
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
La plupart des dermatologues qui nous écrivent ont entre 30 et 35 ans : ils terminent leurs remplacements, quittent l'hôpital ou s'installent pour la première fois. C'est le moment où le revenu change le plus vite, et celui où un contrat de prévoyance se signe le plus facilement, avant que le moindre antécédent ne vienne compliquer le questionnaire de santé.
Depuis 2024, 7 dermatologues nous ont sollicités pour leur prévoyance : 5 dossiers ont été chiffrés, et 2 sont aujourd'hui clientes de Gus Assurance. Cet article s'appuie sur ces dossiers. Ce qui vaut pour tous les médecins libéraux, CARMF comprise, est détaillé dans notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes dermatologue ? Laissez-nous vos informations dans le formulaire : vous aurez les devis Abeille, SwissLife et Unim sur des garanties identiques, et je vous dis lequel je prendrais à votre place.
Même avec une caisse plutôt généreuse comme la CARMF, un dermatologue reste exposé sur trois points :
Indemnités journalières : elles comblent l'écart entre l'indemnité de la Sécu ou de la caisse et le revenu choisi. Dans nos dossiers, les dermatologues protègent de 4 000 à 8 000 € par mois.
Frais généraux : ils prennent en charge vos charges fixes tant que vous êtes arrêtée. Inutiles pour une remplaçante, ils deviennent indispensables dès l'installation.
Rente d'invalidité : due jusqu'à la retraite, dès un taux de 16 % (10 % chez Unim), apprécié sur l'exercice de la dermatologie.
Capital décès : pour vos proches. Nos devis de dermatologues vont de 75 000 à 180 000 €, selon la famille et les emprunts.
🩺 2 dermatologues assurées par Gus Assurance (octobre 2026)
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Prenez votre BNC entier, honoraires de secteur 2 et actes non remboursés compris : c'est ce revenu qu'il faut maintenir si vous êtes arrêtée. Vous n'avez pas à calculer l'écart avec la caisse, l'assureur déduit lui-même ce que versent la CPAM puis la CARMF.
Si vous remplacez encore, ne vous calez pas sur votre revenu actuel. Une de nos clientes a été assurée sur 4 500 € par mois en 2025 ; quelques mois après son installation, elle en déclarait 5 500. Augmenter le montant ensuite reste possible, au prix de nouvelles formalités (voir plus bas) : visez plutôt le revenu que vous attendez une fois installée.
Cette garantie paie ce qui continue de tomber quand le cabinet tourne sans vous : loyer ou redevance de clinique, secrétariat, logiciel, matériel en crédit ou en location, cotisations URSSAF et CARMF. Pour une dermatologue qui démarre, nos devis retiennent entre 1 500 et 2 500 € mensuels. Recalculez ce montant à chaque étape : achat d'un laser, embauche, passage d'un cabinet partagé à un cabinet en propre.
Dans la moitié de nos devis de dermatologues, la franchise maladie est de 15 jours plutôt que 30. Ce sont surtout les jeunes installées, peu de trésorerie ou un bébé en vue : une complication de grossesse se règle souvent en quelques semaines d'arrêt. Sinon, 30 jours suffisent et coûtent moins cher. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Exigez un barème professionnel : l'expert évalue alors votre incapacité à pratiquer la dermatologie, et non une simple atteinte du corps. Faites inscrire au contrat votre activité réelle, actes techniques et esthétiques compris : c'est sur cette description que votre invalidité sera évaluée. Dans nos dossiers, les rentes proposées vont de 36 000 à 49 000 € par an.
Sans enfant ni emprunt, le minimum de l'assureur suffit. Impossible de prendre une rente éducation avant d'avoir un enfant : on l'ajoute à la naissance, avec un nouveau questionnaire de santé à la clé.
Déclarez tout ce que le questionnaire demande, même ancien et guéri. Une de nos prospectes s'était fait opérer d'une fracture du poignet, côté main dominante, deux ans plus tôt, et n'en gardait rien : dans ce cas, le dossier passe en général, au pire en excluant seulement ce poignet. Ce qui pose problème, c'est l'oubli, découvert le jour d'un arrêt.
Méfiez-vous aussi des décisions automatiques : chez un de nos prospects, un arrêt ancien sans cause physique a déclenché une exclusion des troubles psychiques posée par l'outil de souscription. Nous avons demandé une étude par le médecin de l'assureur.
Enfin, la sélection médicale vaut pour les montants signés au départ. Augmenter le revenu, les frais généraux ou le capital oblige à remplir un nouveau questionnaire, et une pathologie survenue depuis peut être écartée de la part supplémentaire. Autant assurer tout de suite le bon niveau. Voir notre article sur la sélection médicale.
Au régime micro-BNC, fréquent chez les remplaçantes, les cotisations ne sont pas déductibles, et en contrepartie les indemnités ne sont pas imposées comme un revenu professionnel. À la déclaration contrôlée, la loi Madelin s'applique : prévenez votre assureur, qui l'enregistre sans autre formalité. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Six dermatologues sur sept qui nous ont contactés sont des femmes, et la question revient dans presque chaque dossier. Une grossesse pathologique est indemnisée comme une maladie si vous n'étiez pas enceinte à la signature. Abeille indemnise une femme médecin quelle que soit la complication, mais un arrêt pendant un parcours de PMA ou de traitement de la stérilité n'est pas indemnisé. Unim n'a pas de restriction propre à la grossesse. SwissLife s'en tient à une liste précise de complications. Le congé maternité, lui, reste indemnisé par l'Assurance maladie. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Pour un médecin, Abeille ne demande pas d'hospitalisation pour indemniser un arrêt de dos ou d'origine psychique (un an d'attente pour ce dernier). Unim les couvre à condition d'avoir coché ses deux renforts à l'adhésion. SwissLife prend le dos en charge ; sans hospitalisation, le psychique n'y est payé qu'à moitié, et seulement avec l'option.
Les premières années, les revenus d'une dermatologue changent souvent : remplacements, installation, congé maternité, montée en charge de l'activité esthétique. Avec un contrat forfaitaire, l'indemnité inscrite est payée telle quelle, sans examen de vos revenus au moment de l'arrêt. Abeille et Unim appliquent ce principe aux médecins ; chez SwissLife, aucun contrôle de revenus sous 6 000 € d'indemnité mensuelle.
Une maladie qui se déclare au cours du premier trimestre de contrat n'est pas indemnisée chez Abeille ni chez SwissLife, et le délai monte à un an pour le psychique. Rien de tel chez Unim. Pour un accident, les trois couvrent dès le premier jour.
Parlez de vos sports dès la demande de devis : nos prospects dermatologues pratiquaient la plongée, le kitesurf, la planche à voile ou le ski, et les exclusions diffèrent d'un contrat à l'autre. Regardez aussi la reprise à temps partiel, fréquente après une blessure de la main ou une épaule douloureuse : chez Abeille, une demi-indemnité, un an au plus ; chez Unim, jusqu'à 365 jours de reprise indemnisée. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Valeurs 2026. Pendant 90 jours, l'arrêt relève de la Sécurité sociale ; la suite, comme l'invalidité et le décès, de la CARMF.
La CPAM verse 1/730e de votre revenu moyen des trois dernières années, au plus 197,51 € par jour. La CARMF verse ensuite, pendant trois ans au plus, 1/730e de votre revenu libéral de l'avant-dernière année, avec un plancher de 65,84 € par jour. Les deux remplacent donc la moitié de votre revenu, jamais plus.
| Votre situation | 4e au 90e jour | Après le 90e jour |
|---|---|---|
| Remplaçante ou installée depuis moins d'un an | Rien | Le plancher CARMF, environ 2 000 € par mois |
| Installée, 70 000 € de revenu par an | Environ 2 920 € par mois | Environ 2 920 € par mois |
| Secteur 2, 130 000 € de revenu par an | Environ 5 420 € par mois | Environ 5 420 € par mois |
La CARMF ne paie une pension qu'en cas d'invalidité totale et définitive, reconnue avant 62 ans, après au moins deux ans d'affiliation. Son montant va de 23 662 € par an, pour un revenu jusqu'à 48 060 €, à 31 549 € à partir de 144 180 €. Chaque enfant à charge apporte 8 788,52 € par an, et la pension est majorée si votre conjoint a de faibles ressources, si vous avez besoin d'aide au quotidien ou si vous avez eu trois enfants. Une invalidité partielle ne donne droit à rien.
La CARMF verse 71 500 € à vos proches. S'y ajoute une rente de 8 557 à 17 114 € par an jusqu'à 62 ans pour un époux ou une épouse, à condition de deux ans de mariage ou d'un enfant commun, et chaque enfant 10 078 € par an. Pacsé ou concubin, votre compagnon n'a droit à rien.
Nos deux clientes dermatologues avaient 31 et 32 ans à la signature. Elles paient 60 € et 74 € par mois la première année, pour 4 000 € et 4 500 € de revenu protégé. Avec deux contrats, ce ne sont que des repères : votre prix dépend de votre âge, du revenu protégé, des frais généraux et de la franchise.
SwissLife sort souvent le moins cher chez les jeunes spécialistes, mais son tarif progresse plus vite avec l'âge. Tous les tarifs montent avec l'âge : Abeille et SwissLife augmentent chaque année, Unim par paliers d'âge. Comparez donc l'évolution des cotisations, pas seulement le premier mois.
Nos deux clientes dermatologues ont choisi Abeille (octobre 2026), alors que SwissLife affichait un prix plus bas. Je chiffre les trois contrats dans chaque devis ; voici ce qui les distingue pour une dermatologue.
Pour une femme médecin, aucune complication de grossesse n'est écartée ; un arrêt de dos ou psychique est payé sans passage à l'hôpital, et les indemnités sont forfaitaires. Son service médical étudie les dossiers de près, ce qui permet parfois de lever une exclusion posée trop vite. Son point faible pour une dermatologue : l'exclusion des arrêts liés à une PMA. Voir notre test d'Abeille Senséo.
C'est souvent le moins cher à 30 ans, parfois de près de moitié. Revers de la médaille : seules certaines complications de grossesse, listées au contrat, sont indemnisées, et un arrêt psychique exige une hospitalisation, sauf option. Je l'écarte si un enfant est en projet. Voir notre avis sur SwissLife.
La notice d'Unim n'écarte pas la PMA, le contrat n'a aucun délai d'attente et il indemnise une reprise à temps partiel pendant un an. Il verse aussi une allocation de naissance si vous exercez exclusivement en libéral. Les renforts dos et psy ne s'ajoutent qu'au moment de l'adhésion. Voir notre test d'Unim.
Deux voies s'offrent à une dermatologue : s'adresser elle-même à un assureur du monde de la santé, ou laisser un courtier mettre plusieurs contrats en concurrence. Vous payez le même prix d'un côté comme de l'autre ; ce qui change, c'est l'éventail d'offres et l'aide pour régler les garanties.
Beaucoup de médecins connaissent la MACSF, la GPM ou La Médicale depuis l'internat, souvent parce qu'elles assurent déjà leur responsabilité civile. Elles n'acceptent pas les courtiers : on passe par leurs conseillers, qui proposent le contrat maison. Deux de nos prospects dermatologues ont ainsi choisi La Médicale pour son offre de démarrage. Avant de signer, demandez combien de temps dure l'offre et comparez le tableau des garanties point par point : invalidité (barème, seuil), frais du cabinet, grossesse, psychique, dos. Voir nos avis sur la GPM, La Médicale et la MACSF.
Le courtier soumet votre besoin à plusieurs compagnies, avec les mêmes garanties, et vous accompagne pendant les formalités médicales. Vous ne lui devez rien : il est payé par l'assureur, sur un tarif identique à celui pratiqué en direct. Demandez-lui combien de dermatologues ou de jeunes spécialistes il a déjà assurés, quels contrats il compare, et s'il vous parle de grossesse et d'antécédents avant de parler de prix.
Rien à payer, rien à signer pour obtenir les devis. Plus de détails dans notre guide courtier en prévoyance et dans notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Oui, mais toute hausse s'accompagne d'un questionnaire de santé, et ce qui est apparu depuis la signature peut être exclu de la part ajoutée. Les montants déjà garantis, eux, restent acquis et sont revalorisés chaque année sans formalité.
Rarement, s'il est guéri. Le dossier est le plus souvent accepté, parfois en écartant la seule zone opérée. Déclarez-le : un oubli pourrait vous coûter vos indemnités justement le jour d'un arrêt à la main.
Oui. Ils font partie de votre BNC et s'arrêtent avec votre activité. Décrivez-les aussi à la souscription : en cas d'invalidité, l'expert comparera vos gestes devenus impossibles à votre exercice réel. Un dommage causé à un patient relève, lui, de votre responsabilité civile professionnelle.
Non, il ne couvre que votre activité salariée. Le passage au libéral demande un nouveau contrat, et ce changement de statut ouvre en général le droit de mettre fin à l'ancien. Signez avant votre premier jour en cabinet, surtout si un enfant est prévu.
Non. La première année, la CPAM ne vous verse rien, et votre dossier médical n'a jamais été aussi léger qu'aujourd'hui. Notre cliente remplaçante paie 60 € par mois pour garantir 4 000 €. Vous ajouterez les frais généraux à l'installation.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.