
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Vous quittez l'hôpital ou un centre de rééducation pour vous installer en libéral, souvent en micro-entreprise, avec des visites à domicile et un revenu qui se construit petit à petit ? Votre protection sociale change du tout au tout : passé le troisième mois d'arrêt, aucun organisme ne vous verse plus de revenu. Contrairement aux kinésithérapeutes et aux infirmiers, votre caisse de retraite, la CIPAV, ne prend jamais le relais.
Depuis 2024, 28 ergothérapeutes nous ont demandé un devis, et 7 nous ont confié leur prévoyance. La moitié d'entre eux exercent en micro-entreprise. C'est de leurs dossiers que je tire les exemples et les tarifs de cette page. Pour les règles communes à tous les libéraux, consultez notre guide prévoyance profession libérale.
Vous êtes ergothérapeute ? Remplissez notre formulaire : je vous envoie les devis d'Hodeva, d'April, d'Abeille et d'Unim, calés sur les mêmes garanties, avec mon avis.
Parce que votre régime obligatoire s'arrête net au bout de trois mois, et que votre métier expose à des arrêts qui durent plus longtemps. Voici les trois cas que je rencontre le plus chez les ergothérapeutes :
Indemnités journalières : elles vous versent le revenu choisi pendant l'arrêt, en s'ajoutant à la CPAM pendant les trois premiers mois, puis en prenant tout à leur charge. Nos clients ergothérapeutes assurent entre 1 200 et 3 000 € par mois.
Frais professionnels : une indemnité à part pour le loyer du cabinet, le crédit du véhicule ou le matériel de bilan pendant l'arrêt.
Rente d'invalidité : un revenu jusqu'à l'âge de la retraite quand une séquelle vous empêche d'exercer, en tout ou en partie.
Capital décès : versé à vos proches. Chez Hodeva, l'assureur le plus choisi par nos clients ergothérapeutes, il est fixé à trois fois le revenu assuré.
🖐️ 7 ergothérapeutes assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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Assurez votre BNC en totalité, autrement dit le revenu dont vous avez besoin pour vivre pendant l'arrêt. Ne retranchez pas vous-même l'indemnité de la CPAM : le contrat s'en charge. En micro-entreprise, votre BNC, c'est votre chiffre d'affaires moins vos vraies charges (cotisations, véhicule, cabinet, matériel), pas le chiffre d'affaires lui-même.
Beaucoup d'ergothérapeutes qui démarrent veulent assurer leur revenu de la première année, souvent modeste. Pensez plutôt à celui que vous aurez dans deux ou trois ans, quand la patientèle sera installée : augmenter les garanties plus tard oblige à remplir un nouveau questionnaire de santé. En micro-entreprise, l'assureur ne vous demandera de toute façon aucun justificatif de revenus tant que le montant reste sous le plafond de la Sécurité sociale (48 060 € par an en 2026).
Cette garantie règle ce qui continue de tomber chaque mois quand vous ne travaillez plus : loyer d'un cabinet partagé, crédit ou location du véhicule, assurance, logiciel. Elle n'a de sens que si ces charges existent vraiment. Un ergothérapeute qui exerce uniquement à domicile, avec sa voiture personnelle, peut souvent s'en passer et mettre le budget sur les indemnités.
Ne comptez pas dedans vos cotisations sociales en totalité : pendant un arrêt, elles baissent avec votre chiffre d'affaires, surtout en micro-entreprise où elles sont calculées sur ce que vous encaissez.
Les premiers jours d'arrêt restent à votre charge : c'est la franchise. Pour un ergothérapeute, je conseille 15 ou 30 jours en maladie. Avec 30 jours, la cotisation baisse nettement, mais un premier mois d'arrêt ne vous rapporte que l'indemnité de la Sécurité sociale. Si vous n'avez pas encore d'épargne de précaution, prenez 15 jours. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Avec un barème professionnel, l'assureur se demande si vous pouvez encore faire votre métier d'ergothérapeute : un genou ou une épaule qui empêche les transferts et les mises en situation peut suffire à toucher une rente, même si vous restez capable d'un travail de bureau. Chez Hodeva, les ergothérapeutes ont ce barème d'office, sans option. Ailleurs, vérifiez lequel est prévu. La CIPAV, elle, ne verse rien en dessous de 66 % d'invalidité : un seuil de déclenchement bas a donc de la valeur.
Le capital prévu par la CIPAV ne couvre pas grand-chose : pour 30 000 € de revenu, on parle de quelques dizaines de milliers d'euros (détail plus bas). Avec un emprunt en cours ou des enfants à élever, la prévoyance est le moyen le plus économique de le compléter tant que vous êtes jeune.
Un questionnaire de santé suffit dans la plupart des cas. Les antécédents de dos sont fréquents dans votre métier : ils entraînent en général une exclusion limitée à la zone concernée, par exemple le rachis lombaire, le reste de votre corps restant couvert normalement. C'est une raison de plus pour souscrire au moment de l'installation, avant qu'une lombalgie ne figure dans votre dossier médical.
Attention : la sélection médicale ne se fait pas qu'une fois. Si vous voulez augmenter vos garanties plus tard, par exemple relever vos indemnités quand votre chiffre d'affaires progresse, ajouter des frais professionnels à l'ouverture d'un cabinet ou augmenter votre capital décès, l'assureur vous demande un nouveau questionnaire de santé pour la part en plus. Un problème de santé apparu entre-temps peut alors être exclu ou entraîner une surprime sur cette nouvelle part, alors que vos garanties de départ restent couvertes comme avant. D'où l'intérêt de viser juste dès la souscription. Voir notre article sur la sélection médicale.
En micro-entreprise, la cotisation n'est pas déductible : pas d'avantage Madelin. En contrepartie, les indemnités versées par votre contrat ne s'ajoutent pas à votre revenu imposable. Au réel (déclaration 2035), vous déduisez la cotisation, et les indemnités perçues entrent alors dans votre bénéfice imposable. Si vous changez de régime, prévenez votre assureur. Voir notre article sur la prévoyance du micro-entrepreneur.
C'est le premier motif d'arrêt dont me parlent les ergothérapeutes. Selon les contrats, une lombalgie ou une sciatique est couverte sans condition, limitée dans la durée, ou indemnisée seulement après une hospitalisation. Chez Hodeva, le dos est couvert un an sans option ; l'option DOS+ lève cette limite et couvre aussi l'invalidité liée au dos. Chez April, le dos est couvert d'office. Chez Abeille et Unim, il passe par une option.
L'épuisement professionnel touche aussi les soignants libéraux qui enchaînent les visites. Sans option, la plupart des contrats n'indemnisent un arrêt psychique qu'après une hospitalisation de plusieurs jours. Si c'est un risque pour vous, demandez l'option qui lève cette condition, et vérifiez son délai d'attente (180 jours chez Hodeva).
Vos tournées comptent : donnez à l'assureur une estimation honnête des kilomètres parcourus pour le travail. Chez Hodeva, au-delà de 30 000 km par an, votre métier passe dans une catégorie plus chère. Mieux vaut le déclarer dès le départ qu'avoir une discussion avec l'assureur après un accident de la route.
Une grossesse pathologique (menace d'accouchement prématuré, complication) est couverte comme une maladie par les bons contrats, pourvu que la grossesse ait commencé après la date d'effet du contrat. Hodeva la couvre sans délai d'attente. Aucune prévoyance ne paie en revanche le congé maternité légal. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Assurez-vous que le contrat verse le montant entier dès que la CPAM cesse de payer, le 91e jour : c'est la période la plus coûteuse pour vous. Lisez aussi la clause sur la reprise progressive, fréquente après une blessure : certains réduisent l'indemnité de moitié, d'autres la calculent selon votre perte de revenu. Voir notre article sur le temps partiel thérapeutique.
Montants 2026. Deux organismes vous protègent : la CPAM paie les trois premiers mois d'un arrêt, la CIPAV intervient en cas d'invalidité ou de décès. Un arrêt qui se prolonge au-delà ne relève d'aucun des deux.
Une fois passés un an d'affiliation et 3 jours de carence, l'indemnité de la CPAM vaut, par jour, votre revenu annuel moyen sur trois ans divisé par 730, avec un minimum de 26,33 € et un maximum de 197,51 € par jour. Elle s'arrête au 90e jour. Pour un micro-entrepreneur, la CPAM part du chiffre d'affaires amputé de l'abattement forfaitaire de 34 %. La CIPAV, elle, n'a pas d'indemnités journalières dans son régime.
| Votre situation | 4e au 90e jour | À partir du 91e jour |
|---|---|---|
| Installé depuis moins d'un an | Rien | Rien |
| Micro, 20 000 € de chiffre d'affaires | Environ 800 € par mois (le minimum) | Rien |
| Micro, 45 000 € de chiffre d'affaires | Environ 1 240 € par mois | Rien |
| Réel, 40 000 € de bénéfice | Environ 1 670 € par mois | Rien |
Bon à savoir : après six mois d'arrêt consécutifs, la CIPAV peut vous dispenser de la cotisation retraite de l'année, sur demande. Celle de l'invalidité-décès continue d'être appelée.
Pas de pension CIPAV sous 66 % d'invalidité, ni tant que votre état n'est pas jugé permanent et définitif. Au-dessus, le montant d'une invalidité totale dépend des points acquis par vos cotisations (le tiers des points × 3,01 €) auquel s'ajoutent 2 403 € par an : 9 265 € par an au plus bas, 13 980 € si vous gagnez 30 000 € par an, 17 839 € à 40 000 €. Une invalidité partielle (66 à 99 %) donne une fraction de ce montant. Et si la maladie existait avant votre affiliation, dix années de cotisations sont exigées.
Le capital décès CIPAV se compose de 7 209 € et de vos points valorisés à 3,01 € chacun : à 30 000 € de revenu, cela fait près de 41 940 €, majorés de 5 000 points en cas d'accident. S'y ajoutent des rentes d'environ 4 190 € par an, à ce même revenu, pour l'époux ou le partenaire de PACS et pour chaque enfant de moins de 21 ans (25 ans en études). En micro-entreprise, le nombre de points dépend de la fraction de vos versements attribuée à la CIPAV : demandez-lui un relevé de vos droits.
Nos 7 clients ergothérapeutes sont trop peu nombreux pour en tirer une moyenne, mais leurs contrats donnent un ordre de grandeur. Les cinq qui ont signé avant 35 ans paient entre 23 et 38 € par mois, pour un revenu assuré de 1 200 à 2 500 € par mois. Les deux qui ont signé après 40 ans paient 116 et 157 € par mois : l'âge et les options choisies pèsent lourd.
Pour compléter, j'ai calculé le prix d'un contrat de base chez Hodeva pour un ergothérapeute en micro-entreprise installé depuis plus d'un an : indemnités et rente d'invalidité, capital décès de trois fois le revenu, sans option. Ces prix sont calculés à partir de la grille de l'assureur en novembre 2026, hors sélection médicale : ce ne sont pas des devis.
| Âge | 1 500 € par mois, franchise 30 jours | 1 500 € par mois, franchise 15 jours | 3 000 € par mois, franchise 30 jours | 3 000 € par mois, franchise 15 jours |
|---|---|---|---|---|
| 28 ans | 16 € | 22 € | 33 € | 43 € |
| 38 ans | 20 € | 26 € | 41 € | 52 € |
| 48 ans | 35 € | 43 € | 70 € | 87 € |
L'option DOS+ ajoute environ 10 % à la partie arrêt de travail. Les autres options (dos et psy, seuil d'invalidité abaissé, frais professionnels) et le kilométrage au-delà de 30 000 km augmentent aussi le prix. Le tarif d'Hodeva progresse par tranches de cinq ans : le passage à 40 puis à 45 ans se voit nettement.
Sur nos 7 ergothérapeutes assurés (octobre 2026), 6 ont choisi Hodeva et 1 April. Dans mes devis, je compare le plus souvent Hodeva, April, Abeille Solution Prévoyance Pro et Unim ; voici ce qui compte pour votre métier.
Hodeva range votre métier dans sa classe 1, la mieux tarifée, et dans sa liste de paramédicaux : l'invalidité est donc jugée au regard de votre profession, sans supplément. Le contrat convient bien aux micro-entrepreneurs : pas de justificatif de revenus sous le plafond de la Sécurité sociale, pas de délai d'attente en maladie, grossesse pathologique couverte. En contrepartie, la franchise la plus courte est de 15 jours, le dos et le psy demandent une option pour être couverts sans restriction, et il faut résider en France continentale (ni Corse ni outre-mer). Voir notre avis sur la prévoyance Hodeva.
April couvre le dos sans option et propose une franchise de 7 jours. C'est un contrat simple à gérer en ligne. Le psychique demande une option, et le prix augmente avec l'âge chaque année : je le propose surtout aux ergothérapeutes jeunes. Voir notre avis sur April Prévoyance Pro Premium.
Abeille accepte les ergothérapeutes dans son contrat Solution Prévoyance Pro, avec une option qui couvre en bloc le dos et le psychique ; la franchise maladie y est de 30 jours. Unim, association réservée aux professionnels de santé, propose des renforts dos et psy à prendre dès la signature. Je les ajoute au comparatif selon vos priorités. Voir nos avis sur Abeille Solution Prévoyance Pro et Unim.
Vous pouvez frapper directement à la porte d'un assureur qui connaît les soignants, ou confier la recherche à un courtier qui vous montre plusieurs offres. Vous payez le même prix ; ce qui change, c'est l'étendue du choix et l'aide pour décider.
Côté soignants, deux noms reviennent : la MACSF et La Médicale, qui couvrent aussi les paramédicaux. Beaucoup d'ergothérapeutes les connaissent par leur responsabilité civile professionnelle ou par leurs années d'études. Ces maisons distribuent leurs contrats elles-mêmes, sans intermédiaire : leurs conseillers vous présentent l'offre maison. C'est pratique si vous voulez un seul interlocuteur pour toutes vos assurances. Si vous les consultez, réclamez le détail des garanties et comparez la prise en charge du dos et du psychique, le barème d'invalidité et le montant versé après le 90e jour.
Un courtier vous présente plusieurs contrats réglés sur les mêmes garanties et vous aide pour le questionnaire de santé. Il est rémunéré par l'assureur, pas par vous. Avant de le choisir, demandez-lui s'il assure déjà des ergothérapeutes, s'il connaît les règles de la micro-entreprise et s'il vous interroge sur votre dos, vos kilomètres et vos projets avant de parler de prix.
Le conseil est gratuit et sans engagement. Pour en savoir plus, lisez notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Rarement. Le plus souvent, l'assureur exclut le dos ou une partie de la colonne et vous couvre pour tout le reste. Selon l'ancienneté et la gravité de l'épisode, certains acceptent sans exclusion. Le comparatif entre assureurs est précieux dans ce cas, car leurs décisions diffèrent.
Non, mais déclarez votre kilométrage professionnel. Passé 30 000 km par an, certains contrats vous font changer de catégorie, donc de tarif. Un accident de la route pendant une tournée est couvert comme n'importe quel arrêt, à condition que la déclaration soit exacte.
Non. Visez le montant qui vous reste après cotisations sociales, véhicule, cabinet et matériel : celui qui fait vivre le foyer. Assurer le chiffre d'affaires vous ferait payer une cotisation trop élevée pour un revenu que vous ne touchez pas.
Votre employeur et la Sécurité sociale couvrent votre salaire. La prévoyance d'indépendant porte sur votre revenu libéral : assurez ce que vous gagnez en libéral, pas le total. Si votre part libérale augmente, faites relever vos garanties.
Pas par la Sécurité sociale au titre de votre activité libérale : il faut douze mois d'affiliation comme libéral pour toucher ses indemnités, et vos années de salariat ne comptent pas. La CIPAV ne verse pas d'indemnités non plus. Pendant cette première année, seule une prévoyance vous verse un revenu en cas d'arrêt.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.