
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Psychomotricien libéral, vous êtes indemnisé par l'Assurance maladie jusqu'au 90e jour d'arrêt, puis votre protection relève de la CIPAV. Or la CIPAV ne verse aucune indemnité journalière : à partir du 91e jour, sans contrat de prévoyance, vous n'avez plus aucun revenu. C'est une profession jeune, souvent exercée en micro-entreprise et à temps partiel au début : on pense que l'on gagne trop peu pour avoir besoin de s'assurer, alors que c'est justement quand les revenus sont modestes qu'un arrêt long est le plus difficile à absorber.
Depuis 2024, près de 40 psychomotriciens nous ont demandé un devis et 8 sont aujourd'hui assurés chez nous : tout ce que vous lirez ici, conseils comme tarifs, s'appuie sur leurs situations réelles. Pour le cadre général des indépendants en caisse libérale, lisez notre guide prévoyance profession libérale.
Vous êtes psychomotricien ? Remplissez notre formulaire : je compare pour vous Hodeva, Abeille et Unim avec les mêmes garanties, et je vous dis lequel je choisirais à votre place.
Parce que le régime obligatoire laisse un psychomotricien libéral sans rien pendant la plus grande partie d'un arrêt long. Trois situations reviennent dans les dossiers que je traite :
Indemnités journalières : elles remplacent votre revenu pendant l'arrêt, dès la fin de la franchise. Les psychomotriciens qui nous sollicitent demandent à garantir 2 000 € par mois en médiane.
Frais généraux : ils paient le loyer du cabinet ou votre part de cabinet partagé, le matériel et vos cotisations sociales pendant l'arrêt.
Rente d'invalidité : un revenu mensuel jusqu'à votre retraite quand la psychomotricité devient impossible, totalement ou en partie, calculé selon votre taux d'invalidité.
Capital décès : une somme payée en une fois aux bénéficiaires que vous choisissez, qui s'ajoute au capital de la CIPAV.
🧠 8 psychomotriciens assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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⭐ Noté 4,9/5 sur Trustpilot · 307 avis (septembre 2026)
Assurez la totalité de votre bénéfice (BNC), celui dont vous avez besoin pour vivre, et non la seule différence avec la Sécurité sociale. La compagnie déduit elle-même ce que verse la CPAM jusqu'au 90e jour et complète ; au-delà, c'est votre contrat qui verse tout.
Si vous démarrez, ne calez pas votre contrat sur vos revenus de la première année. Une patientèle de psychomotricien se construit en deux ou trois ans, et relever les garanties ensuite oblige à repasser par un questionnaire de santé. Partez du revenu que vous visez une fois votre agenda rempli, quitte à allonger la franchise pour tenir le budget.
Elle règle les dépenses qui tombent chaque mois même quand vous ne travaillez pas : loyer ou quote-part du cabinet, assurance, logiciel, matériel de séance, et les cotisations sociales qui continuent d'arriver. Elle a peu d'intérêt si vous exercez à domicile ou chez vos patients, beaucoup si vous payez un loyer. Parmi mes clients, une psychomotricienne qui s'installait dans son propre cabinet a assuré 1 200 € de frais par mois, plus que la moitié de son revenu garanti : c'était sa première charge.
La franchise est le nombre de jours d'arrêt non indemnisés par le contrat. Avec une épargne de quelques mois, 30 jours suffisent : la CPAM verse déjà une partie de votre revenu pendant ce temps, si vous êtes affilié depuis un an. Si vous n'avez pas encore cette année, ou pas de réserve, prenez 15 jours. Attention, la franchise disponible dépend du contrat : Abeille Solution Prévoyance Pro n'existe qu'à 30 jours en maladie, quand Hodeva et Unim descendent à 15 jours (7 jours chez Unim). Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
C'est le point qui fait le plus varier les prix entre assureurs. Un barème professionnel juge votre capacité à exercer la psychomotricité ; un barème croisé tient compte aussi de votre capacité à faire un autre métier, et donne un taux plus bas pour la même blessure. Deuxième critère, le seuil d'invalidité qui déclenche la rente : chez Unim, le barème est professionnel et la rente commence à 10 % ; chez Hodeva, avec l'option I.P.S., c'est votre métier qui sert de référence et la rente part de 16 % ; chez Abeille, le barème est croisé et la rente démarre à 20 ou 33 % selon l'option. Pour comprendre le calcul, lisez comment calculer une rente d'invalidité.
La CIPAV verse un capital, mais modeste quand le revenu l'est. Si vous avez des enfants, un prêt immobilier ou un emprunt pour aménager votre salle de psychomotricité, prévoyez au moins deux à trois années de revenu. À 30 ans, c'est la garantie qui pèse le moins dans la cotisation.
À 30 ans, sans souci de santé particulier, un psychomotricien remplit un questionnaire et son contrat démarre aux conditions normales. Un antécédent ne ferme pas la porte : la compagnie met en général de côté la seule maladie déclarée. Une de mes clientes avait signalé un suivi pour un épisode d'anxiété ; Hodeva l'a acceptée avec une exclusion des affections psychiques, qu'elle était libre d'accepter ou de refuser. Elle a accepté, puisque tout le reste restait couvert.
Et cette sélection revient à chaque hausse de garanties. Un revenu garanti plus élevé quand votre patientèle grandit, des frais généraux le jour où vous louez un local, un capital décès plus important : pour chacun de ces ajouts, l'assureur vous fait remplir un nouveau questionnaire de santé, qui ne porte que sur le supplément. Si un souci de santé est apparu depuis la signature, il peut être exclu ou majoré sur ce supplément ; ce que vous aviez souscrit au départ reste couvert comme avant. Voir notre article sur la sélection médicale.
La moitié des psychomotriciens qui nous écrivent sont micro-entrepreneurs. Dans ce régime, vous payez la prévoyance sans avantage Madelin ; en échange, les sommes reçues en cas d'arrêt ne sont pas ajoutées à vos revenus taxés. Au régime de la déclaration contrôlée, la cotisation se déduit de votre bénéfice, et les indemnités deviennent imposables. Si vous changez de régime, prévenez votre assureur : votre contrat reste le même. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin et notre guide prévoyance micro-entrepreneur.
Séances au sol, enfants à porter ou à rattraper, postures accroupies : le dos est le premier risque physique d'un psychomotricien. Vérifiez comment votre contrat traite un arrêt lié au dos sans hospitalisation. Chez Hodeva, il est indemnisé sans condition pendant un an, puis l'option DOS+ lève toute limite. Chez Abeille Solution Prévoyance Pro, c'est l'option Sérénité, qui couvre ensemble le dos et le psychique. Chez Unim, il faut l'option Renfort Dos, à choisir dès la signature.
Accompagner des enfants avec des troubles du développement, des patients âgés ou en fin de vie use aussi psychiquement. Dans la version de base des contrats, un burn-out ou une dépression ne sont pris en charge que s'il y a eu hospitalisation. Les options existent chez les trois assureurs (PSY+ chez Hodeva, Sérénité chez Abeille, Renfort Psy chez Unim), avec souvent un délai d'attente propre : 6 mois chez Hodeva, 12 mois chez Abeille.
Sept psychomotriciens sur dix qui nous contactent sont des femmes, souvent au moment où elles construisent leur famille. La grossesse pathologique est couverte comme une maladie chez nos trois assureurs, à condition de ne pas être déjà enceinte à la signature ; Unim y ajoute une allocation de naissance. Le congé maternité légal, lui, n'est jamais indemnisé par la prévoyance. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Unim est forfaitaire : vous touchez la somme inscrite au contrat, sans contrôler ce que vous gagniez avant l'arrêt. Hodeva et Abeille sont indemnitaires, mais ne demandent pas de justificatif de revenus en dessous d'un certain montant assuré (environ 4 000 € par mois chez Hodeva, 40 000 € par an chez Abeille), ce qui couvre la plupart des psychomotriciens. C'est important pour une activité qui démarre ou qui varie d'une année à l'autre. Voir forfaitaire ou indemnitaire.
Chez Abeille, il faut attendre 3 mois après la signature pour qu'une maladie soit prise en charge. Hodeva et Unim n'ont pas de délai d'attente général en maladie. Si vous quittez un ancien contrat, demandez la reprise de vos garanties sans nouveau délai. Voir notre article sur le délai de carence.
Après un arrêt long, beaucoup reprennent par quelques séances par semaine. Hodeva verse alors la moitié de l'indemnité pendant un an au plus, après 90 jours d'arrêt ; Unim verse une demi-indemnité pendant 180 jours, ou un an avec une option. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Depuis 2022, tous les psychomotriciens libéraux cotisent à la CIPAV pour la retraite, l'invalidité et le décès ; les arrêts de travail relèvent de la CPAM.
À partir du 4e jour et jusqu'au 90e, l'Assurance maladie paie 1/730e du revenu moyen de vos trois années civiles précédentes, c'est-à-dire la moitié de ce que vous gagnez par jour, avec un minimum de 26,33 € par jour pour les revenus les plus faibles et un maximum de 197,51 €. Il faut au moins un an d'affiliation. Pour un micro-entrepreneur, la CPAM part des recettes diminuées de l'abattement forfaitaire de 34 %. Dès le 91e jour, le versement s'arrête, et la CIPAV n'a pas d'indemnités journalières.
| Revenu annuel | 4e au 90e jour | À partir du 91e jour |
|---|---|---|
| Moins d'un an d'affiliation | Rien | Rien |
| 20 000 € | Environ 830 € par mois | Rien |
| 30 000 € | Environ 1 250 € par mois | Rien |
| 40 000 € | Environ 1 670 € par mois | Rien |
Une pension de la CIPAV est possible quand votre invalidité est permanente et définitive et atteint au moins 66 %. Elle dépend des points acquis par vos cotisations. Pour une invalidité totale, comptez 9 265 € par an si vous gagnez 17 782 € ou moins, 10 121 € pour 20 000 € de revenu, 13 980 € pour 30 000 € et 17 839 € pour 40 000 €. Pour un taux compris entre 66 et 99 %, on applique ce taux au montant de la pension totale. Elle démarre le 1er jour du mois qui suit votre demande. Pour une maladie antérieure à votre affiliation, la caisse exige dix années de cotisations payées.
Vos proches reçoivent de la CIPAV un capital de 30 363 € si vous gagniez 20 000 € par an, 41 940 € pour 30 000 €, majoré en cas d'accident. Le conjoint marié ou lié par un PACS perçoit une rente si vous étiez affilié depuis deux ans au moins, et chaque enfant jusqu'à ses 21 ans (25 ans pendant ses études) : 3 036 € par an chacun pour un revenu de 20 000 €, 4 194 € pour 30 000 €. Un concubin ne reçoit pas de rente.
Nos 8 clients psychomotriciens protègent entre 1 500 et 3 500 € par mois et paient entre 21 et 137 € par mois la première année. Huit contrats, c'est trop peu pour une moyenne fiable : voici plutôt les écarts constatés, selon le profil.
| Profil | Revenu protégé par mois | Cotisation par mois |
|---|---|---|
| Micro, moins de 32 ans | 1 500 à 1 600 € | 21 à 28 € |
| Libéral, moins de 36 ans | 1 500 à 3 500 € | Environ 50 à 87 € |
| Signature après 38 ans | 2 000 € | 61 à 137 € |
Ce qui fait le plus bouger le tarif : l'âge auquel vous signez et le niveau de frais généraux. Il évolue aussi ensuite, selon des règles propres à chaque contrat : chez Hodeva et Abeille Solution Prévoyance Pro, la cotisation est établie sur votre âge à l'adhésion puis indexée chaque année ; chez Unim, elle change par tranches d'âge. Demandez toujours comment évoluera votre cotisation, pas seulement son montant la première année.
Sur nos 8 psychomotriciens assurés (octobre 2026), 4 ont choisi Hodeva, 3 Abeille (2 en Solution Prévoyance Pro, 1 en Senséo) et 1 Unim. Les trois acceptent les psychomotriciens libéraux et micro-entrepreneurs ; voici ce qui les distingue pour votre métier.
La moitié de mes clients psychomotriciens l'ont choisi, en particulier en micro-entreprise. Il est très compétitif sur les revenus modestes, n'a pas de délai d'attente en maladie, couvre la grossesse pathologique et, avec l'option I.P.S., évalue l'invalidité sur votre métier avec une rente dès 16 %. Ajoutez DOS+ et PSY+ si vous voulez une couverture sans condition d'hospitalisation. Voir notre avis sur Hodeva.
Abeille Solution Prévoyance Pro accepte les psychomotriciens. Avec l'option Sérénité, un arrêt pour le dos ou pour un trouble psychique est indemnisé même sans hospitalisation, et la rente d'invalidité peut démarrer à 20 %. En maladie, la franchise est forcément de 30 jours. Selon le profil, je compare aussi Senséo, l'autre contrat d'Abeille, qui permet une franchise de 15 jours. Voir notre avis sur Abeille Solution Prévoyance Pro.
Unim n'assure que les professions de santé et a un barème propre aux paramédicaux. Il est forfaitaire, sans délai d'attente, avec une franchise possible de 7 jours, une rente d'invalidité dès 10 % et une allocation de naissance. Il paie aussi séparément chaque période d'arrêt, dont celle du 91e au 365e jour, que vous pouvez renforcer : c'est la période où la CIPAV vous laisse sans indemnité. Les renforts pour le dos et le psychique ne peuvent être pris qu'au départ. Voir notre test d'Unim.
Vous pouvez souscrire directement auprès d'un assureur des professions de santé, ou passer par un courtier qui met plusieurs contrats côte à côte. Un même contrat coûte le même prix par l'une ou l'autre voie : la différence tient au nombre d'offres comparées et à l'aide que vous recevez pour régler les garanties.
La MACSF et La Médicale assurent de nombreux paramédicaux, souvent d'abord pour leur responsabilité civile professionnelle. Elles ne passent pas par les courtiers : vous traitez avec leurs conseillers, qui présentent leur propre contrat. Cette voie convient si vous préférez regrouper chez un même conseiller toutes vos assurances professionnelles. Pour comparer, demandez le tableau des garanties et regardez sur quel barème l'invalidité est jugée, à quel taux la rente commence, ce qui est prévu pour le dos et le psychique, et la durée de toute remise de bienvenue. Voir nos avis sur la MACSF et La Médicale.
Le courtier fait chiffrer plusieurs compagnies sur un cahier des charges identique, vous aide à remplir le questionnaire de santé et suit votre dossier. Son intervention ne vous coûte rien : c'est l'assureur qui le rémunère. Demandez-lui s'il connaît la situation des psychomotriciens à la CIPAV, et s'il vous interroge sur le dos, l'épuisement et un éventuel projet d'enfant avant de vous donner un prix.
Le conseil est gratuit et sans engagement. Pour en savoir plus, lisez notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Oui, si vous continuez à payer votre part de loyer et de charges pendant un arrêt. Assurez le montant que vous versez chaque mois, plus vos cotisations sociales fixes. Si vos associés vous dispensent de votre part en cas d'arrêt, cette garantie est inutile.
Vous pouvez souscrire, mais la grossesse en cours et ses complications ne seront pas couvertes. Le contrat jouera pour tout le reste, et pour une grossesse suivante. Si vous avez un projet d'enfant, signez avant : c'est la principale raison de ne pas repousser.
Non, le contrat reste le même. Prévenez votre assureur pour que la cotisation devienne déductible au titre de la loi Madelin, et profitez-en pour vérifier que le revenu assuré suit votre nouveau bénéfice. S'il faut l'augmenter, la part en plus passera par un questionnaire de santé.
Une exclusion porte sur la seule pathologie déclarée, par exemple le psychique après un suivi pour anxiété, ou un genou opéré. Tout le reste est couvert. Avant de l'accepter, je demande les conditions des autres assureurs : l'un peut exclure ce que l'autre accepte, ou proposer une surprime à la place.
Oui, car avec un petit revenu vous n'avez en général pas de réserve pour tenir après le 90e jour, quand la CPAM s'arrête. Et la cotisation suit votre revenu : nos plus jeunes clients micro-entrepreneurs paient entre 21 et 28 € par mois pour protéger 1 500 à 1 600 €.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.