
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Diététicien ou diététicienne en libéral, en micro-entreprise ou au régime de la déclaration contrôlée, vous cotisez à la CIPAV et à la Sécurité sociale. Mais à partir du 91e jour d'arrêt, plus aucune caisse ne vous verse rien, tant que vous n'êtes pas reconnu invalide aux deux tiers. Une prévoyance sert à combler ce vide, et elle se choisit de préférence au début de votre activité.
Chez Gus Assurance, je conseille des diététiciens depuis 2024 : une vingtaine nous ont demandé conseil, dont la moitié en micro-entreprise, et 4 nous ont confié leur prévoyance. Tout ce qui suit s'appuie sur leurs devis et leurs questions. Les règles valables pour l'ensemble des libéraux sont détaillées dans notre guide prévoyance profession libérale.
Vous êtes diététicien ? Remplissez notre formulaire : je vous envoie les devis d'Abeille, d'Hodeva et d'Unim, réglés sur les mêmes garanties, avec mon avis.
Parce que la CIPAV figure parmi les caisses de libéraux les moins protectrices. Dans les dossiers que je traite, le manque apparaît surtout à trois moments :
Indemnités journalières : elles vous versent un revenu tant que vous êtes arrêté, en complément de ce que verse la Sécurité sociale les trois premiers mois, puis seules ensuite. Nos clients diététiciens protègent le plus souvent entre 1 800 et 2 500 € par mois.
Frais généraux : ils paient le loyer de votre cabinet et vos charges fixes pendant l'arrêt. Utiles si vous avez un local à vous, rarement indispensables si vous sous-louez un bureau à la vacation.
Rente d'invalidité : elle prend le relais jusqu'à la retraite quand votre état ne vous permet plus de consulter, ou seulement à temps réduit.
Capital décès : versé à vos proches. Dans nos devis de diététiciens, il se situe le plus souvent entre 60 000 et 90 000 €.
🥗 4 diététiciens assurés par Gus Assurance (octobre 2026)
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Assurez votre bénéfice en totalité : le revenu qui vous reste une fois les charges réglées, pas un simple complément à la Sécurité sociale. L'assureur déduit lui-même les indemnités de la CPAM pendant les trois premiers mois, puis prend tout à sa charge. En micro-entreprise, partez de votre chiffre d'affaires moins vos frais réels, pas du chiffre après abattement.
En début d'activité, visez le revenu que vous comptez atteindre dans deux ou trois ans plutôt que celui de votre première année : relever ses garanties plus tard n'est pas automatique, comme on le verra plus bas.
Cette garantie paie vos charges fixes tant que vous ne consultez pas : loyer du cabinet, logiciel de suivi, assurance, cotisations sociales. Comptez seulement ce qui continue de tomber pendant l'arrêt. Si vous travaillez à domicile ou dans un bureau partagé payé à l'heure, la garantie revenu suffit en général.
La franchise correspond aux premiers jours d'arrêt que le contrat ne paie pas. Dans nos devis de diététiciens, la formule la plus demandée est 30 jours en maladie et 3 jours en cas d'accident ou d'hospitalisation. Une franchise de 15 jours coûte plus cher mais se défend si votre trésorerie est faible ou si vous avez un projet d'enfant. Tous les assureurs ne proposent pas 7 jours pour ce métier. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
C'est le point qui change le plus d'un contrat à l'autre pour un diététicien. Un barème professionnel mesure ce que vous ne pouvez plus faire comme diététicien ; un barème croisé mélange votre incapacité professionnelle et votre incapacité physique générale, et verse moins pour une même atteinte. Chez certains assureurs, le diététicien n'a accès qu'au barème croisé, avec une rente à partir de 33 % d'invalidité. Unim propose un barème professionnel, avec une option qui déclenche la rente dès 10 %. Voir notre article sur le fonctionnement de l'invalidité en prévoyance.
La CIPAV prévoit déjà un capital, mais limité : environ 36 000 € pour un revenu de 25 000 €. Ajoutez-y au moins une à deux années de revenu si quelqu'un dépend de vous, davantage si vous avez un emprunt sans assurance suffisante. Vivre en couple sans être marié ou pacsé est une raison de plus : la CIPAV ne verse alors aucune rente au survivant.
Avant de vous accepter, l'assureur vous fait remplir un questionnaire de santé. Sans antécédent, l'acceptation est en général immédiate. Avec un antécédent, il exclut le plus souvent la seule pathologie concernée, ou demande un complément d'information. Il arrive aussi qu'un assureur refuse un dossier sans en donner la raison : récemment, une diététicienne refusée par l'un d'eux a été acceptée par Unim, avec une franchise de 15 jours. Comparer plusieurs compagnies sert aussi à cela.
Attention : ce questionnaire ne se remplit pas une seule fois. Chaque fois que vous voulez augmenter vos garanties, par exemple parce que votre revenu a doublé depuis l'installation, l'assureur vous interroge de nouveau sur votre santé pour la part en plus. Une pathologie apparue depuis la souscription peut alors être exclue de cette nouvelle part, ou la rendre plus chère, tandis que vos garanties d'origine restent couvertes comme avant. C'est pourquoi je conseille de viser juste dès le départ. Voir notre article sur la sélection médicale.
La moitié des diététiciens qui nous contactent sont micro-entrepreneurs. Pour eux, pas de déduction Madelin : la cotisation se paie sur le revenu déjà imposé, mais les indemnités versées pendant un arrêt ne sont pas imposables. En déclaration contrôlée, c'est l'inverse : cotisation déductible, indemnités imposables. Si vous changez de régime, signalez-le à votre assureur : le contrat se met à jour sans nouvelle souscription. Voir notre guide prévoyance micro-entrepreneur et notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin.
Beaucoup de contrats ne couvrent un arrêt pour mal de dos ou pour dépression qu'après une hospitalisation, ce qui exclut la plupart des cas réels. Chez Abeille Solution Prévoyance Pro, l'option Sérénité les couvre sans hospitalisation ; chez Hodeva et Unim, ce sont des options à cocher dès la souscription. C'est la demande la plus fréquente de nos clients diététiciens, et je la mets dans tous mes devis.
Le métier est très majoritairement féminin, et la question revient dans presque tous les échanges. Un bon contrat indemnise une grossesse pathologique comme une maladie, souvent après un délai d'attente : trois mois chez Abeille. Pour le congé maternité légal, en revanche, aucune prévoyance ne verse rien : ce sont les allocations de la Sécurité sociale qui jouent. Si vous avez un projet d'enfant, souscrivez avant d'être enceinte et préférez une franchise courte. Voir notre article sur la grossesse et la prévoyance.
Chez Abeille, pendant les trois premiers mois du contrat, les arrêts pour maladie ne sont pas pris en charge, et ce délai monte à douze mois pour les troubles psychiques. Les accidents sont couverts dès le premier jour. Si vous changez de contrat, demandez au nouvel assureur de reprendre vos garanties sans délai d'attente. Voir notre article sur le délai de carence en prévoyance.
Un diététicien voit souvent son chiffre d'affaires varier d'une année sur l'autre, surtout les premières années. Demandez si l'assureur vérifie vos revenus au moment d'un sinistre et sur quelle période : un contrat forfaitaire verse le montant garanti sans contrôle, un contrat indemnitaire peut le réduire après une année creuse.
Si vous êtes aussi salarié, à l'hôpital, en clinique ou en entreprise, déclarez-le à l'assureur. Votre contrat ne doit couvrir que la part libérale de votre revenu : la part salariée est déjà protégée par votre employeur et la Sécurité sociale.
Montants 2026. Votre protection obligatoire repose sur deux organismes : la CPAM pour les trois premiers mois d'un arrêt, la CIPAV, comme pour les psychologues ou les ostéopathes, pour l'invalidité et le décès.
Après trois jours de carence et jusqu'au 90e jour, l'indemnité de la CPAM vaut 1/730e de la moyenne de vos revenus sur trois ans, plafonnée à 197,51 € par jour, si vous êtes affilié depuis un an. Pour un micro-entrepreneur, la base est le chiffre d'affaires diminué de l'abattement de 34 %. Au-delà, votre caisse de retraite ne verse aucune indemnité journalière.
| Votre situation | 4e au 90e jour | À partir du 91e jour |
|---|---|---|
| Installé depuis moins d'un an | Rien | Rien |
| Micro-entrepreneur, 40 000 € de chiffre d'affaires | Environ 1 100 € par mois | Rien |
| Bénéfice de 25 000 € par an | Environ 1 040 € par mois | Rien |
| Bénéfice de 40 000 € par an | Environ 1 665 € par mois | Rien |
Il faut une invalidité d'au moins 66 % pour obtenir une pension de la CIPAV. Si vous ne pouvez plus travailler du tout, elle se compose d'une part fixe de 2 403 € par an et du tiers de vos points multiplié par 3,01 €. Avec 25 000 € de revenu, cela donne environ 12 050 € par an, un peu plus de 1 000 € par mois. En invalidité partielle, elle suit le taux reconnu (environ 7 950 € par an à 66 %), et peut encore baisser si vous gardez une activité. Sous ce seuil, aucune pension.
Le capital décès de la CIPAV associe une part fixe de 7 209 € et la valeur de vos points (3,01 € l'unité) : pour 25 000 € de revenu, on arrive à environ 36 150 €, majoré de 15 050 € si le décès est accidentel. La caisse verse aussi, pour ce revenu, environ 3 600 € par an à votre époux ou partenaire de PACS, sous réserve de deux ans d'affiliation, et à chaque enfant jusqu'à 21 ans (25 ans en cas d'études). Le concubin n'a droit à aucune rente.
Voici les contrats en cours de nos clients diététiciens en octobre 2026, avec la cotisation de la première année. Leurs garanties diffèrent : prenez ces montants comme des repères, pas comme un tarif.
| Âge à la souscription | Revenu protégé | Assureur | Cotisation |
|---|---|---|---|
| 25 ans | 2 500 € par mois | Abeille | 50 € par mois |
| 27 ans | 1 800 € par mois | Abeille | 30 € par mois |
| 29 ans | 5 600 € par mois | Unim | 135 € par mois |
| 39 ans | 2 000 € par mois | Hodeva | 36 € par mois |
Rapporté à 1 000 € de revenu protégé, nos clients paient entre 17 et 24 € par mois. Avec si peu de contrats, je ne calcule pas de moyenne : les trois dossiers ci-dessous montrent mieux ce qui fait varier le prix.
Trois réglages pèsent le plus sur la cotisation : votre âge, la franchise et les options dos et psy. La cotisation augmente avec l'âge chez la plupart des assureurs : regardez aussi ce que vous paierez dans cinq ou dix ans, pas seulement la première année.
Nos 4 clients diététiciens (octobre 2026) se répartissent ainsi : 2 chez Abeille, 1 chez Unim et 1 chez Hodeva. Je compare ces trois assureurs dans chaque devis ; aucun ne l'emporte à tous les coups, tout dépend de votre âge, de vos options et de votre santé.
Avec l'option Sérénité, les arrêts pour mal de dos ou trouble psychique sont indemnisés sans hospitalisation, et la grossesse pathologique est couverte après trois mois. C'est le contrat que j'ai le plus souvent placé chez de jeunes diététiciennes. Voir notre avis sur Abeille Solution Prévoyance Pro.
Pour un diététicien, Hodeva arrive régulièrement en tête sur le prix, options dos et psy comprises. En contrepartie, l'invalidité y est jugée sur un barème croisé, avec une rente à partir de 33 %, et la franchise de 7 jours n'est pas proposée pour ce métier. Voir notre avis sur Hodeva.
Unim, qui n'assure que des soignants, juge l'invalidité sur un barème professionnel, avec une option qui déclenche la rente dès 10 %. Ses tarifs évoluent par paliers d'âge, et les renforts dos et psy se choisissent à l'adhésion seulement. C'est aussi une bonne solution quand un autre assureur a refusé le dossier. Voir notre test d'Unim.
Deux chemins s'offrent à vous : traiter avec un assureur qui distribue lui-même ses contrats, ou laisser un courtier mettre plusieurs compagnies en concurrence. Pour un contrat donné, le prix ne change pas ; ce qui change, c'est l'éventail des offres et le conseil.
La MACSF et La Médicale sont des assureurs historiques du monde de la santé, ouverts aux diététiciens, et Agipi propose sa prévoyance aux indépendants par l'intermédiaire des agents AXA. Aucun des trois ne passe par les courtiers : vous traitez avec leur conseiller, qui présente uniquement leur contrat. C'est pratique si vous y avez déjà votre responsabilité civile professionnelle. Avant de vous engager, réclamez les conditions générales et regardez quel barème s'applique à l'invalidité, à partir de quel taux la rente démarre, et comment sont traités le dos, le psychique et la grossesse. Voir nos avis sur la MACSF, La Médicale et Agipi.
Un courtier met en regard les offres de plusieurs assureurs avec les mêmes garanties et vous aide à remplir le questionnaire de santé. Ses services sont gratuits pour vous : c'est la compagnie qui le rémunère. Avant de lui confier votre dossier, demandez-lui s'il connaît le métier de diététicien, quels assureurs l'acceptent avec un barème professionnel, et s'il sait traiter le cas d'un micro-entrepreneur.
Le conseil est gratuit et sans engagement. Pour en savoir plus, lisez notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
À tout moment pour souscrire le nouveau, mais l'ancien se résilie en général à son échéance annuelle, avec un préavis souvent de deux mois : pour un contrat qui se renouvelle au 1er janvier, il faut écrire avant le 31 octobre. Ne résiliez jamais l'ancien avant d'avoir reçu l'acceptation du nouvel assureur.
Non. Chaque compagnie a ses propres règles de sélection médicale, et un refus chez l'une n'empêche pas d'être acceptée par une autre, parfois avec une exclusion ou une franchise plus longue. C'est un des avantages de passer par un courtier : il sait vers quel assureur présenter votre dossier.
Non, le congé maternité légal est indemnisé par la Sécurité sociale, pas par la prévoyance. En revanche, un arrêt pour grossesse pathologique, avant le congé, est pris en charge comme une maladie par la plupart des contrats, souvent après un délai d'attente. Souscrivez avant de commencer une grossesse.
Oui, sinon vous ne toucherez que le montant prévu à la signature. Il faudra répondre à de nouvelles questions de santé pour le supplément, et payer une cotisation plus élevée. Pensez aussi à vérifier si votre contrat contrôle vos revenus : un montant garanti supérieur à ce que vous gagnez ne serait pas versé en entier.
Oui, si vous vivez de cette activité. La première année, la Sécurité sociale ne vous indemnise pas du tout, et la CIPAV n'a pas d'indemnités journalières. À 25 ans, une couverture de 2 500 € par mois avec le dos et le psy se trouve autour de 40 à 50 € par mois dans nos devis. Vous pourrez l'ajuster quand votre activité aura pris sa vitesse de croisière.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.