévoyance pour une durée maximale de 12 mois (on parle de portabilité prévoyance). En revanche, si le salarié part à la retraite ou quitte son emploi pour une raison ne permettant pas une indemnisation par France Travail, les garanties de prévoyance de l’entreprise ne sont plus applicables.

La mutuelle des TNS

Pour un TNS, choisir sa prévoyance est aussi souvent l’occasion de changer de mutuelle santé. De nombreux assureurs spécialistes de l’assurance des indépendants proposent des réductions aux professions libérales en cas de souscription à une mutuelle et une prévoyance. La réduction, autour de 10 % des cotisations, n’est pas négligeable.

Cependant, je ne recommande pas de prendre la mutuelle et la prévoyance chez le même assureur. En effet, l’assureur a accès à beaucoup d’informations sur la partie mutuelle et cela pourrait vous desservir en cas de conflit avec l’assureur. Je pense notamment au cas d’un assuré qui reprendrait la cigarette en ayant oublié de prévenir son assureur et qui achèterait des patchs dans un second temps. L’assureur pourrait avoir accès à cette information et ne pas indemniser l’assuré pour cause de questionnaire de santé faussé. Voir notre article sur la mutuelle des professions libérales.

Vos questions, nos réponses

Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !

Comment bien choisir son assurance prévoyance ?

Si vous êtes indépendants (TNS, profession libérale, auto-entrepreneur) souscrire une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’incapacité temporaire de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise.

Pas d’inquiétude Gus vous accompagne pour monter en compétence sur le sujet et vous aide à trouver la prévoyance qu’il vous faut.

Demandez des devis prévoyance en ligne sur notre site, et nous vous proposerons une sélection des meilleurs contrats. Si le contrat vous convient nous vous aideront à souscrire en ligne.

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