
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
En tant que libéral, vous êtes indemnisé par la Sécurité sociale pendant les trois premiers mois d’un arrêt de travail : la moitié de votre revenu moyen des trois dernières années, à partir du 4e jour, dans la limite de 197,51 € par jour. Ensuite, tout dépend de votre caisse : certaines prennent le relais, d’autres ne versent plus rien. Une prévoyance pour les professions libérales complète ces montants avec trois garanties : arrêt de travail, invalidité et décès, pour vous protéger et protéger votre famille.
En tant que courtier spécialisé, nous échangeons quotidiennement avec des professions libérales et constatons la difficulté à s’y retrouver. Les contrats paraissent semblables au premier regard, mais en y regardant de plus près, on découvre des subtilités et des pièges à éviter.
Vous êtes libéral et vous cherchez une prévoyance ? Le plus simple est de faire une demande de devis sur notre site. Nous vous enverrons des devis et nous vous proposerons un rendez-vous gratuit pour tout vous expliquer. Pourquoi ne pas en profiter ?
Une prévoyance comprend trois garanties (arrêt de travail, rente invalidité, capital décès). La première garantie est le versement d’indemnités en cas d’arrêt de travail.
En cas d’arrêt de travail, vous êtes couvert par la Sécurité sociale pendant les 90 premiers jours (sauf si vous venez de lancer votre activité), puis c’est votre caisse (CARPIMKO, CARMF, CARCDSF…) qui prend le relais à partir du 91e jour. Attention, certaines caisses, dont la CIPAV (psychologues, ostéopathes), ne versent pas d’indemnités.
💡 À partir d’un an d’affiliation, la Sécu vous verse des indemnités calculées sur la moyenne des revenus libéraux des 3 dernières années. La Sécu vous verse 50 % de vos revenus dans la limite de 6 008 € par mois (chiffres 2026, source : ameli.fr). Une prévoyance est encore plus importante si vous avez moins de 3 ans d’ancienneté.
Les avocats ont un régime à part : ils ne relèvent pas de ce dispositif de la Sécurité sociale. Leur barreau puis la CNBF leur versent 90 € par jour à partir du 16e jour d’arrêt et jusqu’à trois ans, quel que soit leur revenu.
Au-delà de 90 jours, seules 4 caisses prévoient des indemnités journalières au titre de l’incapacité temporaire.
💡 Toutes les caisses ne vous couvrent pas en cas d’arrêt de travail.
Les caisses ci-dessous ne versent rien après 90 jours.
La prévoyance verse des indemnités en complément de la protection sociale pour vous permettre de maintenir un revenu assuré.
Les assureurs exigent une cohérence entre votre revenu réel et votre revenu assuré. Pour une profession libérale, ce revenu correspond à votre BNC (CA − charges). Il est conseillé de vous assurer sur cette base, bien que vous puissiez choisir un montant moindre pour réduire vos cotisations.
Si vous débutez, assurez une estimation de votre revenu. La Sécurité sociale ne verse rien pendant vos 12 premiers mois d’affiliation : la prévoyance est alors votre seule protection.
Les indemnités sont versées pendant trois ans, à partir du 4e jour en cas d’accident ou d’hospitalisation, et à partir de 30, 15 ou 7 jours en cas de maladie.
Cette garantie peut aussi être appelée maintien de revenus ou ITT (incapacité temporaire totale de travail).
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La seconde garantie d’une prévoyance, c’est la rente invalidité, qui prévoit le versement d’une rente jusqu’à la retraite en cas d’invalidité totale ou partielle.
💡 Aucune caisse ne verse de rente en dessous de 66 % d’invalidité, et les montants sont faibles.
Sécurité sociale : pour les libéraux non réglementés, la pension n’est versée qu’à partir de deux tiers d’incapacité : 30 % ou 50 % du revenu moyen, dans la limite d’environ 1 200 ou 2 000 € par mois.
Caisses : les garanties d’invalidité sont propres à chaque caisse. La CARPIMKO, la CIPAV, la CAVEC et la CARPV versent une rente partielle entre 66 et 99 % d’invalidité ; la CARMF, la CARCDSF, la CAVP et la CPRN seulement en cas d’invalidité totale.
La protection sociale des libéraux en cas d’invalidité est faible : c’est la garantie la plus importante de votre prévoyance.
Le taux d’invalidité peut être calculé avec un barème croisé ou un barème professionnel. Le barème croisé prend en compte l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler et sur votre vie fonctionnelle, formant ainsi un tableau à double entrée.
Le barème professionnel prend en compte uniquement l’impact de votre invalidité sur votre travail. Ce barème est plus favorable et plus adapté pour les métiers physiques.
Le barème professionnel est indispensable pour les professions libérales médicales et paramédicales.
Difficile de dire lequel de ces deux barèmes est le plus avantageux : je n’en fais pas un critère de choix.
Si vous êtes invalide à plus de 66 %, vous recevez 100 % de la rente prévue au contrat. Entre 33 % et 66 % d’invalidité, vous touchez une rente partielle, le plus souvent calculée ainsi : taux d’invalidité / 66 %. Par exemple, si votre invalidité est de 33 %, vous recevez 50 % de la rente. Certains contrats divisent par 100 : à 33 % d’invalidité, vous recevez alors 33 % de la rente.
Attention à la distinction indemnitaire vs forfaitaire sur le calcul de la rente. Le forfaitaire n’est pas forcément le plus protecteur.
Voir notre article : Prévoyance forfaitaire ou indemnitaire ?
En dessous de 33 % d’invalidité, vous ne touchez pas de rente. Toutefois, vous pouvez abaisser le seuil de déclenchement en option : à 20 % selon les contrats, et jusqu’à 10 ou 16 % pour les professions médicales et paramédicales.
Certaines caisses comme la CARMF, la CARPIMKO, la CARCDSF ou encore la CIPAV prévoient le versement d’une rente pour les enfants si vous décédez prématurément. Certaines caisses versent même un capital décès (CARMF, CARCDSF).
En cas de décès prématuré, l’assureur verse un capital à votre famille ; vous pouvez choisir le bénéficiaire et le montant. Cette garantie est obligatoire : le minimum est en général de 2 fois le revenu annuel, 3 fois sur demande.
En Madelin, selon les contrats, le capital décès entre ou non dans la part déductible : certains le laissent hors Madelin pour qu’il soit versé à votre famille en capital, sans impôt.
La rente éducation est une option de prévoyance qui garantit le versement d’une somme d’argent à vos enfants en cas de décès. Cette rente vise à couvrir les frais de scolarité et les dépenses liées à l’éducation de vos enfants jusqu’à la fin de leurs études.
Selon les contrats, vous pouvez choisir un montant fixe pour la rente éducation ou opter pour un montant calculé en pourcentage de vos revenus.
Veillez à ce que le revenu assuré soit cohérent avec votre revenu réel ou une estimation de celui-ci. Quel que soit le système d’indemnisation (indemnitaire ou forfaitaire), évitez d’assurer un revenu nettement supérieur à votre revenu réel. Si le revenu assuré est inférieur au revenu réel, cela ne pose pas de problème, mais vous serez moins bien couvert. Le calcul de vos indemnités repose sur le BNC ou votre rémunération de gérant.
C’est le rôle de votre courtier de vous contacter pour vérifier que le revenu assuré est toujours adapté.
Les franchises classiques en cas de maladie sont de 15 ou 30 jours. Passer de 30 à 15 jours augmente le prix du contrat de 5 à 30 % selon le contrat. Il existe quelques contrats avec une franchise de 7 jours, mais je conseille plutôt 15 jours.
Si vous avez un arrêt de travail dû à un problème de dos ou à un problème psychologique (burn-out) sans hospitalisation, vous ne serez pas indemnisé, à moins de souscrire une option qui lève cette condition.
Chez certains assureurs, le dos est couvert d’office. En revanche, l’option psy n’est jamais incluse de base et coûte environ 10 % du prix du contrat.
Il faut toujours vérifier les conditions de prise en charge des maladies psychologiques : c’est une source fréquente de litiges entre clients et assureurs.
Pendant le congé légal de maternité, vous êtes couverte par la Sécurité sociale, qui vous verse des indemnités journalières ainsi qu’une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 €. La prévoyance vous couvre uniquement en cas de grossesse pathologique, et certains contrats excluent une majorité de pathologies ou ne vous couvrent que s’il y a hospitalisation.
Voir notre article sur la prise en charge par la prévoyance de la grossesse pathologique.
La loi Madelin vous permet de réduire le coût réel de votre prévoyance.
Les professions libérales peuvent déduire de leur revenu imposable les cotisations versées pour leur prévoyance.
Le plafond de déduction fiscale pour la prévoyance est commun avec celui de la mutuelle. En 2026, il s’élève à 3,75 % du revenu professionnel, auquel s’ajoutent 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (3 364 €), dans la limite de 11 534 €.
💡 La loi Madelin a cependant une contrepartie : les indemnités versées en cas d’arrêt de travail sont réintégrées à vos revenus et supportent charges sociales et impôt.
Voir notre article sur la prévoyance Madelin
Vous pouvez ajouter en option le versement d’indemnités pour couvrir vos frais professionnels, par exemple le paiement d’un loyer ou des charges sociales.
Ces indemnités sont versées pendant une durée d’un ou deux ans selon les contrats, mais généralement un an est suffisant.
Le versement débute après un délai de franchise qui fonctionne de la même manière que pour le maintien de salaire.
💡 Dans la plupart des cas, il faut ajouter l’option frais généraux pour payer les charges incompressibles en cas d’arrêt de travail.
Les assureurs sont très stricts sur la sélection médicale. Si vous avez des antécédents médicaux, le processus de souscription se complexifie et peut entraîner des refus d’adhésion, des exclusions ou des majorations de tarif. Voir notre article : prévoyance et sélection médicale
Les assureurs ne font aucun cadeau. Si l’antécédent est grave, un refus d’adhésion est probable.
Contrats en âge atteint
Certains contrats recalculent la cotisation chaque année en fonction de votre âge : elle augmente donc en vieillissant, et plus vite après 40 ans.
Contrats en âge à l’adhésion
D’autres contrats fixent la cotisation selon votre âge à l’adhésion : elle n’augmente plus avec l’âge. Elle suit en revanche le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), qui évolue généralement avec l’inflation.
Impact de la sinistralité
Indépendamment de l’option de tarification, les assureurs peuvent augmenter les cotisations en fonction de la sinistralité du portefeuille. Ces augmentations peuvent être appliquées de manière indifférenciée à tous les clients ou cibler certaines professions spécifiques.
Le délai de carence est la période après la souscription pendant laquelle vous ne pouvez pas encore bénéficier des garanties, même en payant vos cotisations. Certains contrats n’en ont pas, même en maladie ; d’autres imposent 3 mois pour les maladies et jusqu’à 12 mois pour les affections psychologiques. Les options qui couvrent le psy ont souvent leur propre délai.
En revanche, il n’y a pas de carence pour les accidents. Les délais de carence ne sont pas problématiques en soi, car ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’elles sont déjà malades.
Si vous pratiquez un sport à risque, soyez vigilant, car il peut y avoir des restrictions sur certains sports.
Le prix dépend surtout de votre âge, du revenu assuré et de votre métier. Nos 408 clients libéraux (septembre 2026, hors auto-entrepreneurs) paient une cotisation médiane de 88 € par mois, pour un revenu assuré médian de 3 500 € par mois. Selon l’âge à la souscription : 65 € avant 33 ans, 105 € de 33 à 37 ans, 124 € de 38 à 42 ans et 172 € à partir de 43 ans.
Pour des tarifs par assureur et par âge, et les points propres à votre métier, voyez nos articles :
Les contrats que nous proposons le plus souvent aux professions libérales sont ceux d’Abeille, d’Unim et d’Hodeva, puis de SwissLife et d’April.
Sur nos 408 clients libéraux (septembre 2026), 207 ont choisi Abeille, 86 Unim, 61 Hodeva, 40 SwissLife et 14 April.
Voir nos tests de contrats :
Les médecins et les dentistes : le contrat Abeille Senséo sort clairement du lot : 129 de nos 158 médecins et 17 de nos 21 dentistes l’ont choisi. Les garanties sont bien conçues, et Abeille est un assureur sérieux capable de maintenir les tarifs sur le long terme. Unim et SwissLife sont des alternatives intéressantes.
Les avocats : Abeille Senséo est le contrat le plus choisi par nos avocats (11 sur 19) ; SwissLife et April sont des alternatives intéressantes.
Les paramédicaux : pour les kinés, Unim sort du lot (42 de nos 68 kinés), suivi de SwissLife ; pour les orthophonistes et les ostéopathes, c’est Hodeva (14 orthophonistes sur 23, 20 ostéopathes sur 31), puis Unim.
Les psychologues : ce sont les contrats d’Hodeva, d’Abeille et d’Unim qui sortent du lot (48, 33 et 10 de nos 95 psychologues).
Les professions libérales non réglementées (consultants, etc.) : pour ces professions, Abeille, Hodeva et April se positionnent bien.
Grossesse : si vous avez un projet de grossesse, évitez SwissLife, qui ne couvre qu’une liste fermée de complications ; la MACSF et Agipi sont aussi restrictives.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
La loi Madelin permet aux professions libérales de déduire leurs cotisations de prévoyance (hors capital décès) de leur revenu imposable, dans certaines limites.
Les caisses de prévoyance offrent des indemnités journalières pour les arrêts de travail de plus de 90 jours, des rentes en cas d'invalidité et des rentes ou capitaux pour les proches en cas de décès.
La Sécurité Sociale rembourse les frais médicaux et offre une indemnisation pour les arrêts de travail de moins de 90 jours, le congé maternité et le congé paternité aux professions libérales.
Les professions libérales sont couvertes par la CPAM pour la santé, la maternité et les arrêts de travail de moins de 90 jours. Elles cotisent à des caisses de prévoyance spécifiques pour des arrêts de plus de 90 jours, l'invalidité et le décès.
Il est recommandé de privilégier une couverture à partir d'un taux d'invalidité de 15% à 20% pour s'assurer d'être correctement indemnisé en cas d'invalidité partielle.
Les professions libérales réglementées incluent les secteurs médical, paramédical, droit, comptabilité, architecture, assurance, immobilier et autres professions spécifiques.
Vous êtes profession libérale ? Souscrire une prévoyance pour les professions libérales est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par le régime obligatoire en cas de pépin de santé. Au contraire des salariés votre protection sociale est limitée. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner et vous offrir une assistance personnalisée dans le choix de votre prévoyance et ainsi vous protéger en cas d’accident de la vie.
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Le socle de base d’une prévoyance pour les professions libérales et TNS comprend trois protections.
Une couverture maintien de revenus qui prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. On retrouve aussi la garantie invalidité qui permet le versement d’une rente en cas d’invalidité. Enfin, le capital décès prévoit le versement d’une somme d’argent à votre famille si vous décédez prématurément.
En plus de ce socle, vous pouvez souscrire à des options comme la garantie rente éducation qui protège vos enfants en leur versant une rente jusqu’à la fin de leurs études ou encore la couverture du conjoint qui prévoit une rente pour votre conjoint jusqu’à sa retraite.
Si vous avez un cabinet qui a des charges fixes importantes vous pouvez prendre en option l’assurance frais généraux qui prévoit des indemnités journalières en cas d’incapacité professionnelle. Cette option est particulièrement importante pour les libéraux qui ont beaucoup de charges fixes.
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Les professions libérales comme les TNS cotisent à la CPAM pour tout ce qui concerne les remboursements de santé, de maternité ainsi que les indemnités journalières maladie pour une durée maladie de moins de 90 jours.
Cependant, pour tout ce qui concerne la prévoyance (indemnité temporaire de plus de 90 jours, invalidité, décès) les professions libérales cotisent à des caisses de prévoyance spécifiques à leur corps de métiers. Les médecins cotisent par exemple à la CARMF, les auxiliaires médicaux (kinés, infirmières, orthophonistes, podologues) à la CARPIMKO, les dentistes et les sages-femmes à la CARCDSF, les psychologues et les architectes à la CIPAV ou encore les avocats à la CBNF.
Les prestations varient d’une caisse à l’autre. Veillez donc à bien connaître les prestations de votre caisse professionnelle afin de pouvoir mieux lister vos besoins.
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Cette couverture permet le maintien de votre revenu en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est généralement fixée par rapport à vos revenus professionnels imposables de l’année précédente. Une prévoyance ne permettant pas l’enrichissement personnel, le maintien de salaire prend en compte les indemnités versées par la Sécurité Sociale si vous y avez droit afin que votre salaire soit maintenu à 100% mais pas davantage.
Sachez que vous pouvez décider de maintenir un peu moins que 100% par exemple 80%. Les indemnités sont versées pendant une durée de 3 ans maximum et chez certains assureurs vous pouvez régler le montant des indemnités en fonction de la durée généralement pour mettre un montant plus important à partir de la 2éme année.
Attention si vous êtes créateur alors vous n’êtes pas forcément éligible aux indemnités de la Sécurité Sociale ou alors pour un montant très faible (car la Sécu calcule vos revenus sur la moyenne des 3 dernières années). Faites preuve de vigilance car certains devis (surtout s’ils sont forfaitaires considèrent que vous allez toucher une indemnité ce qui ne sera pas le cas).
Les contrats forfaitaires, dont les indemnités sont versées sans contrôle des revenus professionnels et peu importe ce que la protection sociale (Sécu ou caisse) vous verse, sont très populaires depuis quelques années (par rapport au contrat indemnitaire) mais ils sont leurs inconvénients car si par exemple la Sécu ne vous verse rien vous serez content que la prévoyance complémente.
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L’une des garanties clés d’une prévoyance c’est le versement d’une rente jusqu’à la retraite en cas d’invalidité totale ou partielle.
Sur la partie invalidité ce qui est important c’est de choisir un barème qui correspond à votre métier. Le barème permet de calculer votre taux d’invalidité. La rente est déterminée en fonction du degré d'invalidité.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous serez remboursé à 100%.
Si vous pratiquez un métier sans dimension physique particulière alors le barème fonctionnel sera peut-être plus adapté. Le taux d’invalidité est alors calculé en fonction de votre capacité à réaliser certaines tâches de la vie quotidienne. Avec un barème fonctionnel, la perte d'une main est évaluée entre 30 et 60 % selon la main ; avec un barème professionnel, un chirurgien qui ne peut plus opérer est considéré invalide à 100 %.
Pour les métiers intellectuels le barème le plus adapté est peut-être le barème croisé qui fait un croisement entre barèmes fonctionnel et professionnel.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Nous vous conseillons de prendre un seuil de déclenchement à 16% ou 33%. Le seuil à 66% n’est pas assez protecteur car si vous avez une invalidité à moins de 66% vous toucherez aucune allocation.
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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En ce qui concerne le capital décès, vous aurez simplement à choisir le capital. La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès de 3x ou 4x vos revenus annuels. Le niveau de couverture est personnalisable.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
En plus du capital décès, vous pouvez opter pour la garantie éducation qui prévoit le versement d’une rente à vos enfants jusqu’à la fin de leurs études. Vous pouvez choisir le montant de cette rente mais nous vous recommandons un montant minimum de 1000€ par mois.
Le principe est le même pour la protection conjoint qui prévoit une allocation pour votre conjoint jusqu’à l’âge de la retraite.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0 jour ou 3 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30jours).
Nous vous recommandons simplement d’éviter les franchises longues de plus de 30 jours en cas de maladie mais pas de prendre plus court car les assureurs font payer cher les options franchises courtes (car selon eux cette option attire principalement les personnes qui prennent beaucoup d’arrêts).
Le but de la prévoyance est de vous couvrir contre les maladies et accidents de la vie vous empêchant de travailler pendant de longues semaines et pas pour vous couvrir sur les petites maladies du quotidien.
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Le délai de carence c'est cette période après que vous avez souscrit à une assurance, mais pendant laquelle vous ne pouvez pas encore bénéficier des avantages du contrat, même en payant vos cotisations. Les délais de carence les plus communs sont ceux qui concernent les maladies (généralement au bout de 3 mois), la maternité (6 à 9 mois) ou les burnouts (6 mois à 1 an).
Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades. Il faudra simplement éviter les franchises très longues de plus de 3 mois.
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Les mauvaises surprises d’une prévoyance proviennent souvent d’une mauvaise explication de conditions du contrat avant sa signature.
C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur votre vie.
Les points de vigilance le plus importants sont liés aux exclusions qui peuvent concerner la pratique de sport à risque comme le kitesurf, les sports aériens (hors baptême) ou marins (plongée en autonomie).
Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie physiologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation ce qui est rarement le cas. Les assureurs proposent d’ailleurs souvent une option permettant d’enlever cette condition. Mais ils facturent cette option assez chèrement.
Enfin si vous prévoyez d’avoir des enfants sachez que certaines prévoyances vous couvriront plus ou moins bien en cas de grossesse pathologique. Certains contrats vous couvriront sans condition tandis que d’autres mettent une liste de maladies liées à la grossesse pathologique pour lesquelles vous serez prises en charge, ce qui est selon notre analyse très restrictif.
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La prise en charge d’une activité à temps partiel diffère en fonction des assureurs.
Sur ce sujet, il y a deux points de vigilance, parfois le versement des indemnités journalières en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Ceci peut être problématique pour certains professionnels notamment les professions médicales qui à cause d’un problème physique peuvent continuer à travailler mais ne peuvent pas faire des journées complètes. On pense par exemple à une profession libérale médicale avec un problème de dos l’empêchant de travailler debout plus de 3h par jour.
Le deuxième point de vigilance est la durée d’indemnisation en cas d’activité partielle. Certains assureurs limitent l’indemnisation à une durée faible par exemple 6 mois.
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En tant que libéral comme tous les TNS (travailleur non salarié), vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance Madelin.
Cette loi fonctionne aussi pour les cotisations de la mutuelle.
Le plafond est de 3,75 % bénéfice imposable majoré de 7 % du Plafond annuel de la Sécurité Sociale (7% de 48 060€ soit 3 364€). Pour un bénéfice de 50 000€ par an cela donne : 1 875 + 3 080€ = 4 955€ par an.
En parlant d'avantage fiscal, pensez aussi à préparer votre retraite en ouvrant un PER pour les professions libérales.
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Une fois que vous avez trouvé une offre qui correspond vraiment à vos besoins de profession libérale vous pouvez commencer à comparer les tarifs. Nous vous recommandons de commencer par faire ce travail de sélection puis de regarder le prix et pas l’inverse car vous risquez de choisir un contrat peu cher mais qui vous protège mal.
Dans les faits on remarque que dans le processus de sélection de la prévoyance qui vous correspond vraiment, vous allez éliminer la plupart des devis et au final vous ne pourrez comparer que 2 et maximum 3 devis entre eux.
Si vous avez un budget limité une autre façon de fonctionner et de regarder la meilleure offre en fonction de ce budget. Mais il faudra alors classer vos besoins par ordre d’importance car vous ne pourrez pas tout avoir et ce n’est pas simple de dire ce qui est plus important entre la rente éducation et le déclenchement de l’invalidité à 20%.
Vous avez suivi toutes ces étapes ? Vous pouvez désormais procéder à la souscription de votre contrat.
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Chez Gus nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife, Unim ou encore April Prévoyance profession libérale. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 15% ou 20% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
Nous déconseillons par contre certains contrats comme la prévoyance la Médicale ou à la prévoyance de la MACSF. Le contrat Agipi qui est aussi un des leaders du marché a aussi de nombreux points faibles.
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Les assureurs sont drastiques sur la sélection médicale. Si vous avez des antécédents c’est-à-dire des arrêts de travail de plus de 15 jours, que vous prenez des médicaments de manière quotidienne ou que vous avez eu un problème de santé avec des risques de récidive alors vous devrez le déclarer dans le questionnaire de santé.
L’assureur va alors vous demander des précisions sur l’antécédent et vous devrez sûrement vous rendre chez le médecin pour demander des papiers. Une fois le dossier médical complet celui-ci sera analysé par la cellule médicale de l’assureur qui se prononcera sur votre cas. L’assureur peut proposer une acceptation au tarif normal si votre antécédent ne l’inquiète pas mais plus généralement il impose une augmentation de tarif, une exclusion et parfois même refuse l’adhésion.
Pour toutes ces raisons c’est mieux de souscrire une prévoyance quand on est en bonne santé.
De la même manière si jamais vous avez un problème de santé il deviendra très compliqué de changer de prévoyance.
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C’est toujours difficile de répondre à cette question du prix de la prévoyance car les paramètres sont nombreux. Ceux qui ont le plus d’impact sur la détermination du tarif sont le métier, l’âge, les revenus assurés et les options choisies. Ce qui est certain c’est que les prévoyances sont moins coûteuses pour les médecins, dentistes et avocats que pour les kinés et infirmières.
Si vous voulez avoir une idée du prix d’une prévoyance, pas d’autres solutions que de demander des devis.
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La couverture de la Sécu et de la CARMF et de la CARCDSF n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus max, pas d’indemnités pendant les 3 premiers mois en phase de lancement) et d’invalidité (la CARMF vous verse une rente faible et uniquement si vous êtes totalement invalide).
En tant que médecin libéral ou dentiste, il vous faut un contrat avec une bonne prise en charge des maladies de dos et psychologique (attention à la MACSF et la Médicale), une invalidité avec un barème pro et une indemnité qui démarre à 16%. L’option frais pro est aussi importante notamment si vous avez un loyer.
La bonne nouvelle est que les prévoyances sont relativement bon marché pour les médecins et dentistes par rapport à d’autres professions médicales.
Les contrats qui sortent du lot pour les médecins et dentistes sont ceux de Swisslife (excellent rapport garanties prix avant 50 ans mais quelques défauts) et surtout le contrat Senseo d'Abeille. En fonction de votre profil et de vos besoins, les contrats d'April, d'Unim et d'Alptis peuvent être des alternatives intéressantes. Attention vous devez éviter les contrats de la Médicale, MACSF ou GPM.
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La couverture de la Sécu et de la CARPIMKO n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus max, pas d’indemnités pendant les 3 premiers mois en phase de lancement), en cas d’invalidité (la CARPIMKO verse une rente faible et uniquement si vous êtes invalide à plus de 66%) et en cas de décès (37K€ pour le conjoint majoré de 18k€ si vous avez des enfants).
En tant qu’auxiliaire médical libéral il vous faut un contrat qui vous couvre bien en cas de problème de dos, avec une invalidité calculée sur un barème pro (et idéalement avec l’option indemnisation dès 16% mais c’est coûteux). L’option frais pro est aussi importante surtout si vous avez un loyer.
La plupart des assureurs ont appliqué des augmentations de tarifs pour les kinés et infirmières ces 2 dernières années et les contrats qui sortent du lot en 2024 sont ceux d'Abeille et de Swisslife et d'UNIM. Ces contrats offrent un ensemble d'avantages, incluant une franchise de 15 jours pour les maladies, l'utilisation d'un barème professionnel pour l'évaluation de l'invalidité, une couverture efficace pour les troubles dorsaux, le tout à des tarifs compétitifs.
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Pour les psychologues, la couverture de la Sécu et de la CIPAV n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus, durée max de 3 mois), en cas d’invalidité (la CIPAV verse une rente faible et uniquement si vous êtes invalide à plus de 66%) et en cas de décès (un capital d'environ 7 209 € plus une part liée à vos cotisations, soit environ 30 000 € pour 20 000 € de revenu).
Le meilleur contrat pour les psychologues en 2024 est celui d’Abeille. Le rapport garanties prix est beaucoup plus intéressant.
Si vous exercez sous le régime de la micro-entreprise, vous ne pourrez pas bénéficier de la loi Madelin pour les TNS (car vous ne pouvez pas passer de charges).
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En tant qu’ostéopathe vous êtes mal couvert par la CIPAV et la Sécu qui vous verse au mieux 50% de vos revenus pendant 3 mois. En cas d’invalidité la CIPAV verse une rente faible et uniquement en cas d’invalidité importante (+66%). En cas de décès un montant faible est versé à votre famille.
En tant qu’ostéopathe il vous faut un contrat qui vous couvre bien en cas de problème de dos, avec une invalidité calculée sur un barème pro (et idéalement avec l’option indemnisation dès 16% mais c’est coûteux). L’option frais pro est aussi importante surtout si vous avez un loyer.
Pour les ostéopathes, c'est le contrat de Swisslife qui sort du lot. Il propose une franchise maladie à 15 ou 30 jours, un barème pro et un seuil de déclenchement à 16%, le tout à un prix attractif.
Si vous exercez sous le régime de la micro-entreprise, vous ne pourrez pas bénéficier de la loi Madelin pour les TNS (car vous ne pouvez pas passer de charges).
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Il existe 10 caisses différentes en 2024. Chacune de ces caisses est en charge de la retraite des professions associées et dans une moindre mesure de la prévoyance même si ce n’est pas leur rôle premier. Par exemple, il est écrit sur le site de la CARMF “La CARMF n’est pas une Caisse Maladie, mais une Caisse de Retraite”
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Pour une profession libérale, choisir sa prévoyance est aussi souvent l’occasion de changer de mutuelle santé. De nombreux assureurs spécialistes de l’assurance des indépendants proposent des réductions aux professions libérales en cas de souscription à une mutuelle et une prévoyance. La réduction qui est autour de 10% des cotisations n’est pas négligeable
Par ailleurs, ces assureurs spécialistes des libéraux conçoivent généralement de bonnes mutuelles pour les professions libérales.