
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
En tant qu’ostéopathe libéral, votre filet de sécurité s’arrête vite : la CPAM vous indemnise du 4e au 90e jour d’arrêt, puis plus rien, car la CIPAV ne verse jamais d’indemnités journalières. En invalidité, elle ne verse rien sous 66 %. Une prévoyance pour les professions libérales comble ces trous : un revenu pendant l’arrêt, une rente en cas d’invalidité, un capital pour vos proches en cas de décès.
Les écarts entre contrats sont importants pour les ostéopathes, en prix comme en garanties (dos, contrôle des revenus, rente partielle). Je vous explique ci-dessous ce que je regarde pour mes clients.
Vous êtes ostéopathe et vous cherchez une prévoyance ? Vous pouvez remplir le formulaire sur notre site. Nous vous enverrons des devis adaptés à vos besoins (Hodeva, Unim, SwissLife). Si vous le souhaitez vous pourrez échanger avec un expert afin qu'il vous explique le fonctionnement d'une prévoyance.
👱🏽 31 ostéopathes assurés par Gus Assurance (septembre 2026)
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La protection que la CPAM et la CIPAV offrent aux ostéopathes a le mérite d’exister, mais elle s’arrête au 90e jour d’arrêt et ne couvre l’invalidité qu’au-delà de 66 %.
La garantie de maintien de salaire vous verse des indemnités en cas d’arrêt de travail. Jusqu’au 90e jour, elle complète ce que verse la CPAM ; à partir du 91e jour, c’est elle qui vous verse tout.
La garantie d'invalidité prévoit le versement d'une rente jusqu'à votre retraite en cas d'invalidité, même si votre invalidité est inférieure à 66 %. Cela revêt une importance particulière car la CIPAV ne vous couvre que si votre invalidité est supérieure à 66 %.
En cas de décès prématuré, un capital est versé à votre famille.
Enfin, la garantie frais généraux (les « frais pro ») couvre ce qui continue de tomber pendant votre arrêt : vos charges sociales d’abord, puis les charges fixes du cabinet (loyer, logiciel, comptable…).
En tant qu’ostéopathe libéral, vous pouvez prétendre à une indemnisation de votre arrêt de travail prescrit par votre médecin, en cas de maladie ou d’accident, à condition de justifier d’au moins 12 mois d’affiliation continus dans votre activité. L’indemnité journalière que vous recevrez est égale à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen, calculé sur la moyenne de vos revenus cotisés des 3 années civiles précédant la date de votre arrêt de travail. Elle est plafonnée à 197,51 € par jour en 2026. Aucune indemnité n’est versée si ce revenu moyen est inférieur à 4 582 €. Le versement démarre à partir du 4e jour et il est dû jusqu’au 90e jour d’incapacité de travail.
Au contraire des kinésithérapeutes qui sont couverts par la CARPIMKO, vous ne bénéficiez pas d’une protection de la CIPAV après 90 jours.
La CIPAV vous verse une pension si votre capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers. En dessous de 66 %, elle ne verse rien.
La pension ne dépend plus d’une classe de cotisation. Elle comprend une part fixe de 5 % du PASS (2 403 € par an en 2026) et une part proportionnelle aux cotisations invalidité-décès que vous avez versées.
Exemple donné par la CIPAV : avec 20 000 € de revenu, une invalidité totale rapporte environ 10 121 € par an, soit 843 € par mois. En invalidité partielle (de 66 % à 99 %), la pension est réduite en proportion.
Source sur le site de la CIPAV ici
En cas de décès, la CIPAV verse à votre famille un capital comprenant une part fixe de 15 % du PASS (7 209 € en 2026) et une part proportionnelle à vos cotisations, majorée en cas de décès accidentel.
Chaque enfant reçoit en plus une rente jusqu’à 21 ans (25 ans s’il fait des études) : une part fixe de 720,90 € par an, plus une part proportionnelle à vos cotisations. Exemple CIPAV : avec 20 000 € de revenu, environ 3 036 € par an et par enfant. Votre conjoint marié ou pacsé reçoit une rente calculée de la même façon.
Il n’y a plus de classe à choisir : vous cotisez 0,5 % de votre revenu au titre de l’invalidité-décès, prélevés par l’Urssaf (en micro-entreprise, une part de votre forfait social).
Tous les détails ici.
Cette protection permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail.
Si vous êtes en entreprise individuelle, la garantie est calibrée par rapport à votre BNC de l’année précédente. Si vous êtes auto-entrepreneur, prenez votre CA de l’année précédente et enlevez l’abattement de 34 % du micro-BNC. Voir notre article dédié : la prévoyance des auto-entrepreneurs.
Si vous démarrez votre activité, vous devez estimer votre BNC (ou votre CA si vous êtes auto-entrepreneur) pour une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste, car le contrat peut être ajusté l'année suivante en fonction du réel.
Attention la première année : la CPAM ne vous indemnise qu’après 12 mois d’affiliation. Un contrat qui déduit la Sécurité sociale (Hodeva, par exemple) vous verse alors le montant garanti en entier, puisque la CPAM ne verse rien. Un contrat forfaitaire (Unim) verse un montant fixé à la signature, calculé en supposant que la CPAM paie sa part : la première année, il vous manque cette part.
Si vous vous lancez, vous pouvez consulter notre guide d'installation pour les ostéopathes.
Les indemnités de maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
Au moment d’un arrêt, certains assureurs vérifient vos revenus réels : s’ils ont baissé, ils vous indemnisent sur le revenu réel ; s’ils ont augmenté, le montant du contrat reste celui prévu. Ça dépend beaucoup du contrat. Unim est forfaitaire : il verse le montant prévu sans jamais contrôler vos revenus. Hodeva ne contrôle pas tant que le revenu assuré reste sous 1 PASS (environ 4 000 € par mois). Dans tous les cas, mettez votre contrat à jour quand vos revenus changent nettement.
Souscrire l’option frais généraux me semble important pour un ostéopathe car le maintien de salaire ne couvre que les revenus.
En cas d'arrêt de travail, les charges du cabinet continuent (loyer, logiciel, comptable), et vos charges sociales aussi. Même si vous êtes collaborateur, vous continuez de payer vos charges sociales : la garantie garde un intérêt.
En entreprise individuelle, les charges sociales sont le plus gros poste : si vous déduisez vos cotisations en Madelin, vos indemnités s’ajoutent à votre BNC et supportent des cotisations sociales.
Je recommande aux ostéopathes de prévoir une couverture équivalente à 35 % des revenus en frais généraux pour prendre en charge les paiements des charges sociales. En plus de cette somme, il faut ajouter les charges liées au cabinet.
Le versement des indemnités frais généraux peut s’étaler sur 1 ou 2 ans, mais je vous recommande plutôt un an.
Le délai de franchise représente la période d'attente avant que les indemnités ne commencent à être versées en cas d'arrêt de travail. La durée de ce délai dépend de la nature de l'incapacité. Elle est généralement plus courte en cas d'accident ou d'hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) que pour une maladie (15 jours, 30 jours ou parfois 7 jours).
Tous les contrats ne proposent pas de franchise courte aux ostéopathes : Hodeva ne descend pas sous 15 jours, Unim propose 7 jours.
Mon conseil : 30 jours en maladie, 3 jours en accident et hospitalisation. Une maladie dure soit moins d’une semaine, soit plus d’un mois quand elle est sérieuse. Je conseille 15 jours dans quelques cas : démarrage d’activité, projet de grossesse, trésorerie faible. Le surcoût dépend beaucoup du contrat : passer de 30 à 15 jours coûte environ +10 % chez Unim, +27 % chez Hodeva (ostéopathe de 40 ans, calcul de septembre 2026).
En revanche, n’allez jamais au-delà de 30 jours. Une franchise de 90 jours, calée sur la fin de la CPAM, vous laisse sans rien au 91e jour si l’assureur ne prend pas le relais le jour même : la CIPAV ne verse rien.
La garantie invalidité est particulièrement importante pour les ostéopathes car vous êtes couvert par la CIPAV pour des montants faibles et uniquement pour une invalidité supérieure à 66 %.
Pour les ostéopathes, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème professionnel.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité uniquement en fonction de l’impact de l’invalidité sur votre capacité à travailler. Avec ce barème, si un problème physique vous empêche de pratiquer votre métier, vous touchez l’intégralité de la rente.
Le seuil de déclenchement de la rente est aussi un paramètre important.
La plupart des contrats déclenchent la rente à partir de 33 %. On peut abaisser ce seuil, mais l’option est chère et varie selon l’assureur : 16 % chez Hodeva (environ +12 %), 10 % chez Unim (environ +36 %). En début de carrière, 33 % suffit ; plus tard, c’est un arbitrage entre budget et niveau de protection.
Au-delà de 66 %, vous recevez 100 % de la rente. Entre le seuil et 66 %, vous recevez une rente partielle, et c’est là que les contrats diffèrent. Hodeva divise votre taux par 66 : invalide à 50 %, vous touchez 76 % de la rente. Unim divise par 100 : au même taux, vous touchez 50 % de la rente. C’est une des raisons du prix bas d’Unim.
La rente invalidité est versée jusqu’à 62 ou 67 ans selon les contrats. Une rente qui s’arrête à 62 ans vous oblige à prendre votre retraite plus tôt, avec une pension réduite.
Le capital décès minimum est en général de 2 fois votre revenu annuel, 3 fois sur demande. Hodeva impose 3 fois le revenu assuré.
Le délai d’attente, aussi appelé délai de carence, est la période qui suit la signature du contrat pendant laquelle vous n’êtes pas couvert en arrêt de travail et en invalidité. Chez la plupart des assureurs (Abeille, April, SwissLife), il est de 3 mois pour les maladies et il n’y en a pas pour les accidents. Hodeva et Unim n’en ont pas, même pour les maladies.
Les troubles psychologiques ont presque toujours un délai d’attente plus long, de 6 à 12 mois.
Sans option, le dos et les troubles psychologiques ne sont souvent indemnisés qu’en cas d’hospitalisation, qui va d’une nuit à 5 jours selon les contrats. C’est rare, surtout pour une lombalgie.
Sur les deux contrats que je recommande aux ostéopathes, sans option :
Je recommande grandement aux ostéopathes de souscrire l’option dos, indispensable pour un métier où les douleurs dorso-lombaires sont fréquentes. Son coût varie beaucoup : à 40 ans, environ +7 € par mois chez Hodeva (DOS+), +23 € par mois chez Unim (Renfort Dos). L’option psy est moins demandée par les ostéopathes ; elle ne se prend qu’avec l’option dos.
L’option dos se prend à la souscription : elle ne s’ajoute pas en cours de contrat.
Les mauvaises surprises viennent le plus souvent de clauses qu'on ne regarde pas à la souscription : dos et psy couverts seulement après une hospitalisation, contrôle des revenus au sinistre, délais d'attente, sports exclus.
Je vous recommande de passer par un courtier : c’est gratuit pour vous, nous sommes rémunérés par l’assureur, aux mêmes prix qu’en direct. Notre conseil ne dépend pas de la commission : chaque devis part avec les mêmes garanties chez deux ou trois assureurs, et c’est vous qui choisissez.
Le courtier en prévoyance connaît les spécificités des produits et peut vous aider à bien saisir les spécificités de chaque contrat.
La prise en charge du temps partiel peut aussi être un sujet pour les ostéopathes.
Dans certains contrats, l’indemnisation du temps partiel thérapeutique suppose un arrêt total d’abord (souvent 3 mois), et elle est limitée dans le temps (souvent 6 mois). Chez Unim, la rente d’invalidité totale suppose d’arrêter toute activité, et la franchise s’applique de nouveau en cas de rechute après plus de 60 jours de reprise.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport. Certains sports sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée.
Les sports de combat, nautiques, aériens, équestres ou de montagne sont les plus souvent concernés. Chez Hodeva, la liste est longue : les sports de combat sont la principale limite.
Les assureurs sont exigeants dès qu’il y a un antécédent médical, même mineur : attendez-vous à une exclusion de la zone concernée, parfois à une surprime.
Pour un ostéopathe, le point clé est le dos : un antécédent dorso-lombaire entraîne presque toujours une exclusion du dos, même avec l’option.
Si les problèmes de santé sont graves, il est presque impossible de trouver une prévoyance ou alors avec des exclusions multiples et des tarifs prohibitifs.
Conclusion : souscrivez votre prévoyance tant que vous êtes en bonne santé.
Si vous répondez « non » à toutes les questions du questionnaire médical, l’assureur vous accepte en général en 48 heures.
Si vous êtes un ostéopathe libéral et que vous avez une entreprise individuelle, vous profitez de la loi Madelin pour passer en charge une partie de vos cotisations de prévoyance, ce qui réduira le coût global de cette assurance.
Par contre, si vous exercez en micro-BNC, vous ne pouvez pas bénéficier de la loi Madelin. Le régime d’auto-entrepreneur ne permet pas de passer de charges.
Notez que si vous utilisez l’avantage fiscal Madelin, les indemnités que vous recevrez seront ajoutées à vos revenus professionnels, ce qui entraînera le paiement de charges sociales supplémentaires.
Si vous êtes auto-entrepreneur, les indemnités ne sont pas imposées.
Mon conseil : les indemnités journalières et la rente d’invalidité en Madelin, le capital décès hors Madelin, pour qu’il soit versé à votre famille en capital non fiscalisé. Hodeva le garde hors Madelin d’office ; chez Unim, un capital décès passé en Madelin est versé sous forme de rente.
Le prix d’une prévoyance dépend de nombreux paramètres dont les plus importants sont l’âge, le revenu assuré, le niveau des garanties et les options, l’état de santé et enfin la profession.
Or, comme pour les kinés, le coût des prévoyances pour les ostéopathes est élevé par rapport aux autres professions libérales.
Chez Hodeva, l’ostéopathe est classé comme un métier manuel, dans la même classe qu’un menuisier : à garanties égales, son arrêt de travail coûte 1,75 fois celui d’un médecin. Les ostéopathes sont plus souvent en arrêt de travail.
Pour vous donner des ordres de grandeur, voici ce que coûte par mois un ostéopathe en bonne santé, non fumeur, au réel, qui assure 3 000 € de revenu par mois (franchise 30 jours en maladie, 3 jours en accident, invalidité dès 33 % en barème professionnel, capital décès minimum, sans frais généraux ni option dos) :
Tarifs indicatifs calculés en septembre 2026 à partir des grilles des assureurs, hors frais d’adhésion et cotisation d’association ; votre tarif définitif dépend de votre profil et de la sélection médicale. Le prix augmente vite avec l’âge : c’est une raison de plus de ne pas attendre.
En 2026, les contrats qui sortent du lot pour les ostéopathes sont ceux d'Hodeva et d'Unim, et dans une moindre mesure SwissLife.
Pour un ostéopathe, la dimension prix de la recherche d’une prévoyance est assez centrale car il y a de grosses différences de tarifs entre les assureurs. Pour certaines professions médicales comme les médecins généralistes, les prix des prévoyances sont très similaires d’un produit à l’autre mais ce n’est pas le cas pour les ostéopathes (ainsi que pour les kinés et infirmières).
Chez Gus Assurance, nous recommandons généralement aux ostéopathes les contrats d’Hodeva et d’Unim : barème professionnel, seuil de déclenchement abaissable (16 % chez Hodeva, 10 % chez Unim), aucun délai d’attente et des tarifs compétitifs. Les deux proposent une garantie frais généraux pour protéger votre cabinet.
Sur les 31 ostéopathes que nous assurons en septembre 2026, 20 ont choisi Hodeva et 7 Unim.
À garanties de base égales, les deux sont proches en prix (voir plus haut). Ce qui fait la différence :
Pour un ostéopathe qui veut l’option dos, Hodeva est souvent le meilleur rapport garanties/prix. Unim convient mieux à celui qui veut une franchise courte ou une indemnisation forfaitaire.
Abeille a durci ses conditions pour les paramédicaux en 2024 : son contrat reste ouvert aux ostéopathes, mais il est rarement compétitif aujourd’hui.
Voir nos tests de contrat :
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Les ostéopathes, à la différence des médecins généralistes, font face à des variations significatives de prix en matière de prévoyance. Gus Assurance conseille souvent les produits d'Abeille Assurance et de Swisslife aux ostéopathes pour leurs avantages comme le barème professionnel, un seuil de déclenchement favorable et des prix compétitifs, avec la possibilité d'ajouter une garantie frais généraux.
Vous êtes profession libérale ? Souscrire une prévoyance pour les professions libérales est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par le régime obligatoire en cas de pépin de santé. Au contraire des salariés votre protection sociale est limitée. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner et vous offrir une assistance personnalisée dans le choix de votre prévoyance et ainsi vous protéger en cas d’accident de la vie.
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Le socle de base d’une prévoyance pour les professions libérales et TNS comprend trois protections.
Une couverture maintien de revenus qui prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. On retrouve aussi la garantie invalidité qui permet le versement d’une rente en cas d’invalidité. Enfin, le capital décès prévoit le versement d’une somme d’argent à votre famille si vous décédez prématurément.
En plus de ce socle, vous pouvez souscrire à des options comme la garantie rente éducation qui protège vos enfants en leur versant une rente jusqu’à la fin de leurs études ou encore la couverture du conjoint qui prévoit une rente pour votre conjoint jusqu’à sa retraite.
Si vous avez un cabinet qui a des charges fixes importantes vous pouvez prendre en option l’assurance frais généraux qui prévoit des indemnités journalières en cas d’incapacité professionnelle. Cette option est particulièrement importante pour les libéraux qui ont beaucoup de charges fixes.
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Les professions libérales comme les TNS cotisent à la CPAM pour tout ce qui concerne les remboursements de santé, de maternité ainsi que les indemnités journalières maladie pour une durée maladie de moins de 90 jours.
Cependant, pour tout ce qui concerne la prévoyance (indemnité temporaire de plus de 90 jours, invalidité, décès) les professions libérales cotisent à des caisses de prévoyance spécifiques à leur corps de métiers. Les médecins cotisent par exemple à la CARMF, les auxiliaires médicaux (kinés, infirmières, orthophonistes, podologues) à la CARPIMKO, les dentistes et les sages-femmes à la CARCDSF, les psychologues et les architectes à la CIPAV ou encore les avocats à la CBNF.
Les prestations varient d’une caisse à l’autre. Veillez donc à bien connaître les prestations de votre caisse professionnelle afin de pouvoir mieux lister vos besoins.
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Cette couverture permet le maintien de votre revenu en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est généralement fixée par rapport à vos revenus professionnels imposables de l’année précédente. Une prévoyance ne permettant pas l’enrichissement personnel, le maintien de salaire prend en compte les indemnités versées par la Sécurité Sociale si vous y avez droit afin que votre salaire soit maintenu à 100% mais pas davantage.
Sachez que vous pouvez décider de maintenir un peu moins que 100% par exemple 80%. Les indemnités sont versées pendant une durée de 3 ans maximum et chez certains assureurs vous pouvez régler le montant des indemnités en fonction de la durée généralement pour mettre un montant plus important à partir de la 2éme année.
Attention si vous êtes créateur alors vous n’êtes pas forcément éligible aux indemnités de la Sécurité Sociale ou alors pour un montant très faible (car la Sécu calcule vos revenus sur la moyenne des 3 dernières années). Faites preuve de vigilance car certains devis (surtout s’ils sont forfaitaires considèrent que vous allez toucher une indemnité ce qui ne sera pas le cas).
Les contrats forfaitaires, dont les indemnités sont versées sans contrôle des revenus professionnels et peu importe ce que la protection sociale (Sécu ou caisse) vous verse, sont très populaires depuis quelques années (par rapport au contrat indemnitaire) mais ils sont leurs inconvénients car si par exemple la Sécu ne vous verse rien vous serez content que la prévoyance complémente.
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L’une des garanties clés d’une prévoyance c’est le versement d’une rente jusqu’à la retraite en cas d’invalidité totale ou partielle.
Sur la partie invalidité ce qui est important c’est de choisir un barème qui correspond à votre métier. Le barème permet de calculer votre taux d’invalidité. La rente est déterminée en fonction du degré d'invalidité.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous serez remboursé à 100%.
Si vous pratiquez un métier sans dimension physique particulière alors le barème fonctionnel sera peut-être plus adapté. Le taux d’invalidité est alors calculé en fonction de votre capacité à réaliser certaines tâches de la vie quotidienne. Avec un barème fonctionnel, la perte d'une main est évaluée entre 30 et 60 % selon la main ; avec un barème professionnel, un chirurgien qui ne peut plus opérer est considéré invalide à 100 %.
Pour les métiers intellectuels le barème le plus adapté est peut-être le barème croisé qui fait un croisement entre barèmes fonctionnel et professionnel.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Nous vous conseillons de prendre un seuil de déclenchement à 16% ou 33%. Le seuil à 66% n’est pas assez protecteur car si vous avez une invalidité à moins de 66% vous toucherez aucune allocation.
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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En ce qui concerne le capital décès, vous aurez simplement à choisir le capital. La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès de 3x ou 4x vos revenus annuels. Le niveau de couverture est personnalisable.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
En plus du capital décès, vous pouvez opter pour la garantie éducation qui prévoit le versement d’une rente à vos enfants jusqu’à la fin de leurs études. Vous pouvez choisir le montant de cette rente mais nous vous recommandons un montant minimum de 1000€ par mois.
Le principe est le même pour la protection conjoint qui prévoit une allocation pour votre conjoint jusqu’à l’âge de la retraite.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0 jour ou 3 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30jours).
Nous vous recommandons simplement d’éviter les franchises longues de plus de 30 jours en cas de maladie mais pas de prendre plus court car les assureurs font payer cher les options franchises courtes (car selon eux cette option attire principalement les personnes qui prennent beaucoup d’arrêts).
Le but de la prévoyance est de vous couvrir contre les maladies et accidents de la vie vous empêchant de travailler pendant de longues semaines et pas pour vous couvrir sur les petites maladies du quotidien.
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Le délai de carence c'est cette période après que vous avez souscrit à une assurance, mais pendant laquelle vous ne pouvez pas encore bénéficier des avantages du contrat, même en payant vos cotisations. Les délais de carence les plus communs sont ceux qui concernent les maladies (généralement au bout de 3 mois), la maternité (6 à 9 mois) ou les burnouts (6 mois à 1 an).
Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades. Il faudra simplement éviter les franchises très longues de plus de 3 mois.
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Les mauvaises surprises d’une prévoyance proviennent souvent d’une mauvaise explication de conditions du contrat avant sa signature.
C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur votre vie.
Les points de vigilance le plus importants sont liés aux exclusions qui peuvent concerner la pratique de sport à risque comme le kitesurf, les sports aériens (hors baptême) ou marins (plongée en autonomie).
Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie physiologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation ce qui est rarement le cas. Les assureurs proposent d’ailleurs souvent une option permettant d’enlever cette condition. Mais ils facturent cette option assez chèrement.
Enfin si vous prévoyez d’avoir des enfants sachez que certaines prévoyances vous couvriront plus ou moins bien en cas de grossesse pathologique. Certains contrats vous couvriront sans condition tandis que d’autres mettent une liste de maladies liées à la grossesse pathologique pour lesquelles vous serez prises en charge, ce qui est selon notre analyse très restrictif.
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La prise en charge d’une activité à temps partiel diffère en fonction des assureurs.
Sur ce sujet, il y a deux points de vigilance, parfois le versement des indemnités journalières en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Ceci peut être problématique pour certains professionnels notamment les professions médicales qui à cause d’un problème physique peuvent continuer à travailler mais ne peuvent pas faire des journées complètes. On pense par exemple à une profession libérale médicale avec un problème de dos l’empêchant de travailler debout plus de 3h par jour.
Le deuxième point de vigilance est la durée d’indemnisation en cas d’activité partielle. Certains assureurs limitent l’indemnisation à une durée faible par exemple 6 mois.
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En tant que libéral comme tous les TNS (travailleur non salarié), vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance Madelin.
Cette loi fonctionne aussi pour les cotisations de la mutuelle.
Le plafond est de 3,75 % bénéfice imposable majoré de 7 % du Plafond annuel de la Sécurité Sociale (7% de 48 060€ soit 3 364€). Pour un bénéfice de 50 000€ par an cela donne : 1 875 + 3 080€ = 4 955€ par an.
En parlant d'avantage fiscal, pensez aussi à préparer votre retraite en ouvrant un PER pour les professions libérales.
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Une fois que vous avez trouvé une offre qui correspond vraiment à vos besoins de profession libérale vous pouvez commencer à comparer les tarifs. Nous vous recommandons de commencer par faire ce travail de sélection puis de regarder le prix et pas l’inverse car vous risquez de choisir un contrat peu cher mais qui vous protège mal.
Dans les faits on remarque que dans le processus de sélection de la prévoyance qui vous correspond vraiment, vous allez éliminer la plupart des devis et au final vous ne pourrez comparer que 2 et maximum 3 devis entre eux.
Si vous avez un budget limité une autre façon de fonctionner et de regarder la meilleure offre en fonction de ce budget. Mais il faudra alors classer vos besoins par ordre d’importance car vous ne pourrez pas tout avoir et ce n’est pas simple de dire ce qui est plus important entre la rente éducation et le déclenchement de l’invalidité à 20%.
Vous avez suivi toutes ces étapes ? Vous pouvez désormais procéder à la souscription de votre contrat.
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Chez Gus nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife, Unim ou encore April Prévoyance profession libérale. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 15% ou 20% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
Nous déconseillons par contre certains contrats comme la prévoyance la Médicale ou à la prévoyance de la MACSF. Le contrat Agipi qui est aussi un des leaders du marché a aussi de nombreux points faibles.
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Les assureurs sont drastiques sur la sélection médicale. Si vous avez des antécédents c’est-à-dire des arrêts de travail de plus de 15 jours, que vous prenez des médicaments de manière quotidienne ou que vous avez eu un problème de santé avec des risques de récidive alors vous devrez le déclarer dans le questionnaire de santé.
L’assureur va alors vous demander des précisions sur l’antécédent et vous devrez sûrement vous rendre chez le médecin pour demander des papiers. Une fois le dossier médical complet celui-ci sera analysé par la cellule médicale de l’assureur qui se prononcera sur votre cas. L’assureur peut proposer une acceptation au tarif normal si votre antécédent ne l’inquiète pas mais plus généralement il impose une augmentation de tarif, une exclusion et parfois même refuse l’adhésion.
Pour toutes ces raisons c’est mieux de souscrire une prévoyance quand on est en bonne santé.
De la même manière si jamais vous avez un problème de santé il deviendra très compliqué de changer de prévoyance.
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C’est toujours difficile de répondre à cette question du prix de la prévoyance car les paramètres sont nombreux. Ceux qui ont le plus d’impact sur la détermination du tarif sont le métier, l’âge, les revenus assurés et les options choisies. Ce qui est certain c’est que les prévoyances sont moins coûteuses pour les médecins, dentistes et avocats que pour les kinés et infirmières.
Si vous voulez avoir une idée du prix d’une prévoyance, pas d’autres solutions que de demander des devis.
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La couverture de la Sécu et de la CARMF et de la CARCDSF n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus max, pas d’indemnités pendant les 3 premiers mois en phase de lancement) et d’invalidité (la CARMF vous verse une rente faible et uniquement si vous êtes totalement invalide).
En tant que médecin libéral ou dentiste, il vous faut un contrat avec une bonne prise en charge des maladies de dos et psychologique (attention à la MACSF et la Médicale), une invalidité avec un barème pro et une indemnité qui démarre à 16%. L’option frais pro est aussi importante notamment si vous avez un loyer.
La bonne nouvelle est que les prévoyances sont relativement bon marché pour les médecins et dentistes par rapport à d’autres professions médicales.
Les contrats qui sortent du lot pour les médecins et dentistes sont ceux de Swisslife (excellent rapport garanties prix avant 50 ans mais quelques défauts) et surtout le contrat Senseo d'Abeille. En fonction de votre profil et de vos besoins, les contrats d'April, d'Unim et d'Alptis peuvent être des alternatives intéressantes. Attention vous devez éviter les contrats de la Médicale, MACSF ou GPM.
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La couverture de la Sécu et de la CARPIMKO n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus max, pas d’indemnités pendant les 3 premiers mois en phase de lancement), en cas d’invalidité (la CARPIMKO verse une rente faible et uniquement si vous êtes invalide à plus de 66%) et en cas de décès (37K€ pour le conjoint majoré de 18k€ si vous avez des enfants).
En tant qu’auxiliaire médical libéral il vous faut un contrat qui vous couvre bien en cas de problème de dos, avec une invalidité calculée sur un barème pro (et idéalement avec l’option indemnisation dès 16% mais c’est coûteux). L’option frais pro est aussi importante surtout si vous avez un loyer.
La plupart des assureurs ont appliqué des augmentations de tarifs pour les kinés et infirmières ces 2 dernières années et les contrats qui sortent du lot en 2024 sont ceux d'Abeille et de Swisslife et d'UNIM. Ces contrats offrent un ensemble d'avantages, incluant une franchise de 15 jours pour les maladies, l'utilisation d'un barème professionnel pour l'évaluation de l'invalidité, une couverture efficace pour les troubles dorsaux, le tout à des tarifs compétitifs.
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Pour les psychologues, la couverture de la Sécu et de la CIPAV n’est pas suffisante en cas d’arrêt de travail (50% de vos revenus, durée max de 3 mois), en cas d’invalidité (la CIPAV verse une rente faible et uniquement si vous êtes invalide à plus de 66%) et en cas de décès (un capital d'environ 7 209 € plus une part liée à vos cotisations, soit environ 30 000 € pour 20 000 € de revenu).
Le meilleur contrat pour les psychologues en 2024 est celui d’Abeille. Le rapport garanties prix est beaucoup plus intéressant.
Si vous exercez sous le régime de la micro-entreprise, vous ne pourrez pas bénéficier de la loi Madelin pour les TNS (car vous ne pouvez pas passer de charges).
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En tant qu’ostéopathe vous êtes mal couvert par la CIPAV et la Sécu qui vous verse au mieux 50% de vos revenus pendant 3 mois. En cas d’invalidité la CIPAV verse une rente faible et uniquement en cas d’invalidité importante (+66%). En cas de décès un montant faible est versé à votre famille.
En tant qu’ostéopathe il vous faut un contrat qui vous couvre bien en cas de problème de dos, avec une invalidité calculée sur un barème pro (et idéalement avec l’option indemnisation dès 16% mais c’est coûteux). L’option frais pro est aussi importante surtout si vous avez un loyer.
Pour les ostéopathes, c'est le contrat de Swisslife qui sort du lot. Il propose une franchise maladie à 15 ou 30 jours, un barème pro et un seuil de déclenchement à 16%, le tout à un prix attractif.
Si vous exercez sous le régime de la micro-entreprise, vous ne pourrez pas bénéficier de la loi Madelin pour les TNS (car vous ne pouvez pas passer de charges).
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Il existe 10 caisses différentes en 2024. Chacune de ces caisses est en charge de la retraite des professions associées et dans une moindre mesure de la prévoyance même si ce n’est pas leur rôle premier. Par exemple, il est écrit sur le site de la CARMF “La CARMF n’est pas une Caisse Maladie, mais une Caisse de Retraite”
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Pour une profession libérale, choisir sa prévoyance est aussi souvent l’occasion de changer de mutuelle santé. De nombreux assureurs spécialistes de l’assurance des indépendants proposent des réductions aux professions libérales en cas de souscription à une mutuelle et une prévoyance. La réduction qui est autour de 10% des cotisations n’est pas négligeable
Par ailleurs, ces assureurs spécialistes des libéraux conçoivent généralement de bonnes mutuelles pour les professions libérales.