Combien coûte une prévoyance maintien de salaire ?

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Par

Clément Janicot

CEO de Gus Assurance

Publié le

29.9.2026

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Pour un indépendant, une prévoyance coûte en médiane 67 € par mois pour 3 000 € de revenu assuré : c’est ce que paient nos 1 339 clients (septembre 2026). Tous les chiffres de cet article viennent de nos clients et des devis que nous avons réalisés. La moitié d’entre eux paie entre 47 et 109 € par mois. Le prix dépend d’abord de votre âge, puis du revenu que vous assurez, de votre métier et des garanties que vous choisissez.

Le maintien de salaire (les indemnités versées en cas d’arrêt de travail) ne se souscrit presque jamais seul : il fait partie d’un contrat de prévoyance pour les indépendants qui comprend aussi une rente d’invalidité et un capital décès. Les prix de cet article sont ceux de ce contrat complet.

Vous êtes indépendant (TNS, auto-entrepreneur, profession libérale) et vous cherchez une prévoyance pour vous protéger en cas d’arrêt de travail ? Demandez gratuitement des devis sur notre site en remplissant le formulaire.

Combien coûte une prévoyance selon votre âge ?

L’âge est le premier facteur de prix. Voici ce que paient nos clients selon leur âge au moment de la souscription (cotisation médiane de la première année, et coût pour 1 000 € de revenu assuré) :

Cotisation mensuelle médiane selon l’âge à la souscription

1 339 indépendants assurés par Gus Assurance, septembre 2026. Entre parenthèses : coût pour 1 000 € de revenu assuré.

Moins de 30 ans
51 € (18 €)
30 à 34 ans
55 € (19 €)
35 à 39 ans
64 € (21 €)
40 à 44 ans
80 € (27 €)
45 à 49 ans
98 € (34 €)
50 à 54 ans
105 € (35 €)
55 ans et plus
127 € (49 €)

Médianes des cotisations de première année, avec les garanties choisies par chaque client. Indicatif : votre tarif dépend de votre profil et de vos garanties.

  • moins de 30 ans : 51 € par mois (18 € pour 1 000 € assurés) ;
  • 30 à 34 ans : 55 € (19 €) ;
  • 35 à 39 ans : 64 € (21 €) ;
  • 40 à 44 ans : 80 € (27 €) ;
  • 45 à 49 ans : 98 € (34 €) ;
  • 50 à 54 ans : 105 € (35 €) ;
  • 55 ans et plus : 127 € (49 €).

Pour vous faire une idée, retenez un ordre de grandeur : une prévoyance coûte environ 2 % du revenu assuré par mois avant 40 ans, 3 à 3,5 % entre 40 et 55 ans, et près de 5 % au-delà. C’est pourquoi je conseille de souscrire tôt : la plupart des contrats majorent le prix avec l’âge, et votre état de santé peut compliquer l’adhésion plus tard.

Combien coûte une prévoyance selon le revenu assuré ?

Le prix est presque proportionnel au revenu que vous assurez : passer de 3 000 à 5 000 € par mois augmente la cotisation de 55 à 80 % environ. Ce que paient nos clients selon leur revenu assuré mensuel :

  • jusqu’à 2 000 € : 42 € par mois ;
  • de 2 000 à 3 000 € : 60 € ;
  • de 3 000 à 4 000 € : 74 € ;
  • de 4 000 à 5 000 € : 103 € ;
  • de 5 000 à 7 000 € : 159 € ;
  • plus de 7 000 € : 205 €.

Assurez le revenu dont votre foyer aurait besoin en cas d’arrêt long ou d’invalidité, ce qui peut être moins que votre revenu réel, jamais plus. Gardez en tête que le revenu assuré sert de base à toutes vos garanties : les indemnités, mais aussi la rente d’invalidité et le capital décès.

Combien coûte une prévoyance selon votre métier ?

Ce que paient nos clients dépend beaucoup de leur métier, mais aussi du revenu qu’ils assurent : un médecin assure en général bien plus qu’un graphiste. Voici, par métier, le revenu mensuel assuré médian de nos clients et la cotisation médiane qui va avec (septembre 2026) :

  • bien-être et beauté : 1 800 € assurés, 46 € par mois ;
  • finance, gestion, immobilier : 2 500 € assurés, 50 € par mois ;
  • création, communication, formation : 2 500 € assurés, 54 € par mois ;
  • ostéopathes : 2 000 € assurés, 54 € par mois ;
  • avocats et juristes : 4 000 € assurés, 62 € par mois ;
  • sages-femmes et orthophonistes : 2 800 € assurés, 62 € par mois ;
  • psychologues : 2 500 € assurés, 64 € par mois ;
  • informatique et conseil : 3 500 € assurés, 72 € par mois ;
  • kinésithérapeutes : 3 000 € assurés, 79 € par mois ;
  • commerce et restauration : 2 150 € assurés, 90 € par mois ;
  • médecins : 5 000 € assurés, 98 € par mois ;
  • artisans du bâtiment : 2 000 € assurés, 102 € par mois ;
  • dentistes : 5 250 € assurés, 141 € par mois.

Ces écarts mêlent l’effet du métier, du revenu assuré et des garanties choisies (les frais généraux, par exemple, pèsent lourd chez les dentistes). Pour isoler l’effet du métier, voici le prix d’une même prévoyance, à âge, revenu et garanties identiques. Les assureurs rangent les métiers en classes selon le risque d’arrêt de travail : d’un métier de bureau à un métier physique, le prix fait plus que doubler.

Prix d’une même prévoyance selon le métier

Cotisation mensuelle à 40 ans pour 3 000 € de revenu assuré, garanties identiques (franchise 30 jours, invalidité dès 33 %, capital décès minimum), d’après la grille tarifaire d’un de nos assureurs partenaires, septembre 2026.

Métiers de bureau : consultants, informaticiens, avocats, experts-comptables, architectes, agents immobiliers
56 €
Médecins, dentistes, orthophonistes
56 €
Psychologues, sages-femmes, diététiciens, naturopathes
66 € (+17 %)
Commerçants, esthéticiennes, photographes
66 € (+17 %)
Coachs sportifs
79 € (+40 %)
Ostéopathes
92 € (+63 %)
Artisans du bâtiment (électriciens, plombiers, maçons), coiffeurs
92 € (+63 %)
Kinésithérapeutes
119 € (+112 %)
Infirmiers
185 € (+228 %)

Les écarts en pourcentage sont presque les mêmes à 30 et à 50 ans. Chaque assureur a sa propre classification des métiers. Indicatif.

Médecins, dentistes et métiers de bureau sont dans la classe la moins chère. Les métiers où l’on travaille debout ou avec son corps (ostéopathes, kinésithérapeutes, artisans) paient bien plus, car les assureurs y constatent davantage d’arrêts, notamment pour le dos. Chaque assureur a toutefois sa propre grille : les assureurs spécialisés dans les professions de santé classent souvent les kinés ou les infirmiers autrement, d’où l’intérêt de comparer. Par statut, les écarts viennent surtout du revenu assuré : un auto-entrepreneur paie moins parce qu’il assure en général un revenu plus faible, pas parce que son statut coûte moins cher.

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Combien coûtent les options et les garanties ?

Les garanties que vous choisissez font varier le prix autant que votre profil. Voici l’effet de chaque garantie, toutes choses égales par ailleurs, mesuré sur les tarifs de nos assureurs partenaires (septembre 2026, indépendant de 30 à 50 ans qui assure 3 000 € par mois) et vérifié sur les devis que nous avons réalisés pour nos clients :

  • La franchise : passer de 30 à 15 jours en maladie coûte 17 % de plus en médiane sur nos devis, de 6 à 42 % selon le contrat. Descendre à 7 jours, quand le contrat le permet, ajoute encore environ 20 %. Je conseille 30 jours : un arrêt maladie dure soit moins d’une semaine, soit plus d’un mois s’il est sérieux. Je passe à 15 jours dans quelques cas : un projet de grossesse, un démarrage d’activité ou une trésorerie trop juste pour tenir un mois.
  • Le dos et le psy sans hospitalisation : l’option qui couvre les problèmes de dos et les affections psychologiques sans condition d’hospitalisation coûte en général 15 à 25 % de plus, jusqu’à près de 40 % selon le contrat.
  • Le seuil d’invalidité : être indemnisé dès 16 ou 20 % d’invalidité au lieu de 33 % coûte 7 à 14 % de plus ; un seuil de 10 %, plus rare, peut coûter un tiers de plus.
  • Les frais généraux : assurer 1 000 € par mois de frais professionnels (loyer, charges sociales) ajoute 10 à 27 % à la cotisation, environ 20 % le plus souvent.
  • Le capital décès : il est obligatoire, avec un minimum en général de 2 fois le revenu annuel. Le porter à 3 fois ne coûte que 0 à 9 % de plus, environ 4 % en médiane.
  • La rente éducation : une rente de 1 000 € par mois une fois l’enfant étudiant (moins quand il est plus jeune) coûte de l’ordre de 10 à 15 € par mois avant 35 ans. Ensuite, l’écart entre contrats se creuse : à 40 ans, de 13 à 34 € par mois selon l’assureur.
  • Le tabac : c’est l’écart le plus variable. Certains contrats ne majorent que la garantie décès : quelques pour cent de plus seulement. D’autres majorent aussi l’arrêt de travail, et un fumeur paie alors jusqu’à 50 % de plus. Plus vous êtes âgé, plus l’écart se creuse, car la garantie décès pèse de plus en plus lourd dans le prix.
  • Votre santé : des antécédents peuvent entraîner une surprime, plus souvent des exclusions, parfois un refus.
  • Votre département : certains assureurs tarifent selon le lieu d’exercice.

Combien augmente votre cotisation chaque année ?

Votre cotisation n’est pas figée. Selon le contrat, elle suit l’une de ces deux logiques :

  • L’âge atteint : le prix est recalculé chaque année selon votre âge. Il part plus bas mais monte plus vite. D’après les échéanciers fournis par les assureurs dans nos devis récents (44 offres, septembre 2026), la cotisation reste presque stable avant 35 ans, augmente d’environ 4 % par an entre 35 et 45 ans, et de près de 6 % par an entre 45 et 55 ans.
  • L’âge à l’adhésion : le prix est fixé selon votre âge à la souscription, puis revalorisé chaque année, en général d’environ 3 % avec l’indexation du plafond de la Sécurité sociale (qui revalorise aussi vos garanties), parfois un peu plus si les résultats du contrat se dégradent. Il part souvent plus haut mais vieillit mieux.

Évolution de la cotisation selon la hausse annuelle

Base 100 = votre cotisation la première année.

+4 % par an+5 % par an+6 % par an
Aujourd’hui100
Dans 5 ans
+4 %/an 122
+5 %/an 128
+6 %/an 134
Dans 10 ans
+4 %/an 148
+5 %/an 163
+6 %/an 179
Dans 15 ans
+4 %/an 180
+5 %/an 208
+6 %/an 240
Dans 20 ans
+4 %/an 219
+5 %/an 265
+6 %/an 321

Hausses composées, calcul indicatif. Une hausse de 4 % par an fait plus que doubler la cotisation en 20 ans ; 6 % par an la multiplie par plus de trois.

Par exemple, de 45 à 55 ans, un contrat à l’âge atteint qui démarre à 100 € par mois passe à environ 180 €. Un contrat à l’âge à l’adhésion qui démarre 20 % plus cher, à 120 €, passe à environ 160 à 180 €. Mon conseil : si vous comptez rester indépendant longtemps, l’âge à l’adhésion est en général plus intéressant ; si vous envisagez de redevenir salarié dans quelques années, l’âge atteint coûte moins cher au départ.

Comment payer moins cher sans vous découvrir ?

Commencez par assurer le bon montant, puis, si votre budget reste serré, jouez sur les garanties dans l’ordre où je le fais, avec l’économie qu’elles permettent en général :

  • Assurer votre besoin, pas forcément tout votre revenu : le bon montant est celui qui, avec ce que verse le régime obligatoire, couvre les dépenses de votre foyer en cas d’arrêt long ou d’invalidité. Il peut être inférieur à votre revenu. Le prix étant presque proportionnel au montant, assurer 2 500 € au lieu de 3 000 € par mois coûte environ 15 % de moins.
  • Garder le seuil d’invalidité à 33 % plutôt que 16 ou 20 % : 7 à 14 % d’économie. C’est le levier que je privilégie, sauf pour les professions médicales.
  • Renoncer à l’option psy : environ 10 % d’économie. Les affections psychologiques restent alors couvertes seulement en cas d’hospitalisation : à peser selon votre métier.
  • Prendre le capital décès minimum, en général 2 fois votre revenu annuel : jusqu’à 9 % d’économie, surtout si personne ne dépend de vos revenus.
  • Renoncer aussi à l’option dos : avec l’option psy, elle représente 15 à 25 % du prix. C’est un vrai risque de moins bien couvert, surtout dans les métiers physiques.

Ce que je déconseille : allonger la franchise au-delà de 30 jours, ou rogner sur plusieurs garanties à la fois pour gagner quelques euros. Une prévoyance qui ne vous couvre pas le jour où vous en avez besoin coûte toujours trop cher. Et à garanties égales, les prix varient beaucoup d’un assureur à l’autre : comparer reste le premier levier.

Que se passe-t-il si vous vous arrêtez sans prévoyance ?

Pour mettre le prix en perspective, voici ce que verse le régime obligatoire à un indépendant qui gagne 3 000 € par mois (36 000 € par an), en 2026 :

  • Artisan, commerçant, libéral non réglementé (consultant, graphiste…) : rien les 3 premiers jours, puis environ 1 480 € par mois (la moitié de votre revenu moyen, plafonnée à environ 2 000 €), pendant un an au plus sur trois ans, sauf affection de longue durée. En cas d’invalidité, une pension de 30 % de votre revenu moyen si elle est partielle, 50 % si elle est totale, reconnue seulement à partir des deux tiers de capacité perdue.
  • Profession libérale réglementée : la même indemnité d’environ 1 480 € par mois du 4e au 90e jour, puis tout dépend de votre caisse. Un psychologue, un architecte ou un pharmacien ne touche plus rien à partir du 91e jour ; un kiné ou une sage-femme touche un forfait d’environ 1 500 à 1 700 € par mois ; un médecin garde une indemnité proportionnelle à ses revenus.

Prenons un psychologue libéral arrêté six mois après une opération. Sans prévoyance, il touche environ 4 300 € sur la période au lieu de 18 000 €, et ses charges (loyer du cabinet, cotisations) continuent de tomber. Sa prévoyance lui coûte de l’ordre de 60 à 70 € par mois, soit environ 800 € par an.

Combien vous coûte vraiment votre prévoyance après impôt ?

Si vous êtes indépendant au réel (profession libérale, gérant majoritaire, artisan ou commerçant), vous pouvez déduire vos cotisations de votre bénéfice grâce à la loi Madelin : elles réduisent votre impôt sur le revenu et vos charges sociales. En contrepartie, les indemnités que vous toucherez en cas d’arrêt seront imposées.

Si vous êtes auto-entrepreneur, vous ne pouvez rien déduire : le régime micro ne permet pas de passer de charges. Les assimilés salariés (présidents de SAS ou de SASU) n’ont pas droit non plus à la loi Madelin (voir notre article : prévoyance président de SAS non rémunéré).

D’où viennent ces chiffres ?

Tous les chiffres de cet article viennent de nos clients et des devis que nous avons réalisés : les cotisations réelles des 1 339 contrats de prévoyance en cours chez Gus Assurance (septembre 2026), les tarifs de nos assureurs partenaires calculés sur des profils types, et les écarts et échéanciers constatés dans nos devis récents. Les montants du régime obligatoire sont ceux publiés par l’Assurance maladie et les caisses pour 2026. Ce sont des médianes et des ordres de grandeur, pas des prix garantis : votre tarif dépend de votre profil et des garanties que vous choisissez. Nous les mettons à jour régulièrement.

Nos articles par métier et par statut

Pour les points propres à votre situation, et des tarifs par âge sur certains métiers, voyez nos articles :

Nous comparons pour vous les contrats d’Abeille, April, Hodeva, SwissLife et Unim à garanties égales. Faites le premier pas avec un devis gratuit.

Vos questions, nos réponses

Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !

Comment bien choisir son assurance prévoyance ?

Si vous êtes indépendants (TNS, profession libérale, auto-entrepreneur) souscrire une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’incapacité temporaire de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise.

Pas d’inquiétude Gus vous accompagne pour monter en compétence sur le sujet et vous aide à trouver la prévoyance qu’il vous faut.

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