
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Beaucoup de praticiens hospitaliers pensent que leur statut les met à l'abri comme un fonctionnaire. C'est à peu près vrai le premier trimestre d'un arrêt maladie. Après, l'hôpital ne vous verse plus que la moitié de vos émoluments, vos gardes ne sont plus payées depuis le premier jour, et passé un an de maladie ordinaire votre établissement cesse tout versement. Pour un PH qui gagne environ 9 300 € brut par mois avec ses gardes, il manque plus de 6 000 € chaque mois à partir du quatrième.
Je vous explique ici ce que le statut vous garantit, titulaire ou contractuel, ce que vous perdez sur un exemple chiffré, comment construire une prévoyance qui suit ces étapes, et combien elle coûte. Pour la protection des médecins installés en ville, lisez notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes praticien hospitalier ? Remplissez notre formulaire réservé aux PH : je vous envoie un devis calculé sur vos émoluments et vos gardes.
Une réforme a changé la donne le 1er mars 2025 : pendant les trois premiers mois d'un congé de maladie ordinaire, vos émoluments sont désormais réduits de 10 %. Les durées sont aujourd'hui identiques pour les titulaires et les contractuels :
| Congé | Ce que l'hôpital maintient | Particularité du contractuel |
|---|---|---|
| Maladie ordinaire | 90 % pendant 3 mois, puis la moitié pendant 9 mois | Le congé s'arrête avec le contrat |
| Longue maladie | Traitement entier 1 an, puis la moitié 2 ans | Idem, dans la limite du contrat |
| Longue durée | Traitement entier 3 ans, puis la moitié 2 ans | Idem, dans la limite du contrat |
| Accident de service | Totalité des émoluments, jusqu'à 5 ans | Totalité, dans la limite du contrat |
Trois points complètent ce tableau :
Si vous exercez aussi en libéral, à l'hôpital ou en cabinet, ces revenus-là ne sont pas couverts par votre établissement : ils relèvent de la Sécurité sociale des libéraux et de la CARMF, comme pour un médecin de ville (voir les prestations de la CARMF).
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Imaginons un PH titulaire, à temps plein, classé au 8e échelon (79 648 € brut par an, soit 6 637 € par mois). Il perçoit l'IESPE et fait quatre gardes par mois, payées 422,03 € chacune : son revenu tourne autour de 9 335 € brut par mois. S'il tombe malade, en congé de maladie ordinaire :
| Période | L'hôpital lui verse, par mois | Ce qui lui manque |
|---|---|---|
| Trois premiers mois | 6 883 € (90 % des émoluments et de l'IESPE) | 2 452 €, soit un quart |
| Du 4e au 12e mois | 3 319 € (la moitié du traitement, sans IESPE) | 6 016 €, près des deux tiers |
| Après 12 mois | Rien | Tout, sauf la Sécurité sociale |
Quand ses droits à congé sont épuisés et qu'il n'est pas en état de revenir, il est mis en disponibilité d'office, sans traitement. Restent les indemnités journalières de l'Assurance maladie, plafonnées à environ 42 € par jour en 2026, et limitées à 360 jours sur trois ans hors affection de longue durée : dans bien des cas, il n'en reste plus après douze mois. Ensuite, il ne lui reste qu'une éventuelle pension d'invalidité.
Pour l'invalidité, le PH dépend du régime général, et l'Ircantec, qui gère sa retraite complémentaire, ne verse pas de pension d'invalidité. En 2026, la pension de la Sécurité sociale plafonne à 1 201,50 € par mois quand vous restez capable de travailler, et à 2 002,50 € quand vous ne l'êtes plus du tout. Pour notre PH, c'est un cinquième de son revenu dans le meilleur des cas. Et le médecin-conseil évalue votre capacité à travailler en général : un chirurgien qui ne peut plus opérer, mais pourrait faire autre chose, risque de ne rien toucher.
L'idée est simple : le contrat prend le relais là où le statut s'arrête, étape par étape. Les montants se fixent à la souscription, à partir de vos émoluments et de vos revenus de gardes :
| Moment de l'arrêt | Ce qui disparaît | La garantie qui compense |
|---|---|---|
| Jours 1 à 90 | Les gardes, et 10 % des émoluments | Une indemnité dédiée aux gardes, versée après 15 jours (3 en cas d'accident ou d'hospitalisation) |
| Mois 4 à 12 | La moitié des émoluments, et les gardes | Une indemnité qui rattrape le demi-traitement dès le quatrième mois, en plus de celle des gardes |
| Au-delà d'un an | L'ensemble du revenu | Une indemnité du montant de vos émoluments, pendant trois ans d'arrêt au maximum, relayée ensuite par la rente |
Exemple : un PH qui déclare 80 000 € d'émoluments annuels et 20 000 € de revenus de gardes peut assurer 55 € par jour au titre des gardes (versés à partir du 16e jour), 110 € par jour à partir du quatrième mois, et 219 € par jour une fois la première année passée. Ces indemnités sont forfaitaires : l'assureur vous paie le montant prévu, même pendant les mois où votre établissement vous verse encore une partie du traitement, sans vous demander de prouver votre manque à gagner (voir forfaitaire ou indemnitaire).
Ajoutez-y :
J'ai fait chiffrer chez Abeille, sur son contrat Senséo, un anesthésiste-réanimateur praticien hospitalier à Paris, non-fumeur, avec 80 000 € d'émoluments et 20 000 € de gardes par an. Le devis comprend les trois étages d'indemnités décrits plus haut, une rente de 85 582 € par an déclenchée à 16 % d'invalidité, 200 000 € de capital pour la famille et la prise en charge des cotisations pendant un arrêt.
| Âge à la souscription | Cotisation par mois | Dont capital décès |
|---|---|---|
| 35 ans | 77 € | 22 € |
| 45 ans | 116 € | 43 € |
| 55 ans | 200 € | 98 € |
Les indemnités d'arrêt pèsent peu dans le prix, puisque votre statut couvre déjà les premiers mois. À 35 ans, la rente d'invalidité en représente la plus grosse part ; avec l'âge, c'est le capital décès qui prend le dessus. Si votre budget est serré, c'est donc lui qu'il faut ajuster en premier. Comptez aussi 15 € de frais d'adhésion la première année. Ces prix sont ceux d'un devis réel d'octobre 2026, pour ce profil précis : le vôtre dépend de votre âge, de vos revenus et de votre spécialité.
Pour les PH, je travaille avec Abeille Senséo Prévoyance Médical, un contrat destiné aux soignants qui comporte des garanties taillées pour les hospitaliers (lire notre analyse complète d'Abeille Senséo). Pourquoi il convient à un PH :
Je vous en signale aussi les limites : rien n'est versé pour un arrêt dû à un traitement contre l'infertilité, PMA incluse. Une maladie n'est indemnisée qu'au bout de 3 mois de contrat, un trouble psychique au bout de 12 ; un accident l'est tout de suite, et ces délais sont réduits si vous résiliez un contrat en cours pour venir chez Abeille. Enfin, l'assureur impose un capital décès plancher, qui dépend des autres montants choisis.
On vous proposera sans doute d'autres contrats : ceux des assureurs du monde médical, ou un contrat de groupe proposé par la CME de votre hôpital ou par un syndicat de praticiens. Pour les mettre côte à côte, vérifiez :
Le formulaire général du site parle de chiffre d'affaires et de caisse libérale : il ne vous correspond pas. Utilisez plutôt celui que nous avons créé pour les PH. On y indique son statut, sa spécialité, ses émoluments et ses revenus de gardes, ainsi que les quelques éléments nécessaires au tarif. Je vous envoie ensuite votre devis par e-mail, sans rendez-vous obligatoire ; nous pouvons en parler au téléphone si vous le souhaitez. Le conseil est gratuit, et le prix est le même qu'en direct. Je vous accompagne pour le questionnaire de santé (voir notre article sur la sélection médicale) et je reste votre interlocuteur ensuite, notamment à la titularisation ou si vous ouvrez une activité libérale.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Oui, un contrat individuel vous appartient : il continue quel que soit votre établissement, et même si vous quittez l'hôpital pour vous installer. Il faudra seulement faire adapter les garanties à vos nouveaux revenus. Un contrat collectif souscrit par votre établissement peut, lui, prendre fin quand vous partez : vérifiez ce point avant de vous y fier.
Vos revenus libéraux ne sont pas protégés par l'hôpital : pendant un arrêt, ils relèvent de l'Assurance maladie et de la CARMF, comme pour un médecin de ville. Quand vous remplissez le formulaire, indiquez-les à part : je regarde avec l'assureur comment les intégrer au contrat, en plus de vos émoluments et de vos gardes.
La prévoyance ne remplace pas le congé maternité, mais elle paie les arrêts prescrits pour une complication de la grossesse. Abeille Senséo les indemnise sans liste fermée de pathologies, à condition que vous ayez adhéré avant d'être enceinte. Une PMA, en revanche, n'est pas couverte, et c'est le cas chez la quasi-totalité des assureurs : signez votre contrat avant de démarrer le parcours.
Non. Votre prix dépend de votre âge à l'adhésion, et attendre augmente le risque qu'un souci de santé soit ensuite exclu. Souscrivez maintenant et faites ajuster le contrat le jour de la titularisation. N'oubliez pas qu'en contrat, vos congés maladie prennent fin avec lui, alors que votre prévoyance continue.
Oui. C'est même par là qu'il faut commencer : l'hôpital cesse de les payer dès que vous êtes arrêté. Abeille Senséo prévoit une indemnité spécifique pour elles. Son montant part de ce que vos gardes vous ont rapporté d'après votre avis d'imposition, sur un an ou en moyenne sur trois ; si vous débutez, l'assureur accepte votre tableau de service prévisionnel. Les indemnités gardes et émoluments réunies ne dépassent pas 300 € par jour.
Non. Comme salarié de l'hôpital, vous ne pouvez pas déduire de vos salaires une prévoyance individuelle prise à titre personnel. La contrepartie est favorable : les indemnités que le contrat vous verse en cas d'arrêt ne sont pas imposables.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.