
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Associé d'une SELARL ou d'une SELAS, libéral en cabinet, remplaçant ou partagé entre l'hôpital et le libéral : un radiologue gagne souvent bien plus que ce que la Sécurité sociale et la CARMF savent remplacer. Au-delà d'environ 12 000 € de revenu par mois, leurs indemnités plafonnent, et la part qui dépasse n'est protégée que par votre contrat.
Chez Gus Assurance, nous conseillons chaque semaine des médecins libéraux sur leur prévoyance. Depuis 2024, 26 radiologues nous ont sollicités, nous avons chiffré 15 dossiers et nous assurons aujourd'hui 5 radiologues. Ce guide s'appuie sur ces échanges : leurs questions, les devis réellement envoyés et les contrats retenus. Pour les règles communes à toutes les spécialités, reportez-vous à notre guide prévoyance médecin.
Vous êtes radiologue ? Remplissez notre formulaire : vous recevez les devis d'Abeille, de SwissLife et d'Unim, calés sur les mêmes garanties, accompagnés de ma recommandation.
La CARMF et la Sécurité sociale versent environ la moitié du revenu d'un médecin, mais avec un plafond. Pour un radiologue, trois écarts comptent plus que les autres :
Indemnités journalières : elles portent ce que vous versent la CPAM puis la CARMF jusqu'au montant fixé dans votre contrat. Dans nos devis de radiologues, le revenu assuré va de 3 600 à 14 000 € par mois, autour de 6 500 € en milieu de fourchette.
Frais généraux : cette garantie prend le relais pour vos charges fixes personnelles. En radiologie, la société en porte souvent l'essentiel (voir plus bas).
Rente d'invalidité : payée jusqu'à votre départ en retraite, dès une invalidité partielle, évaluée sur votre capacité à exercer la radiologie.
Capital décès : versé à vos proches. Nos radiologues prennent le plus souvent le minimum proposé par l'assureur.
🩻 5 radiologues assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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⭐ Noté 4,9/5 sur Trustpilot · 307 avis (septembre 2026)
Prenez votre BNC entier, le revenu qui vous fait vivre, et non la seule différence avec la CARMF : c'est l'assureur qui retranche lui-même ce que versent la Sécurité sociale et la caisse. Si vous êtes associé de SEL, ajoutez à votre BNC la rémunération de gérant que vous percevez ; une associée de 56 ans que nous avons accompagnée cumulait les deux et a fait assurer le total.
Les plafonds des assureurs comptent aussi pour les très hauts revenus. Au-delà de 12 000 à 15 000 € par mois, chaque compagnie a ses limites, et c'est souvent le montant maximum garanti, plus que le prix, qui fait la différence entre deux devis.
Cette garantie finance vos charges fixes pendant l'arrêt. En radiologie, les grosses dépenses (machines, crédit-bail, manipulateurs, loyer du plateau technique) sont presque toujours portées par la société d'exercice, pas par vous. Résultat : seuls 7 de nos 15 dossiers chiffrés comportaient des frais généraux, entre 600 et 2 400 € par mois, destinés à régler leurs cotisations URSSAF et CARMF, leur part de frais communs ou un loyer à leur nom.
Avant de souscrire, vérifiez ce que la société continue de payer quand vous êtes arrêté, et pendant combien de temps. Si elle prend tout en charge, mieux vaut mettre ce budget sur les indemnités journalières.
Beaucoup de radiologues ont une trésorerie suffisante pour tenir un ou deux mois. Ils choisissent alors une franchise de 90 jours en maladie, qui fait nettement baisser la cotisation : un radiologue de 34 ans qui assurait 8 000 € par mois et 2 000 € de frais payait 158 € par mois chez Abeille avec 30 jours, 126 € avec 90 jours, et c'est cette formule qu'il a signée. Attention, chez Abeille la franchise de 60 jours n'existe qu'appliquée à tous les arrêts, accidents compris. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
C'est le point que les radiologues soulèvent spontanément : une baisse d'acuité visuelle peut rendre impossible la lecture d'images sans vous empêcher d'exercer une autre activité. Seul un barème professionnel, qui apprécie votre taux au regard de la radiologie, tient compte de cette réalité. Choisissez-le, avec une rente qui démarre à 16 % d'invalidité (10 % chez Unim). Chez Abeille, l'expertise intègre les adaptations envisageables de votre exercice ; chez Unim, le barème du contrat chiffre précisément les atteintes de l'œil et du champ visuel.
La plupart de nos radiologues retiennent le capital minimum de l'assureur, autour de deux fois le revenu annuel. Ceux qui ont racheté des parts à crédit ou qui ont de jeunes enfants montent à 400 000, voire 700 000 €. Passé 55 ans, je conseille plutôt d'augmenter le capital que de garder des rentes pour le conjoint et les enfants : la CARMF leur en verse déjà.
Les gros montants assurés déclenchent des formalités plus poussées : un radiologue qui voulait protéger 10 000 € par mois a dû passer des examens dans un centre agréé. Avec un antécédent, je lance parfois deux adhésions en même temps, chez Abeille et chez SwissLife, pour comparer les propositions une fois le dossier médical étudié. Un contrat accepté sans exclusion a beaucoup de valeur : ne le résiliez jamais avant que le nouveau soit accepté.
Retenez aussi que l'examen de santé revient à chaque hausse de garanties. Si vous relevez plus tard vos indemnités, vos frais ou votre capital, l'assureur vous interroge de nouveau sur la part ajoutée, et un problème apparu depuis la souscription peut être exclu ou surtaxé sur cette part. L'indexation annuelle des garanties, prévue dans certains contrats, ne demande en revanche aucune formalité : conservez-la. Voir notre article sur la sélection médicale.
Votre prévoyance vous appartient, quel que soit le compte qui la règle : vous en êtes le seul adhérent, et vos associés n'ont pas leur mot à dire sur le choix du Madelin. Vous pouvez souscrire hors Madelin puis basculer plus tard, par une simple démarche administrative. En contrepartie de la déduction, les indemnités journalières versées supportent les cotisations sociales. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Plusieurs contrats excluent les dommages dus aux rayonnements ionisants, avec une exception pour les professionnels exposés. Lisez-la de près : chez Unim, elle couvre les maladies et les accidents du personnel médical exposé ; chez SwissLife, elle s'applique sous réserve du respect des règles de radioprotection ; chez Abeille, elle vise les accidents survenus dans l'activité professionnelle, ce qui laisse un doute pour une maladie liée à une exposition lente. Si vous pratiquez la radiologie interventionnelle, posez la question avant de signer.
Les heures devant les consoles de lecture pèsent sur la nuque et le dos. Chez Abeille et SwissLife, les pathologies du dos d'un médecin sont couvertes sans condition. Chez Unim, elles sont exclues sans l'option Renfort Dos, sauf intervention chirurgicale. Pour les troubles psychiques, Abeille indemnise sans hospitalisation après 12 mois d'attente ; SwissLife demande une hospitalisation, sauf option qui maintient la moitié des indemnités ; Unim demande l'option Renfort Psy, à prendre dès l'adhésion.
La question est revenue dans cinq dossiers de radiologues : grossesse pathologique, prime de naissance, enfant à naître à protéger. Souscrivez avant d'être enceinte, et préférez un contrat qui couvre toutes les complications : SwissLife limite la prise en charge à une liste de pathologies. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Un contrat forfaitaire verse le montant inscrit sans contrôler vos revenus au moment du sinistre : c'est le cas d'Abeille et d'Unim pour les médecins. SwissLife ne vérifie pas les revenus jusqu'à 6 000 € par mois garantis ; au-delà, la part supplémentaire peut être ajustée. Pour un radiologue qui assure 10 000 € ou plus, ce plafond mérite d'être regardé de près.
Abeille et SwissLife ne couvrent pas une maladie déclarée dans les 3 premiers mois (12 mois pour le psychique) ; Unim n'applique aucun délai. En cas de changement de contrat, faites lever ces délais par le nouvel assureur à hauteur de vos garanties actuelles.
Plongée, kitesurf, wingfoil, parachutisme : nos radiologues sont nombreux à pratiquer des sports exposés. Déclarez-les au moment du devis ; SwissLife plafonne par exemple ses garanties à 1 million d'euros par sinistre pour certains d'entre eux. Côté reprise, le temps partiel thérapeutique est indemnisé 12 mois chez Abeille et SwissLife, 180 jours chez Unim, 365 jours avec l'option. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Chiffres 2026. Les 90 premiers jours d'arrêt relèvent de la Sécurité sociale ; au-delà, c'est la CARMF qui indemnise, et c'est aussi elle qui intervient en cas d'invalidité ou de décès. Les deux appliquent le même plafond, que la plupart des radiologues installés dépassent.
À partir du 4e jour, la CPAM vous indemnise à hauteur de 50 % de vos revenus moyens sur trois ans, sans dépasser 197,51 € par jour, soit 6 008 € par mois. Dès le 91e jour, et pour trois ans au maximum, la CARMF prend le relais : 50 % du revenu déclaré deux ans plus tôt, entre 65,84 € et 197,51 € par jour. Le plafond est atteint dès 144 180 € de revenu annuel.
| Votre revenu | Versé par mois (CPAM puis CARMF) | Part de votre revenu |
|---|---|---|
| Moins d'un an d'affiliation | Rien jusqu'au 90e jour, puis environ 2 000 € | Très faible |
| 120 000 € par an | Environ 5 000 € | 50 % |
| 180 000 € par an | 6 008 € (plafond) | 40 % |
| 240 000 € par an | 6 008 € (plafond) | 30 % |
Pour toucher une pension de la CARMF, il faut être reconnu inapte à toute activité, de façon définitive, avant 62 ans. Elle va de 23 662 € par an jusqu'à 48 060 € de revenu à 31 549 € par an dès 144 180 € : pour un radiologue au plafond, cela représente environ 2 600 € par mois. S'y ajoutent 8 788,52 € par an pour chaque enfant à charge et, le cas échéant, des majorations pour le conjoint, l'aide d'une tierce personne ou trois enfants. Une invalidité partielle n'ouvre droit à rien.
Vos proches reçoivent de la CARMF un capital de 71 500 €. Le conjoint marié depuis plus de deux ans, ou avec qui vous avez eu un enfant, perçoit en outre une rente annuelle de 8 557 à 17 114 € jusqu'à 62 ans, et chaque enfant 10 078 € par an. Le partenaire de PACS et le concubin n'ont droit à rien.
Nous assurons trop peu de radiologues pour publier une moyenne fiable. Voici plutôt les fourchettes de nos 15 dossiers chiffrés depuis 2024, pour des radiologues de 30 à 35 ans, non-fumeurs, avec les options dos et psy et le capital décès minimum :
| Garanties | Franchise maladie | Cotisation constatée |
|---|---|---|
| 5 000 à 7 000 € par mois | 30 jours | 60 à 120 € par mois |
| 8 000 € + 1 500 à 2 400 € de frais | 30 jours | 115 à 160 € par mois |
| 8 000 € + frais | 90 jours | 105 à 125 € par mois |
| 10 000 à 14 000 € par mois | 30 ou 90 jours | 105 à 130 € par mois |
Le capital décès pèse vite : porté à 500 000 ou 700 000 €, il fait monter la cotisation entre 140 et 190 € par mois au même âge.
Ces cotisations augmentent avec l'âge, chaque année chez Abeille et SwissLife, par paliers chez Unim. Après 55 ans, un contrat peut dépasser plusieurs centaines d'euros par mois : il vaut souvent mieux alléger la rente d'invalidité que changer d'assureur et repasser une sélection médicale.
Sur nos 5 radiologues assurés (octobre 2026), 3 ont choisi Abeille, 1 SwissLife et 1 Unim. Les trois contrats sont proposés dans presque tous nos devis : Abeille dans 13 dossiers sur 15, SwissLife et Unim dans 11.
C'est l'assureur que je recommande en priorité, pour le sérieux de l'étude des dossiers et la qualité de la gestion. Pour un radiologue, le dos et les troubles psychiques sont couverts sans condition d'hospitalisation, la grossesse pathologique sans liste fermée, et le contrat est forfaitaire. En contrepartie, il est rarement le moins cher, et son prix varie selon le lieu d'exercice. Voir notre test d'Abeille Senséo.
Dans 8 de nos 9 comparatifs où il figurait à côté d'Abeille, SwissLife était moins cher, parfois nettement. C'est une bonne option pour un radiologue sans projet de grossesse, qui accepte que le psychique sans hospitalisation ne soit couvert qu'à moitié, avec une option. Vérifiez bien la profession inscrite au devis : nous avons déjà corrigé un radiologue enregistré comme cardiologue. Voir notre avis sur SwissLife.
Unim couvre le plus largement les risques liés aux rayonnements, chiffre précisément les atteintes de la vision dans son barème et n'applique aucun délai d'attente. Ses tarifs sont en revanche très variables d'un dossier de radiologue à l'autre : le moins cher dans un cas, deux à trois fois plus cher que les autres dans d'autres. Les options dos et psy se choisissent à l'adhésion. Voir notre test d'Unim.
Deux voies s'offrent à vous : traiter en direct avec un assureur des professions de santé, ou confier la recherche à un courtier qui met plusieurs assureurs en concurrence. Le tarif d'un même contrat ne change pas selon la voie choisie ; ce qui change, c'est l'étendue de la comparaison et l'accompagnement.
La MACSF, la GPM et La Médicale accompagnent les médecins depuis longtemps, souvent dès les études ou à travers la responsabilité civile professionnelle. Elles ne travaillent pas avec les courtiers : vous passez par leurs conseillers, qui vous présentent leur propre contrat. C'est pratique pour tout regrouper chez un seul interlocuteur. Comparez simplement les mêmes points qu'ailleurs : barème d'invalidité, seuil de déclenchement, plafond des indemnités, dos, psychique, grossesse, et l'évolution de la cotisation après la période de lancement. Nous avons testé leurs contrats : La Médicale, MACSF et GPM.
Le courtier interroge plusieurs compagnies pour vous, sur des garanties strictement identiques, et vous guide dans le questionnaire de santé, voire dans plusieurs adhésions menées en parallèle. Il est payé par l'assureur et ne vous facture rien. Demandez-lui combien de radiologues il assure, s'il connaît les plafonds de chaque compagnie pour les hauts revenus et s'il a lu la clause sur les rayonnements.
Notre accompagnement ne vous coûte rien et ne vous engage pas. Plus d'informations dans notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Rarement. Un nouveau contrat imposerait une sélection médicale, qui aboutit presque toujours à une exclusion ou une surprime à cet âge. Mieux vaut alléger la rente d'invalidité, plus coûteuse et moins utile à l'approche de la retraite, et remplacer les rentes de conjoint et d'éducation par un capital décès.
Non. Déclarez-le honnêtement et souscrivez le plus tôt possible, avant qu'un autre épisode ne s'ajoute. Faire étudier le dossier par deux assureurs en même temps permet de comparer les propositions. Une exclusion peut parfois être rediscutée avec le service médical de l'assureur.
Celui de votre activité libérale. Vos émoluments hospitaliers relèvent de la protection de la fonction publique hospitalière ; vos honoraires libéraux, eux, ne sont remplacés que dans la limite des plafonds du régime des libéraux. Si vous adhérez au contrat négocié par une association de praticiens hospitaliers, demandez s'il couvre aussi vos honoraires et avec quel barème d'invalidité.
En général, oui. Le contrat de la société sert d'abord à payer ses propres charges pendant votre absence ; il ne remplace pas votre revenu. Regardez dans les statuts ou le pacte d'associés si votre rémunération est maintenue en cas d'arrêt, et pendant combien de temps, puis assurez le reste.
Oui. C'est votre contrat, pas celui de la société, et c'est donc à vous de décider. Vous pouvez aussi souscrire hors Madelin aujourd'hui et passer en Madelin plus tard, sans nouvelle formalité médicale. Pensez seulement que les indemnités deviennent alors soumises aux cotisations sociales.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.