
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
La plupart des urgentistes qui me contactent ne sont pas que libéraux. Certains sont salariés de l'hôpital et font des remplacements en clinique, d'autres vivent uniquement de leurs visites chez SOS Médecins, d'autres encore viennent de s'installer après l'internat. Selon la façon dont votre revenu se répartit, la Sécurité sociale, la CARMF et l'hôpital ne vous protègent pas du tout de la même manière, et votre prévoyance ne se règle pas pareil.
Depuis 2024, j'ai échangé avec 11 médecins urgentistes, dont plusieurs à SOS Médecins. Sept ont reçu un devis chiffré, et 2 sont aujourd'hui assurés chez nous. Cet article s'appuie sur ces échanges : les montants assurés, les prix obtenus, les questions qui reviennent. Ce qui est commun à tous les médecins, quelle que soit la spécialité, figure dans notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes urgentiste ? Remplissez notre formulaire : je vous prépare un comparatif Abeille, SwissLife et Unim adapté à votre statut, avec ma recommandation.
Un urgentiste libéral cotise à la CARMF comme tous les médecins, et un urgentiste hospitalier bénéficie du maintien de ses émoluments. Mais ces protections laissent passer l'essentiel de ce qui fait le revenu d'un urgentiste :
Indemnités journalières : elles remplacent votre revenu libéral pendant l'arrêt, en complément de l'Assurance maladie puis de la caisse. Dans mes devis d'urgentistes, le revenu assuré va de 3 000 à 12 000 € par mois.
Frais généraux : pour un urgentiste sans cabinet, ils servent surtout à payer les cotisations sociales qui continuent pendant l'arrêt. Cinq dossiers sur sept en comportaient.
Rente d'invalidité : versée jusqu'à la retraite dès 16 % d'invalidité (10 % chez Unim), appréciée sur votre capacité à exercer la médecine d'urgence.
Capital décès : de 72 000 à près de 300 000 € dans nos dossiers, souvent plus élevé quand les enfants sont jeunes.
🩺 2 médecins urgentistes assurés par Gus Assurance (novembre 2026)
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Pour la partie libérale, assurez votre BNC en totalité, toutes vacations et tous remplacements confondus, et pas seulement l'écart avec la CPAM et la CARMF : c'est l'assureur qui fait la différence. Un client m'a demandé s'il devait retirer ses cotisations URSSAF et CARMF de ses 8 000 € : non, le revenu se déclare tel quel, et les cotisations se couvrent avec les frais généraux.
Si vous démarrez, visez le revenu que vous pensez atteindre dans deux ans. Un revenu de remplaçant monte vite, et relever les garanties ensuite suppose de repasser par la sélection médicale.
Oui, dans la plupart des cas. Sans local ni salarié, vos charges fixes se résument surtout à vos cotisations sociales, et elles ne s'arrêtent pas avec vous : l'URSSAF régularise l'année écoulée, et les indemnités versées par un contrat Madelin entrent dans l'assiette, contrairement à celles des régimes obligatoires. Si vous payez une redevance à une clinique, ajoutez-la.
En libéral pur, je propose 30 jours en maladie, 15 jours si votre trésorerie est faible. Si vous êtes aussi salarié de l'hôpital, regardez votre statut : il maintient vos émoluments pendant les premiers mois, ce qui permet souvent de choisir 90 jours pour la partie hospitalière. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Choisissez un barème professionnel, qui déclenche la rente à partir de 16 % d'invalidité, 10 % chez Unim. Faites inscrire « médecin urgentiste » et décrivez votre activité réelle : SMUR, héliSMUR, régulation. Un urgentiste qui partage son temps avec une autre activité libérale doit savoir quel métier l'assureur retiendra : dans un de nos dossiers, c'est la médecine du sport, son activité libérale, qui a été inscrite.
Le minimum de l'assureur suffit sans enfant ni emprunt. Avec de jeunes enfants, plusieurs urgentistes ont choisi un capital élevé, en sachant qu'ils pourraient le réduire plus tard : une baisse se fait sans formalités.
Le questionnaire de santé porte sur vos arrêts, traitements et antécédents. Un ancien arrêt de travail peut conduire à une exclusion ciblée, rarement à un refus. Sous certains montants, aucune visite médicale n'est demandée.
La sélection médicale ne vaut que pour les garanties souscrites au départ. Si vous augmentez ensuite vos indemnités, vos frais généraux ou votre capital, par exemple à la titularisation ou quand l'activité libérale décolle, l'assureur vous fait remplir un nouveau questionnaire pour la part ajoutée. Une pathologie survenue dans l'intervalle peut être écartée pour ce supplément, tandis que le contrat initial reste intact. Voir notre article sur la sélection médicale.
Les cotisations de la partie libérale se déduisent de votre BNC. En contrepartie, les indemnités perçues sont réintégrées dans votre revenu et soumises à cotisations. Un contrat qui couvre uniquement votre activité hospitalière, en revanche, n'est pas un contrat Madelin. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
C'est la question que tous les urgentistes me posent, et elle tranche souvent le choix. Abeille indemnise un médecin pour un burn-out ou une lombalgie sans exiger d'hospitalisation, avec douze mois d'attente sur le volet psychique. Unim demande de cocher ses renforts dos et psy le jour de l'adhésion. SwissLife accepte le dos, mais pour un arrêt psychique passé à domicile, son option ne paie que la moitié des indemnités.
C'est le point qui a fait changer de contrat une de mes clientes urgentistes : son ancien contrat était indemnitaire, et ses indemnités avaient été recalculées sur un revenu ancien, plus bas que celui sur lequel elle cotisait. Avec un revenu de remplaçant irrégulier ou en hausse, préférez un contrat forfaitaire, qui verse le montant prévu sans contrôle de vos revenus. Abeille et Unim appliquent le forfaitaire aux médecins ; chez SwissLife, vos revenus ne sont vérifiés que pour la part des indemnités qui dépasse 6 000 € par mois. Voir notre article sur la différence entre forfaitaire et indemnitaire.
Le SMUR et l'héliSMUR font partie du métier : déclarez-les au devis et faites-les confirmer par écrit. Pour la montagne et l'humanitaire, c'est plus compliqué : Abeille refuse les urgentistes qui en font. Côté loisirs, l'escalade, l'alpinisme ou le ski de randonnée demandent parfois un questionnaire spécifique.
Pendant la première année, la CPAM ne verse rien, et la CARMF se base sur un revenu de l'avant-dernière année souvent très faible. Selon l'assureur, le contrat compense ou non cette part manquante. Faites-vous confirmer ce point sur le devis avant de choisir.
Chez Abeille et SwissLife, une maladie déclarée dans les 3 mois qui suivent la signature n'est pas couverte (un an pour le psychique) ; un accident l'est tout de suite. Chez Unim, la couverture maladie démarre dès la signature. Voir notre article sur le délai de carence en prévoyance.
Montants 2026. Ce que vous touchez dépend de l'endroit où vous gagnez votre revenu : la CPAM et la CARMF ne regardent que vos honoraires, l'hôpital que vos émoluments, et aucun ne compense ce que l'autre ne verse pas.
Pour vos honoraires, l'Assurance maladie paie à partir du 4e jour, après un an d'affiliation : 1/730e de vos revenus moyens sur trois ans, plafonné à 197,51 € par jour. Passé 90 jours, la CARMF applique le même calcul à vos revenus d'il y a deux ans, avec un plancher de 65,84 € par jour, et ce pendant trois ans au plus. Côté hôpital, un praticien hospitalier titulaire garde 90 % de ses émoluments pendant trois mois, puis passe à demi-traitement ; ses gardes ne sont jamais maintenues.
| Votre situation | Pendant les 3 premiers mois | Ensuite |
|---|---|---|
| SOS Médecins, 72 000 € de revenu par an | Environ 3 000 € par mois (CPAM) | Environ 3 000 € par mois (CARMF) |
| Urgentiste libéral en clinique, 150 000 € par an | Environ 6 000 € par mois, plafond atteint | Environ 6 000 € par mois, soit 48 % du revenu |
| Moins d'un an de libéral | Rien | Le plancher CARMF, autour de 2 000 € mensuels |
| Praticien hospitalier titulaire | 90 % des émoluments, sans les gardes | Demi-traitement, sans les gardes |
Sur votre activité libérale, la CARMF n'intervient que si elle vous reconnaît définitivement incapable d'exercer, avant 62 ans. La pension annuelle va de 23 662 € à 31 549 €, plus 8 788,52 € pour chaque enfant à charge et d'éventuelles majorations. Une incapacité partielle ne donne droit à rien. Votre activité hospitalière relève de votre propre régime d'invalidité.
Vos proches touchent de la caisse 71 500 € en capital. S'y ajoutent une rente de 8 557 à 17 114 € par an pour l'époux ou l'épouse (mariage de plus de deux ans ou enfant commun), versée jusqu'à 62 ans, et 10 078 € par an par enfant. En PACS ou en union libre, votre compagnon n'a droit à rien.
Avec sept dossiers chiffrés, je ne calcule pas de médiane. Voici plutôt quatre devis réels, avec ce que chaque urgentiste voulait assurer. Ce sont des repères : votre prix dépendra de votre âge, de vos garanties et, chez Abeille, de votre ville.
SwissLife est le moins cher dans nos trois comparatifs complets. Cet avantage s'érode avec les années, sa cotisation progressant plus vite que celle des autres. Partout, le tarif suit l'âge : il est revu tous les ans chez Abeille et SwissLife, à chaque palier chez Unim.
Nos 2 urgentistes assurés ont choisi Abeille (novembre 2026), dont l'un alors que SwissLife était moins cher. Je compare les trois contrats dans chaque devis ; voici ce qui compte pour un urgentiste.
C'est le contrat que je conseille le plus souvent aux urgentistes. Il couvre le psychique et le dos sans hospitalisation, verse les indemnités en forfaitaire, sans contrôle de revenus le jour de l'arrêt, et prévoit un statut de praticien hospitalier si vous voulez assurer aussi votre activité à l'hôpital. Sa gestion des sinistres est celle que je trouve la plus sérieuse. Seule vraie limite pour un urgentiste : la montagne et l'humanitaire n'y sont pas assurables. Voir notre test d'Abeille Senséo.
SwissLife pratique des tarifs très bas pour les médecins et ressort premier sur le prix dans tous nos comparatifs d'urgentistes. Le revers : un burn-out soigné sans hospitalisation n'est payé qu'à 50 %, et seulement avec l'option, et la fraction des indemnités au-dessus de 6 000 € par mois peut être réajustée sur vos revenus. Voir notre avis sur SwissLife.
Avec Unim, vous êtes couvert en maladie dès le premier jour du contrat, et la rente part de 10 % d'invalidité. Son référentiel n'a pas de ligne « urgentiste » : vous êtes enregistré comme généraliste ou comme hospitalier, pour le même prix. Déclarer une activité salariée prive du premier niveau d'indemnités. Dos et psy se renforcent uniquement à la souscription. Voir notre test d'Unim.
Deux voies s'offrent à un urgentiste : contacter lui-même un assureur spécialisé dans les soignants, ou confier la comparaison à un courtier. À garanties égales, la cotisation est la même ; la différence porte sur le choix proposé et sur l'aide pour faire tenir ensemble vos activités à l'hôpital et en libéral.
La GPM, très présente à l'hôpital, la MACSF et La Médicale accompagnent beaucoup d'urgentistes depuis l'internat, souvent pour leur responsabilité civile professionnelle. Elles ne travaillent pas avec les courtiers : vous traitez avec leurs conseillers, qui proposent leur propre contrat. Si vous avez souscrit pendant vos études, faites revoir le contrat quand votre activité libérale démarre, et vérifiez s'il est forfaitaire ou indemnitaire. Nos analyses détaillées : GPM, La Médicale, MACSF. Pour les étudiants, voir aussi la prévoyance de l'interne.
Le courtier obtient des propositions de plusieurs compagnies sur un cahier des charges unique, puis vous accompagne pour les formalités médicales. Il ne vous coûte rien : il est rémunéré par l'assureur, au même tarif qu'en direct. Demandez-lui combien d'urgentistes il a déjà assurés et comment il traite un statut mixte : c'est là que se jouent les erreurs.
Rien à payer, aucun engagement. Pour aller plus loin : le rôle du courtier en prévoyance et comment résilier un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Ses tarifs pour les médecins sont très bas en début de carrière, puis augmentent plus vite avec l'âge. Au-delà de 6 000 € par mois d'indemnités, ses montants peuvent aussi être recalés sur vos revenus, et il protège moins bien un arrêt psychique sans hospitalisation. Comparez sur la durée, pas seulement sur la première année.
Pas obligatoirement, mais vérifiez comment l'assureur calcule votre indemnité. Si elle repose sur un revenu déclaré ancien, une hausse récente de votre activité ne sera pas prise en compte. Avant de résilier, faites accepter le nouveau contrat par le service médical.
Pas forcément, mais faites-le revoir. La part de vos émoluments et de vos gardes va changer, et votre activité libérale aussi peut-être. Relever les montants plus tard impose de répondre à nouveau aux questions de santé : mieux vaut viser juste dès la signature.
Non. Assurez votre revenu tel qu'il est, et couvrez vos cotisations sociales avec la garantie frais généraux : elles continuent d'être appelées pendant l'arrêt, et les indemnités d'un contrat Madelin y sont soumises.
L'ensemble de votre BNC, tous remplacements confondus, et non le revenu d'un seul établissement. Si ce revenu varie d'une année sur l'autre, un contrat forfaitaire vous évite un recalcul de vos indemnités le jour de l'arrêt.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.