
Par
Clément Janicot
CEO de Gus Assurance
Beaucoup d'orthoptistes partagent leur semaine entre un cabinet libéral et un poste auprès d'un ophtalmologue. Cette double casquette rassure, mais elle laisse un angle mort : la partie libérale ne reçoit, en cas d'arrêt long, qu'un forfait de la CARPIMKO identique pour tous, sans lien avec ce que vous gagnez. Bien choisir sa prévoyance, c'est d'abord savoir quel revenu protéger et combien de charges continueront de tomber.
Depuis 2024, 10 orthoptistes nous ont demandé conseil pour leur prévoyance, et 2 sont aujourd'hui assurés par Gus Assurance. Je vous montre ici comment je règle leurs garanties, ce qu'elles coûtent réellement et ce qui a fait pencher leur choix. Les droits ouverts par votre caisse sont détaillés dans notre guide sur les prestations prévoyance de la CARPIMKO.
Vous êtes orthoptiste ? Remplissez notre formulaire : je fais chiffrer Hodeva, Abeille et Unim sur les mêmes garanties, et je vous dis lequel je prendrais à votre place.
La CARPIMKO protège mieux que la plupart des caisses libérales, puisqu'elle verse quelque chose dès le 91e jour. Trois situations restent pourtant à découvert pour un orthoptiste :
Si vous êtes aussi salarié d'un ophtalmologue ou d'une clinique, ce poste garde sa propre protection de salarié. Seule la part libérale est à assurer, ce qui réduit souvent le montant à garantir et donc le prix.
Indemnités journalières : versées en plus de l'Assurance maladie et de la caisse, elles portent votre revenu au niveau choisi. Nos clients orthoptistes protègent de 1 200 à 4 000 € par mois, selon la part de libéral dans leur activité.
Frais généraux : ils remboursent les charges fixes du cabinet pendant l'arrêt. Nos deux clients en ont pris, pour un montant égal à leur revenu assuré.
Rente d'invalidité : servie jusqu'à votre retraite à partir de 33 % d'invalidité en standard, dès 16 % avec un barème professionnel (10 % chez Unim).
Capital décès : nos clients orthoptistes l'ont fixé autour de deux fois leur revenu annuel, davantage chez certains assureurs qui imposent un minimum.
👁️ 2 orthoptistes assurés par Gus Assurance (novembre 2026)
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Assurez votre BNC complet, et non la différence avec la caisse : c'est l'assureur qui retranche les versements de l'Assurance maladie et de la CARPIMKO. Si vous avez aussi un salaire chez un ophtalmologue, ne retenez que le bénéfice libéral. Si votre cabinet monte en charge, visez le revenu attendu d'ici deux ans : l'augmenter plus tard vous obligera à repasser une sélection médicale.
Additionnez ce qui sort chaque mois même cabinet fermé : loyer ou redevance, logiciel, remboursement du matériel, assurances et surtout cotisations sociales, qui restent dues pendant un arrêt. Chez un orthoptiste, ce montant tourne souvent autour du revenu assuré, comme chez nos deux clients. Si vous exercez uniquement dans le cabinet d'un ophtalmologue sans y payer de redevance, cette garantie peut rester modeste.
La franchise de 30 jours est la plus courante et réduit sensiblement le prix. Une franchise de 15 jours se justifie si vous n'avez pas de trésorerie de côté ou si vos charges sont lourdes : c'est ce qu'a choisi notre cliente qui assurait le revenu le plus élevé. En cas d'accident ou d'hospitalisation, la plupart des contrats ramènent la franchise à 3 jours. Voir notre article sur la franchise en prévoyance.
Votre métier repose sur une vision binoculaire fiable et des gestes précis. Un barème professionnel mesure votre incapacité à exercer l'orthoptie, alors qu'un barème croisé y mêle votre autonomie dans la vie courante : à séquelle égale, il donne un taux plus bas. Avec un barème professionnel, la rente démarre souvent dès 16 % ; avec un barème croisé, plutôt à 33 %. Voir notre article pour calculer une rente d'invalidité.
La CARPIMKO verse un capital modeste, doublé seulement en présence d'un conjoint marié ou pacsé. Avec des enfants ou un emprunt immobilier, prévoyez au moins deux à trois fois votre revenu annuel. Certains assureurs fixent un minimum : à garanties égales, le capital prévu peut varier du simple au double d'un devis à l'autre.
Le questionnaire de santé se remplit en ligne au moment de la signature. Si vous répondez non partout, vous êtes en général couvert dès la signature. Sinon, l'assureur peut demander des comptes rendus, puis accepter, exclure l'affection concernée ou appliquer une surprime.
Une décision rendue automatiquement par l'outil de l'assureur peut être réexaminée par son médecin-conseil. L'une de nos clientes, majorée pour un antécédent qu'elle jugeait bénin, a demandé ce réexamen : il a pris quelques semaines, et l'assureur a maintenu une surprime. La démarche est simple, elle mérite d'être tentée.
Attention : l'accord médical porte sur les montants demandés à la signature. Chaque hausse ultérieure, d'indemnités, de frais généraux ou de capital, passe par un nouveau questionnaire de santé, limité au supplément. Si votre santé a changé dans l'intervalle, l'assureur peut exclure ce problème sur la part ajoutée, les garanties déjà acquises restant intactes. D'où l'intérêt de viser juste dès le départ. Voir notre article sur la sélection médicale.
À la déclaration contrôlée, la loi Madelin vous permet de retirer vos cotisations de votre bénéfice imposable, et les indemnités touchées deviennent imposables. Au régime micro-BNC, l'abattement forfaitaire couvre déjà vos charges : la cotisation ne se déduit pas, mais les indemnités ne sont pas imposées. Voir notre article sur la fiscalité de la prévoyance Madelin et notre guide sur la prévoyance en micro-entreprise.
Le point le plus important pour un affilié de la CARPIMKO. Un contrat indemnitaire vous verse la différence entre votre revenu assuré et ce que paient la CPAM puis la caisse ; il faudra justifier vos revenus en cas d'arrêt. Un contrat forfaitaire verse le montant prévu quoi qu'il arrive, ce qui protège mieux un orthoptiste dont l'activité varie d'une année à l'autre ou qui réduit ses jours en libéral. Voir notre article sur la différence entre forfaitaire et indemnitaire.
La grande majorité des orthoptistes qui nous écrivent sont des femmes, souvent en âge d'avoir des enfants. Vérifiez que la grossesse pathologique est couverte sans liste limitative : sur nos devis récents, elle l'était sans condition, à la seule réserve de ne pas être enceinte au jour de la signature. Le congé maternité lui-même relève de la Sécurité sociale, pas de la prévoyance. Voir notre guide sur la prévoyance et la grossesse.
Les séances de rééducation se font assis, penché vers le patient, plusieurs heures par jour. Regardez si une lombalgie ou une dépression est indemnisée sans hospitalisation. Selon les contrats, c'est inclus d'office ou proposé en option à cocher dès l'adhésion : sur nos devis récents, Abeille l'incluait, tandis qu'Hodeva et Unim le proposaient en option.
Certains contrats n'indemnisent pas une maladie déclarée dans les premiers mois. En cas de remplacement d'un contrat en cours, réclamez la levée de ce délai : plusieurs assureurs l'accordent quand la couverture se poursuit sans interruption. Voir notre article sur le délai de carence en prévoyance.
Vérifiez qu'au-delà de 90 jours d'arrêt ou en invalidité, vous cessez de payer votre prévoyance. C'était le cas dans tous nos devis pour orthoptistes, mais la durée varie d'un contrat à l'autre.
Montants 2026. Les trois premiers mois d'arrêt sont à la charge de la Sécurité sociale ; au-delà, c'est votre caisse qui intervient, ainsi qu'en cas d'invalidité ou de décès.
Pendant les trois premiers jours, personne ne paie. Ensuite et jusqu'au 90e jour, l'Assurance maladie vous indemnise sur la base de 1/730e de vos revenus moyens sur trois ans, sans dépasser 197,51 € par jour ; encore faut-il compter 12 mois d'affiliation. Le relais de la CARPIMKO court ensuite jusqu'au terme de la 3e année : un forfait de 55,44 € par jour, majoré de 8,06 € quotidiens pour chaque enfant à charge. La caisse doit recevoir votre déclaration d'arrêt dans les 6 mois, et vos cotisations doivent être réglées.
| Votre revenu libéral | Du 4e au 90e jour (CPAM) | Du 91e jour à 3 ans (CARPIMKO, sans enfant) |
|---|---|---|
| Installé depuis moins d'un an | Rien | Environ 1 690 € par mois |
| 30 000 € par an | Environ 1 250 € par mois (50 %) | Environ 1 690 € par mois (68 %) |
| 50 000 € par an | Environ 2 080 € par mois (50 %) | Environ 1 690 € par mois (41 %) |
Plus votre revenu est élevé, plus le relais de la caisse vous fait perdre. Les frais du cabinet, eux, ne sont couverts à aucun moment.
Au bout de trois ans d'indemnités, une incapacité totale ouvre droit à 20 160 € par an, plus 3 024 € par enfant à charge. Une rente partielle de 10 080 € par an existe à partir de 66 % d'incapacité, sous condition de revenus. En dessous de 66 %, la caisse ne verse rien.
La CARPIMKO verse un capital de 36 288 € à votre conjoint marié ou pacsé, 54 432 € s'il a des enfants à charge, et 18 144 € à vos descendants ou ascendants à défaut de conjoint. Le conjoint survivant peut percevoir 10 080 € par an jusqu'à ses 65 ans s'il était marié ou pacsé avec vous depuis deux ans au moins ; chaque orphelin touche 7 560 € par an jusqu'à sa majorité, prolongée à 25 ans en cas d'études.
Nos deux clients orthoptistes paient 73 et 167 € par mois, pour 1 200 et 4 000 € de revenu protégé, frais généraux compris. Avec deux contrats, je ne donne évidemment pas de moyenne : voici plutôt le détail de leurs dossiers, avec les prix obtenus chez chaque assureur.
Deux leçons. D'abord, la franchise, le barème et le montant de frais généraux pèsent autant que le revenu dans le prix : le premier dossier coûte trois fois moins cher pour un revenu protégé trois fois plus bas, mais avec des garanties plus simples. Ensuite, les écarts entre assureurs varient beaucoup selon le profil. Sur un petit revenu, l'écart dépassait 70 % ; sur un revenu plus élevé avec des garanties complètes, les trois offres tenaient en 11 %.
Dans mes comparatifs pour ces métiers, Hodeva arrive souvent en tête sur le prix, mais pas toujours : chaque dossier mérite son propre chiffrage.
Nos 2 orthoptistes assurés (novembre 2026) se répartissent à parts égales : 1 chez Hodeva et 1 chez Abeille Senséo. Unim figurait dans le comparatif de l'une d'elles. April et SwissLife acceptent aussi les orthoptistes et peuvent être chiffrés sur demande.
Hodeva est souvent le moins cher de mes comparatifs pour les paramédicaux de la CARPIMKO, surtout pour un revenu modeste ou une franchise de 30 jours. Le barème professionnel avec rente dès 16 %, ainsi que la couverture des affections psychiques sans hospitalisation, sont des options à cocher dès le départ. Hodeva n'est pas proposé à La Réunion. Voir notre avis sur Hodeva.
La gamme Senséo couvre d'office le dos et les affections psychiques sans hospitalisation, et la grossesse pathologique. Son capital décès minimum est souvent plus élevé que celui des autres offres, ce qui fait aussi monter le prix. Voir notre test d'Abeille Senséo.
Unim est réservé aux professionnels de santé et verse des indemnités forfaitaires, sans déduire ce que paient la CPAM et la CARPIMKO. Il propose une rente d'invalidité dès 10 % et une franchise frais généraux de 15 jours quelle que soit la cause. Les renforts pour le dos et le psychique se choisissent à l'adhésion. Voir notre test d'Unim.
Vous pouvez signer directement auprès d'un assureur, ou confier la recherche à un courtier. Le prix ne change pas d'une voie à l'autre. La différence tient au nombre de propositions mises côte à côte et à l'aide pour décrypter les conditions générales.
La MACSF et La Médicale assurent de nombreux paramédicaux, souvent depuis leur responsabilité civile professionnelle. Elles vendent par leurs propres conseillers, sans courtier, et ne proposent que leur contrat. Si vous y êtes déjà, demandez-leur s'il s'agit d'un contrat forfaitaire ou indemnitaire et à partir de quel taux la rente d'invalidité démarre. Voir nos avis sur la MACSF et La Médicale.
Le courtier fait chiffrer plusieurs assureurs sur les mêmes garanties et vous accompagne jusqu'à l'acceptation médicale. Il est rémunéré par l'assureur, sans surcoût pour vous. Demandez-lui s'il connaît les règles de la CARPIMKO et comment il traite votre activité salariée, s'il y en a une.
L'étude est gratuite et sans engagement. À lire aussi : notre guide courtier en prévoyance et notre article sur la résiliation d'un contrat de prévoyance.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Oui, la protection de la caisse est la même quel que soit votre régime fiscal. Seule la fiscalité change : vous ne déduisez pas la cotisation, mais les indemnités ne sont pas imposables.
Oui, les cotisations sociales font partie des charges remboursées par la garantie frais généraux, au même titre que le loyer, les assurances ou le remboursement d'un emprunt professionnel. Le montant versé chaque mois est plafonné à celui que vous avez choisi.
Vous pouvez demander que votre dossier soit réexaminé par son service médical, surtout si la décision a été prise automatiquement. Joignez des éléments récents montrant que l'antécédent est stabilisé. Le résultat n'est pas garanti, mais la démarche ne coûte rien.
Oui, à condition de comparer les garanties et pas seulement le prix : mode d'indemnisation, seuil de la rente, couverture du dos et du psychique. Gardez l'ancien contrat tant que le nouvel assureur n'a pas donné son accord, et demandez la levée du délai d'attente.
Seulement votre activité libérale : son bénéfice et les charges qui s'y rattachent. Votre salaire relève de la protection des salariés et, le cas échéant, de la prévoyance de votre employeur. Si la part libérale grandit, faites relever vos garanties.
En tant que médecin libéral une prévoyance est indispensable car vous n’êtes pas bien couvert par la Sécurité Sociale et la CARMF en cas d’aléas de la vie. La prévoyance comprend plusieurs garanties permettant de vous protéger en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas si simple de trouver un contrat adapté à ses besoins et sans mauvaise surprise. Si vous êtes encore interne vous pouvez consulter notre article : prévoyance interne médecine.
Pas d’inquiétude Gus est là pour vous accompagner.
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En cas d’arrêt de travail et si vous avez cotisé pendant 12 mois, vous bénéficiez à partir du 4éme jour d’arrêt de travail d’une indemnité égale à environ 50% de votre salaire dans la limite de 181€ par jour. Pour pouvoir recevoir les indemnités, vous devez cotiser depuis au moins 12 mois. Au bout de 90 jours d’arrêt de travail, la CARMF prend le relais et vous verse des indemnités en fonction de votre âge et de votre classe de cotisation. Si vous avez moins de 62 ans et que vous gagnez entre 44 et 132 000€ par an alors vous recevez 103,5€ par jour. Si vous gagnez plus de 132 000€ vous toucherez 138€ par jour. Vous percevrez ces indemnités pendant une période de maximum 3 ans.
Si vous devenez invalide et n’êtes plus du tout en mesure de travailler alors la CARMF vous versera une rente annuelle entre 23 662 € et 31 549 €. Si vous devenez totalement invalide, la CARMF vous verse une pension de 23 662 € à 31 549 € par an selon vos revenus (2026). Une rente de 7 500€ par an est aussi prévue pour chaque enfant. Si vous décédez prématurément, votre famille recevra un capital de la Sécurité sociale (de 480,60 € à 12 015 € selon vos revenus en 2026) et 71 500 € de la CARMF. Par ailleurs, elle versera une allocation annuelle comprise entre 7000 et 14 000€ à votre conjoint et de 8 000€ par enfant.
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La protection que la CPAM et la CARMF offrent aux médecins a certes le mérite d’exister mais elle est limitée. La prévoyance permet de combler les trous dans la raquette.
La couverture maintien de revenus prévoit le versement d’indemnités journalières en cas arrêt de travail. Elle vient en complément de l’indemnité versée par la Sécurité Sociale et la CARMF pour vous permettre de maintenir la totalité de vos revenus.
On retrouve aussi la garantie invalidité qui prévoit le versement jusqu’à votre retraite d’une rente en cas d’invalidité même partielle. Ceci est important car la CARMF ne vous couvre pas en cas d’invalidité partielle. Enfin, un capital décès est versé à votre famille si vous décédez prématurément. Cette couverture est souvent imposée par les assureurs mais chez certains assureurs elle peut être augmentée ou diminuer en fonction de vos besoins.
Les options rentes éducation et rente conjoint (versement d’une rente à vos enfants en cas de décès) ne sont pas très utiles dans le cas des médecins car la CARMF couvre plutôt bien vos proches.
L’assurance frais généraux verse des indemnités à votre structure en cas d’arrêt de travail. Ceci est particulièrement utile pour couvrir les charges fixes que sont les loyers, les coûts de fonctionnement mais aussi les charges sociales.
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Cette couverture permet de maintenir vos revenus en cas d’incapacité temporaire de travail. Elle est fixée par rapport à vote revenu imposable de l’année précédente (votre BNC).
La prévoyance considère les indemnités versées par la Sécurité Sociale et la CARMF et vient en complément de celles-ci.
Il est important de mettre régulièrement à jour son contrat afin qu’il reflète vos revenus réels. En cas d’arrêt de travail, les assureurs peuvent faire un contrôle pour vérifier que le revenu assuré dans le contrat correspond toujours à la réalité. Si vos revenus ont baissé ils vous indemniseront sur la base du réel (s’ils ont augmenté par contre ils garderont le montant du contrat).
Si vous lancez votre activité libérale alors il faut faire une estimation de votre BNC sur une année complète. Pas besoin d’être trop optimiste car le contrat pourra être mis à jour l’année suivante en fonction du réel. L’idéal est de faire cette estimation de BNC en concertation avec votre comptable.
Les indemnités maintien de salaire sont versées pendant une durée de 3 ans maximum. Ensuite la garantie invalidité prend le relais.
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Souscrire l’option frais généraux est indispensable pour un médecin car la garantie maintien de salaire ne couvre que vos revenus. Or si vous êtes en arrêt de travail, votre structure devra continuer à payer les charges fixes comme le loyer du cabinet mais aussi les charges sociales (CARMF et URSSAF). Par ailleurs, il faut savoir que les indemnités prévoyance sont considérées comme du revenu et sont réintégrées au à votre BNC ce qui veut dire que vous devrez payer des charges sociales dessus.
La recommandation que nous faisons à nos clients médecins est de mettre l’équivalent de 35% de vos revenus à assurer en frais généraux pour couvrir le paiement des charges sociales. À ce montant il faut ajouter les charges fixes (loyer, frais de fonctionnement).
En fonction des assureurs, le versement des indemnités frais généraux s’étale sur une durée de 1 ou 2 ans.
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Le délai de franchise correspond au délai avant que les indemnités commencent à être versées en cas d’arrêt de travail. Ce délai concerne donc les couvertures maintien de salaire et frais généraux. Le délai de franchise dépend de la cause de l’incapacité professionnelle. Il est généralement plus court en cas d’accident ou d’hospitalisation (0, 3 ou 7 jours) qu’en cas de maladie (15 jours ou 30 jours et parfois 7 jours).
Les options franchises courtes augmentent beaucoup le prix du contrat même si c’est un peu moins le cas pour les médecins car les assureurs savent que ceux-ci sont très rarement en arrêt de travail.
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La garantie invalidité prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité totale ou partielle. La CARMF ne couvrant les médecins qu’en cas d’invalidité totale, cette garantie est particulièrement importante.
Pour les médecins, le barème utilisé pour déterminer le taux d’invalidité doit être le barème pro.
Le barème professionnel calcule le taux d’invalidité en fonction de l’impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler. Le choix de ce barème professionnel est capital pour tous les métiers ayant une dimension physique comme de nombreuses professions médicales. Avec ce barème si vous avez un problème à la main qui vous empêche de pratiquer votre métier, vous toucherez 100% de la rente.
Le choix du seuil de déclenchement permet de décider à partir de quel taux le versement de la rente démarre. Pour les médecins les prévoyances proposent généralement un taux à 16%.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous toucherez 100% de la rente, si le taux d’invalidité est compris entre 16% et 66% alors vous toucherez une rente partielle. Le calcul est différent selon les assureurs mais le plus courant est Taux d’invalidité /66% (si vous êtes invalide à 50% vous touchez 50/66éme de la rente).
Vérifiez enfin jusqu’à quel âge sera versée la rente invalidité, elle l’est généralement jusqu’à un âge compris entre 62 et 67 ans.
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La plupart des assureurs fixent le montant en fonction de votre revenu annuel et proposent un capital décès compris entre 3 et 5x vos revenus. Chez certains assureurs, un niveau minimum de capital décès est imposé (par exemple 3x les revenus) tandis que chez d’autres, il est possible de l’enlever complètement ou de mettre un montant faible.
Notez que certains assureurs prévoient le versement du capital décès si vous vous retrouvez en situation de perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).
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Le délai de carence ou d’attente est la période après que vous avez souscrit mais pendant laquelle vous n’êtes pas encore protégé. Le délai d’attente est généralement de 3 mois pour les maladies. Par contre, il n’y a généralement pas de carence pour tout ce qui est accident et hospitalisation.
Les délais de carence ne sont pas problématiques en tant que tel, ils permettent aux assureurs d’éviter que des personnes souscrivent en sachant qu’ils sont malades.
Chez certains assureurs, il y a des délais de carences plus longs pour les maladies liées au dos et à un problème psychologique mais il est possible de les faire sauter en souscrivant une option.
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Certains assureurs excluent certaines maladies d’origine psychologique (April, SwissLife) ou liées à un problème de dos. Plus exactement ils conditionnent le paiement des indemnités au fait que la maladie psychologique ou le mal de dos ont entraîné une hospitalisation de 24h ou 48h ce qui est rarement le cas.
Les assureurs proposent une option, qu’ils facturent assez chèrement permettant d’enlever cette condition.
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Plus généralement, les mauvaises surprises sont liées à une incompréhension. C’est d’ailleurs pour cela que c’est mieux de passer par un courtier qui connaît les particularités des produits et pourra vous aider à tout bien comprendre et à bien voir les petites lignes des conditions générales qui paraissent anodines mais ne le sont pas.
Attention aussi aux mauvaises surprises liées à la pratique d’un sport en particulier. Les sports à risques sont parfois exclus ou bien l’indemnisation est limitée si le sinistre est lié à la pratique du d’un sport à risque (par exemple maximum 1M€ chez SwissLife ce qui peut aller vite en cas d’invalidité).
Attention aussi à la prise en charge du temps partiel qui est différente selon les assureurs.
Parfois le versement des indemnités en cas d’activité partielle n’est possible que si vous avez d’abord été en arrêt total pendant une certaine durée. Par ailleurs, certains assureurs limitent l’indemnisation à 180 jours (par exemple la Médicale) versus les 3 ans habituels.
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Tout d’abord il faut noter que la loi interdit l’enrichissement personnel en cas d’arrêt de travail. Cela signifie qu’un médecin ne peut pas gagner davantage en arrêt de travail que ce qu’il gagnait l’année précédente en travaillant.
Mais alors pourquoi certains assureurs font une distinction entre indemnitaire et forfaitaire ?
Si vous choisissez l’option indemnitaire alors en cas de sinistre l’assureur va vérifier votre BNC réel et vous indemniser sur cette base. Si votre BNC est plus faible au moment du sinistre que ce qu’il était dans votre contrat alors vous toucherez moins que ce qui est prévu dans votre contrat.
Avec l’option forfaitaire, l’assureur ne vérifie pas systématiquement votre BNC réel et verse ce qui est prévu dans le contrat. Cependant, vu que la loi interdit l’enrichissement en arrêt de travail il se peut que l’assureur fasse un contrôle. Si le BNC réel est trop inférieur (+30%) à ce qu’il y a dans le contrat alors l’assureur peut revoir son indemnisation pour se mettre en conformité avec la loi.
Les assureurs faisant payer beaucoup plus cher aux médecins l’option forfaitaire, il faut opter pour l’option indemnitaire en priorité notamment si vous êtes en début de carrière et que vous savez que vos revenus vont augmenter dans les années à venir. Par ailleurs, avec l’option indemnitaire il est important de mettre à jour son contrat en cas de baisse des revenus pour éviter d’être surassuré et de payer des cotisations pour rien.
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Les médecins ont généralement des revenus élevés et la plus grande peur d’un assureur spécialiste de la prévoyance est de devoir payer une rente invalidité sur une longue période à une personne avec des hauts revenus.
Par conséquent, les assureurs deviennent très tatillons au moindre problème de santé et antécédent. La souscription peut vite devenir un parcours du combattant au moindre problème même minime. Pour résumer, en cas de problème grave il est presque impossible de souscrire ou alors avec des exclusions et pour un problème mineur il faut s’attendre à des augmentations de tarif. C’est pour cela qu’il faut souscrire quand on est en bonne santé et ne pas attendre qu’il soit trop tard.
Par contre, si vous êtes en bonne santé et cochez non à toutes les questions du questionnaire médical alors vous pouvez être assuré en quelques minutes.
À noter aussi que si les montants assurés deviennent importants et en fonction de votre âge, l’assureur peut vous demander de faire des examens médicaux. Les assureurs ont des partenariats avec des centres dans lesquels vous pouvez faire tous les contrôles demandés en une journée sans avancer les frais.
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En tant que médecin libéral, vous pouvez bénéficier de la loi Madelin qui vous permet de passer les cotisations en charges et ainsi de diminuer le coût réel de votre prévoyance.
Cependant, il faut savoir que la part des cotisations liée au capital décès n’est pas éligible à la loi Madelin (ou alors le capital est versé sous forme de rente et il est imposé).
Il faut tout de même savoir que si vous passez les cotisations en Madelin, alors les indemnités seront réintégrées aux recettes de votre BNC et vous payerez des charges sociales dessus.
Certains médecins préfèrent donc payer la prévoyance avec leur compte personnel et ne pas bénéficier de la loi Madelin afin de ne pas avoir à payer les charges sociales sur les indemnités.
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Les médecins sont historiquement couverts par les contrats GPM prévoyance, Médicale prévoyance et MACSF prévoyance. Cependant, beaucoup d’entre eux, notamment les plus jeunes se rendent compte des faiblesses des contrats (sur le temps partiel thérapeutique, la prise en charge de la grossesse pathologique et certaines exclusions) et commencent à chercher d’autres contrats. Par ailleurs, beaucoup se plaignent du manque de suivi ou de compétences techniques de leur conseiller chez l’assureur. Or, au-delà du contrat c’est souvent le bon paramétrage de celui-ci et une mise à jour régulière qui font qu’il est bien adapté.
Chez Gus Assurance nous équipons le plus souvent nos clients libéraux avec les produits Abeille Senseo, la prévoyance SwissLife ou Unim Prévoyance. Ces contrats proposent à la fois le barème pro, le seuil de déclenchement à partir de 16% et un prix attractif. Il est aussi possible d’ajouter en option une garantie frais généraux afin de protéger votre cabinet.
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Le rôle d’un courtier comme Gus Assurance est de vous accompagner afin de vous aider à tout bien comprendre pour trouver un contrat qui correspond à vos besoins de médecin au meilleur prix.
C’est particulièrement important que vous ayez bien compris tous les points que nous listons dans cet article car ainsi vous pourrez choisir ce qui est le mieux pour vous. Cela permet de mieux vous couvrir mais évite aussi les incompréhensions avec l’assureur.
Mais le rôle du courtier ne s’arrête pas là. Chaque année celui-ci fait un point avec vous pour vérifier l’évolution de votre BNC et ajuster le contrat en fonction. Vos besoins peuvent aussi changer et les points réguliers permettent de faire en sorte que le contrat vous couvre toujours au mieux.