
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Ingénieur en informatique, consultant en mission longue, ingénieur-conseil en bureau d'études : votre métier ne vous expose pas beaucoup aux accidents, mais ce que vous toucheriez pendant un arrêt tient presque entièrement à la forme juridique choisie pour exercer. Gérant d'EURL, micro-entrepreneur, président de SASU ou libéral à la CIPAV, vous ne touchez pas du tout la même chose si vous tombez malade.
Depuis 2024, 131 ingénieurs nous ont demandé de comparer leurs devis, et 32 ont souscrit leur prévoyance avec Gus Assurance. Les conseils et les prix de cet article viennent de leurs dossiers. Pour les règles communes à tous les indépendants, consultez aussi notre guide prévoyance TNS.
Vous êtes ingénieur indépendant ? Remplissez notre formulaire : je vous envoie les devis des assureurs qui acceptent votre statut, réglés sur les mêmes garanties, avec mon avis.
Parmi les ingénieurs qui nous contactent, 53 sont gérants ou en entreprise individuelle, 44 micro-entrepreneurs et 30 présidents de SASU ; quelques-uns sont ingénieurs-conseils à la CIPAV. Quel que soit le statut, trois manques reviennent :
Indemnités journalières : elles complètent votre régime obligatoire jusqu'au revenu choisi. Nos clients ingénieurs protègent un peu plus de 3 400 € par mois en médiane.
Frais généraux : ils paient vos charges fixes pendant l'arrêt, comme un bureau, des licences ou un expert-comptable. Utile surtout aux bureaux d'études ; un consultant qui travaille chez son client s'en passe souvent.
Rente d'invalidité : versée jusqu'à la retraite, y compris en invalidité partielle, selon un barème à choisir avec soin pour un métier intellectuel.
Capital décès : versé à vos proches. Il compense des régimes obligatoires presque inexistants sur ce point pour un indépendant.
🛠️ 32 ingénieurs assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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⭐ Noté 4,9/5 sur Trustpilot · 307 avis (septembre 2026)
Assurez la totalité de votre revenu professionnel, celui que vous voulez continuer à toucher pendant un arrêt, et non la seule part que votre caisse ne verse pas : l'assureur fait lui-même la déduction. Pour un gérant, c'est la rémunération que vous vous versez ; pour un micro-entrepreneur, votre chiffre d'affaires après l'abattement de 34 % ; pour un président de SASU, votre salaire, ou à défaut le revenu dont vous vivez réellement.
Les missions d'un ingénieur s'enchaînent mal certaines années. Partez de la moyenne de vos deux ou trois dernières années plutôt que de votre meilleure année : plusieurs contrats limitent l'indemnité à votre revenu réel au moment de l'arrêt.
La garantie frais généraux couvre les charges fixes qui continuent de tomber pendant l'arrêt : loyer d'un bureau, abonnements logiciels, comptable, cotisations sociales minimales. Un bureau d'études avec des locaux en a besoin ; un consultant qui travaille sur le site de son client, rarement. Faites la liste de ce qui serait encore prélevé chaque mois si vous ne facturiez plus. Voir notre article sur l'assurance frais généraux.
Je conseille 30 jours en maladie par défaut, avec 0 ou 3 jours en cas d'accident ou d'hospitalisation. Un ingénieur qui a de la trésorerie peut aller jusqu'à 60 ou 90 jours et baisser nettement sa cotisation ; à l'inverse, 15 jours se justifient si vous démarrez sans épargne. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
C'est le point le plus important pour un métier intellectuel. Avec un barème professionnel, l'expert regarde si vous pouvez encore exercer votre métier d'ingénieur. Avec un barème croisé, il tient aussi compte de ce que vous pourriez faire d'autre, ce qui fait baisser le taux et donc la rente. Pour une invalidité qui empêche de rester concentré devant un écran toute la journée, l'écart peut être considérable. Demandez le barème professionnel quand l'assureur le propose, et une rente dès 16 % d'invalidité plutôt que 33 %. Voir notre article sur le calcul de la rente d'invalidité.
Les régimes des indépendants versent très peu en cas de décès. Fixez le capital selon vos charges : emprunt immobilier, enfants à charge, revenu du conjoint. La plupart des contrats imposent un minimum, souvent deux à trois fois le revenu annuel assuré.
Pour un ingénieur sans antécédent, un questionnaire de santé suffit presque toujours. Les antécédents qui reviennent le plus dans nos dossiers sont le dos et les épisodes d'épuisement : l'assureur peut alors exclure la seule affection concernée, le reste du contrat restant couvert.
Gardez en tête que la sélection médicale recommence à chaque hausse de garanties. Si vous relevez votre revenu assuré après une belle année de missions, ou si vous ajoutez des frais généraux en ouvrant un bureau, l'assureur vous demande un nouveau questionnaire pour la partie ajoutée. Un problème de santé apparu entre-temps peut être exclu de cette hausse, alors que vos garanties d'origine restent acquises. Mieux vaut donc viser juste dès la signature. Voir notre article sur la sélection médicale.
Gérant majoritaire ou entrepreneur individuel au réel, vous déduisez vos cotisations grâce à la loi Madelin. En micro-entreprise, pas de déduction : vous payez la cotisation sur votre revenu, mais les indemnités ne viennent pas gonfler vos charges sociales. Président de SASU, vous êtes assimilé salarié : le Madelin ne s'applique pas, et la société peut payer la cotisation selon les règles propres à votre situation. Le détail est dans notre article prévoyance Madelin et impôts.
Dans les métiers intellectuels, c'est la première cause d'arrêt long. Or beaucoup de contrats ne l'indemnisent qu'après une hospitalisation, sauf si vous prenez une option. Chez Hodeva, l'option dos et psy lève cette condition ; chez April, c'est l'option Confort psy ; chez Abeille Solution Prévoyance Pro, l'option Sérénité ; chez SwissLife, un arrêt psychique sans hospitalisation n'est payé qu'à moitié, même avec l'option. Vérifiez ce point avant le prix.
Les heures assis devant l'écran pèsent sur le dos et les cervicales. April et SwissLife couvrent les maladies du dos sans condition ; chez Hodeva et Abeille, il faut l'option correspondante.
Si vos revenus varient d'une mission à l'autre, repérez le seuil au-delà duquel l'assureur réclame vos justificatifs de revenus lors d'un arrêt : Hodeva ne demande rien tant que vous assurez moins de 48 060 € par an, Abeille Solution Prévoyance Pro moins de 40 000 € par an, SwissLife moins de 6 000 € par mois. Au-delà, l'indemnité peut être recalculée sur votre revenu réel. Voir la différence entre forfaitaire et indemnitaire.
Après la signature, certains contrats ne couvrent pas une maladie pendant les premiers mois : 90 jours chez April, 3 mois chez SwissLife, et un an pour le psychique chez les deux. Hodeva n'applique pas de délai d'attente en maladie. Un accident est couvert tout de suite partout. Voir notre article sur le délai de carence.
Si un enfant est prévu, vérifiez la grossesse pathologique : Hodeva la couvre sans condition, SwissLife seulement pour une liste de complications. Regardez aussi l'indemnisation d'une reprise à temps partiel après un arrêt long, fréquente après un burn-out. Voir nos articles sur la grossesse et la prévoyance et sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Tout dépend de votre statut : gérant, entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur relèvent de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), l'ingénieur-conseil libéral de la CIPAV, et le président de SASU du régime général des salariés.
Exemple pour un ingénieur qui gagne 54 000 € par an, soit 4 500 € par mois :
| Votre statut | Jours 4 à 90 | Après 90 jours |
|---|---|---|
| Gérant d'EURL ou de SARL, entrepreneur individuel (SSI) | 2 000 €/mois | 2 000 €/mois |
| Micro-entrepreneur (SSI) | 2 000 €/mois au plus | Idem |
| Ingénieur-conseil libéral (CIPAV) | 2 250 €/mois | 0 € |
| Président de SASU sans salaire | 0 € | 0 € |
À la SSI, 2 000 € par mois est le plafond, versé 360 jours au plus sur trois ans ; en micro, l'indemnité se calcule sur le chiffre d'affaires après abattement, donc souvent moins. À la CIPAV, c'est la CPAM qui paie jusqu'au 90e jour ; ensuite, aucune indemnité. Un président de SASU qui se verse un salaire touche les indemnités des salariés, calculées sur ce salaire.
Dans tous les cas, il faut au moins un an d'affiliation pour être indemnisé. Les trois premiers jours ne sont jamais payés.
Les ingénieurs font partie des métiers les moins risqués pour les assureurs : leur prévoyance est l'une des moins chères. Nos 28 clients ingénieurs dont nous connaissons la cotisation et le revenu assuré paient 75 € par mois en médiane la première année, pour un peu plus de 3 400 € de revenu protégé. La moitié d'entre eux paient entre 55 et 110 € par mois.
| Âge | Clients | Cotisation | Revenu assuré |
|---|---|---|---|
| Moins de 35 ans | 9 | 32 à 107 € | 3 000 € |
| 35 à 44 ans | 14 | 60 € médiane | 3 750 € |
| 45 ans et plus | 5 | 90 à 293 € | 3 000-5 000 € |
Âge à la souscription, cotisations mensuelles de la première année ; revenu assuré mensuel médian, sauf pour les 45 ans et plus (fourchette). Entre 35 et 44 ans, la moitié des clients paient entre 52 et 111 € par mois.
Rapporté au revenu, comptez environ 21 € par mois pour 1 000 € protégés, toutes options et tous âges confondus. Les écarts dans chaque ligne viennent surtout de la franchise, des options dos et psy et des frais généraux.
Chez Hodeva et Abeille Solution Prévoyance Pro, le prix est fixé selon l'âge à l'adhésion ; chez SwissLife et en général chez April, il augmente chaque année. Regardez l'évolution de la cotisation, pas seulement le premier prix. Tous les métiers d'indépendants comparés : combien coûte une prévoyance d'indépendant.
Sur nos 32 ingénieurs assurés (octobre 2026), 11 ont choisi April, 10 Hodeva, 7 Abeille Solution Prévoyance Pro et 4 SwissLife. Le choix dépend surtout du statut et de la place que vous donnez au psychique et au barème d'invalidité.
April laisse choisir entre 7, 15 et 30 jours de franchise en maladie, couvre le dos sans condition et permet une rente d'invalidité dès 15 % avec le barème professionnel en option. Vous pouvez choisir un prix qui évolue avec l'âge ou un prix fixé à l'adhésion. En contrepartie, une maladie n'est couverte qu'après 90 jours de contrat, le psychique après un an, et sans hospitalisation seulement avec l'option Confort psy. Voir notre avis sur April Prévoyance Pro.
Hodeva range l'ingénieur dans sa catégorie la moins chère et fixe le prix selon votre âge à l'adhésion. Pas de délai d'attente en maladie, aucun justificatif demandé sous 48 060 € assurés par an, et une option qui donne le barème professionnel avec une rente dès 16 %. Sans cette option, l'invalidité est jugée sur un barème croisé à partir de 33 %. Le psychique sans hospitalisation passe par l'option dos et psy, et le capital décès est imposé à trois fois le revenu. Voir notre avis sur Hodeva.
Le contrat d'Abeille pour les indépendants fixe le prix à l'adhésion et ne contrôle pas vos revenus tant que vous assurez moins de 40 000 € par an. Son option Sérénité couvre le dos et le psychique sans hospitalisation. Pour un ingénieur, l'invalidité est jugée sur un barème croisé, et la franchise maladie est de 30 jours. Voir notre avis sur Abeille Solution Prévoyance Pro.
SwissLife accepte les indépendants comme les dirigeants assimilés salariés, avec une offre dédiée aux présidents de SAS. Il couvre le dos sans condition, propose le barème professionnel avec un seuil à 16 % et ne demande pas de justificatif sous 6 000 € par mois assurés. Le psychique sans hospitalisation n'est payé qu'à moitié, et le prix augmente chaque année. Voir notre avis sur SwissLife.
Un ingénieur indépendant peut souscrire sa prévoyance de deux façons : directement auprès d'un assureur, en agence ou en ligne, ou par un courtier qui compare plusieurs contrats pour lui. Le prix d'un contrat est le même dans les deux cas ; ce qui change, c'est le nombre de contrats comparés et l'aide pour choisir les garanties adaptées à votre statut.
Plusieurs assureurs vendent leur prévoyance des indépendants surtout par leurs propres réseaux : Agipi par les agents AXA, ou des mutuelles comme la MAAF, la MACIF et Groupama par leurs agences. C'est pratique si vous avez déjà vos autres assurances chez eux. Pour comparer avec une autre offre, demandez le tableau de garanties et vérifiez le barème d'invalidité, le seuil de la rente, la prise en charge du psychique et du dos, et ce qui se passe si vos revenus baissent. Voir nos tests d'Agipi, de la MAAF, de la MACIF et de Groupama.
Un courtier met plusieurs assureurs en concurrence sur les mêmes garanties et vérifie que le contrat colle à votre statut : un contrat pensé pour un gérant ne convient pas forcément à un président de SASU. Il ne vous coûte rien : il est rémunéré par l'assureur, au même tarif qu'en direct. Demandez-lui combien d'ingénieurs ou de consultants il a déjà assurés, quels assureurs il compare et comment il traite le psychique et le barème d'invalidité.
Le conseil est gratuit et sans engagement. Pour en savoir plus, lisez notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Pour un séjour temporaire, la plupart des contrats restent valables, mais les conditions varient : durée maximale, pays exclus, paiement des indemnités. Lisez la clause sur la territorialité et prévenez votre assureur avant de partir. Une expatriation durable demande en général un autre contrat.
Partez de la moyenne de vos deux ou trois dernières années. Si l'écart est important, privilégiez un contrat qui ne contrôle pas vos revenus en dessous d'un certain montant, pour ne pas voir votre indemnité recalculée une année creuse.
Non. La responsabilité civile professionnelle paie les dommages que vous causez à votre client. La prévoyance vous protège, vous : elle remplace votre revenu si vous ne pouvez plus travailler. Les deux sont utiles et ne se remplacent pas.
Pas forcément. Prévenez votre assureur de votre nouveau statut : le contrat passe en général en Madelin, et vos cotisations deviennent déductibles. Si vous en profitez pour relever votre revenu assuré, un nouveau questionnaire de santé sera demandé pour la partie ajoutée.
Non. Sans salaire, le régime général ne vous verse aucune indemnité journalière, et vous n'avez droit à rien non plus de la SSI. Une prévoyance individuelle est alors votre seule protection : elle se règle sur le revenu dont vous vivez réellement, par exemple vos dividendes. Lire aussi prévoyance du président de SAS non rémunéré.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.